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 [HIST] Les Enfants de Rukhmar - Volume 2 : Histoire par Kelyss

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Kelyss

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MessageSujet: [HIST] Les Enfants de Rukhmar - Volume 2 : Histoire par Kelyss   Ven 24 Juin - 23:06

Citation :
Table des matières :



  • Volume 1 - Les Enfants de Rukhmar

    • Avant-propos
    • Chapitre 1 : Physiologie
    • Chapitre 2 : Habitats
    • Chapitre 3 : Organisation Politique


  • Volume 2 - Histoire

    • Mythes et Cosmologie
    • Histoire Antique
    • Histoire Moderne


  • Volume 3 - Culture : Usages et Société

    • Société
    • Coutumes
    • Objets


  • Volume 4 - Culture : Arts et Science

    • Art
    • Magie
    • Technologie











Avant-propos :


   Les Arakkoas sont un peuple ancien et mystérieux. De nos jours, ils vivent reclus dans les canopées et chaos rocheux de l’Outreterre dont ils ne sortent que rarement. Ce peuple diminué d’homme-oiseaux fut pourtant jadis l’espèce dominante sur Draenor. Cet ouvrage a pour ambition de couvrir l’histoire des enfants de Rukhmar, de leur apogée à leur chute tragique, ainsi que d’expliquer la société secrète et le mode de vie mystérieux des survivants et de leurs ancêtres.
Si la majorité de cet ouvrage aura un but pratique et fonctionnel en abordant les arakkoas contemporains que l’on rencontre en Outreterre, il ne saurait être complet s’il n’abordait pas le passé de cette race, aussi le lecteur y trouvera des chapitres dédiés à des périodes antérieures comme la civilisation Apogide ou celle des Adhérents de Rukhmar, périodes rendues extrêmement difficiles à étudier par la destruction de Draenor mais qui éclairent l’histoire des arakkoas sous un angle particulièrement intéressant.

   Je tiens à remercier Rilak des Exilés Arakkoas pour ses lumières sur son espèce, les gardiens du savoir Reshad, Grakis et Vakora, la Sage-Soleil Chakkis de l’Ordre des Éveillés ainsi que le commandant Adaris de la Garde-Ciel Shattari pour avoir accepté de témoigner et pour avoir partager avec moi certains documents relatifs aux arakkoas d’Outreterre et à leur façon de combattre. La majorité des informations qui vous trouverez dans cette encyclopédie sont issues de ces sources ou de mon expérience personnelle durant les années que j’ai passé en Draenor et en Outreterre et, plus récemment, de l’année et demie passée à me battre sur la nouvelle Draenor.


Dernière édition par Kelyss le Mar 6 Déc - 19:14, édité 6 fois
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Kelyss

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MessageSujet: Re: [HIST] Les Enfants de Rukhmar - Volume 2 : Histoire par Kelyss   Ven 24 Juin - 23:13

Citation :
Mythes et Légendes


Clés à la compréhension de la culture et de l’histoire des Arakkoas, le mythe de la création des Arakkoas et la Saga de Terokk éclairent toute l’histoire des Arakkoas sous le jour nécessaire à la compréhension de leur histoire. Si la genèse divine des Arakkoas est importante pour comprendre l’histoire antique de ce peuple et n’a plus guère d’importance de nos jours, la Saga de Terokk traite d’événements plus récents dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui.



Les Dieux d’Arak
Traduit de l’Arakkoa par l’anachorète Kelyss à partir
de documents fournis par l’Ordre des Eveillés
en l’an 35




Les antiques cieux d'Arak étaient jadis partagés entre trois dieux...


Rukhmar était forte, jeune et ambitieuse. Elle volait toujours plus haut, car elle aimait sentir la caresse du soleil sur ses plumes. Elle grimpait jusqu'à s'enflammer mais ne brûlait pas. Les flammes couraient sur elle en longues langues d'or et de rouge rutilantes. Le ciel était sa toile, et ses enfants furent les kaliris.


Anzu était chétif mais doté d'une intelligence supérieure. Il préférait la fraîcheur de l'ombre et la paix du crépuscule, lorsqu'il pouvait être seul et s'adonner à la contemplation. Il échangeait avec les dieux de l'abysse1 et n'y voyaient que des créatures mornes et stupides. Son plumage était noir comme la nuit, et ses enfants furent les corbeaux de l'effroi.

Sethe était un être méprisant au sang toujours froid. Lorsqu'il volait, le vent lui mordait la chair. Il allait prendre le soleil sur le flanc des montagnes, mais ne connu jamais le plaisir d'avoir chaud. Ses écailles étaient givrées, et ses enfants furent les serpents des vents.


Sethe convoitait la faveur du vent et la chaleur du soleil. Il persuada Anzu de l'aider à assassiner Rukhmar pour se partager le ciel.

Mais Anzu était rusé et se moquait bien des serpents des vents. Au plus profond de la nuit, il envoya un corbeau avertir Rukhmar des intentions de Sethe. Puis il observa l'affrontement entre Rukhmar et Sethe du haut d'un pic.

Sethe frappa exactement comme Anzu l'avait dit, et Rukhmar évita l'attaque facilement. Elle prit de l'altitude, se mit dos au soleil, et fondit sur son adversaire.




Les serres de Rukhmar trouvèrent sans mal la tête de Sethe. D'un grand battement d'ailes, elle fendit le ciel au-dessus de lui comme d'un coup de fouet. Sethe s'écrasa sur un pic avec tant de violence que ce dernier s'écroula et tomba autour de lui. En un éclair, Anzu fondit sur Sethe, le clouant sous sa patte.

A l'agonie, Sethe leva les yeux vers le dieu corbeau et éructa une malédiction :

"Mon sang noircira la mer jusqu'à ce qu'elle devienne aussi épaisse que du goudron ! Ma chair se décomposera jusqu'à faire pourrir le ciel !"


Anzu répondit :

"Alors nous devons ne laisser ni chair, ni sang."


Il se reput du serpent des vents ondulant et n'en laissa que les os. Seul un mince filet de sang réussit à s'échapper pour couler du pic brisé et alla souiller la vallée en-dessous.

Rapidement Anzu sentit la haine de Sethe courir dans ses veines. Son dos se tordit. Ses ailes s'affaiblirent. Son esprit fut accablé de visions douloureuses. Le dieu corbeau avait contenu la malédiction de Sethe en la prenant en lui-même. Il combattit le sort pendant un certain temps avant de se retirer dans l'ombre.


Rukhmar, terrifiée par la malédiction, refusa de se poser à nouveau sur Arak. Elle vola très loin, vers de nouvelles terres, et créa une nouvelle race qui commanderait aux cieux : un peuple qui aurait sa puissance et sa grâce associées à la ruse et à la soif de connaissances d'Anzu.


Elle les nomma Arakkoa, espérant qu'un jour ils reviendraient à Arak pour se prélasser dans le vent et le soleil, tout comme elle autrefois.


1 : Référence possible à des Dieux Très Anciens présents sur Draenor.


La Flèche Brisée, lieu probable où périt Sethe lors de son combat contre Anzu.




La Saga de Terokk
Traduit de l’Arakkoa par l’anachorète Kelyss à partir
de documents récupérés des griffes des Sethekk
en l’an 27, révisé en 36 à partir d’originaux
fournis par l’Ordre des Éveillés.




Dans les temps anciens vivait un grand roi de l’Orée du Ciel du nom de Terokk, le Roi-Serre. Sage et puissant, il aimait porter un masque pour se mêler à son peuple et se rendre compte des maux de son peuple de lui-même. Telle était sa grandeur que certains voyaient en lui la déesse Rukhmar réincarnée. Première parmi ses suivants et sa conseillère la plus proche était sa fille, Lithic. Celle-ci lui avait fabriqué un bracelet doré qu’il portait en toute circonstance.


Malgré sa puissance et l’amour de son peuple, Terokk n’était pas sans ennemis. Il comptait parmi ceux-ci des élémentaires, les rejetons de Sethe, des Arakkoas, dont les plus dangereux ne se révélèrent que trop tard et les féroces Sabrons, dont l’un des plus grands chefs était le redoutable seigneur de la harde Karash des Crins-de-Sang qui menaça un jour

la tranquilité des Arakkoas en haut de leur promontoirs.


Plutôt que d’envoyer ses armées, Terokk se rendit seul sur le champ de bataille. Il massacra les sabrons et occit leur chef en combat singulier, mettant un terme à la menace des Crins-de-Sang qui ne remirent plus jamais en danger la domination des Arakkoas sur les Flèches.


Mais les ennemis cachés sont plus dangereux que tous les champs de bataille et c’est de son propre peuple que vint la chute de Terokk. Les prêtres de Rukhmar, jaloux de la gloire de leur roi et avides de pouvoir conspirèrent contre lui et jetèrent Terokk, Lithic et leurs fidèles dans les bassins du Creux des Sethekk, maudits il y a un éternité par le sang du dieu maléfique Sethe.

Terokk survécu mais pas Lithic. Brisé et désespéré, le roi déchu s’abandonna à la folie et aux ténèbres alors que son corps se tordait sous l’effet de la malédiction, le transformant en une ombre rabougrie et difforme de sa gloire passée.


Tous les dieux d’Arak n’avaient pourtant pas abandonné Terokk. Depuis les ombres, le dieu-corbeau, Anzu, observait. Ému par la souffrance du roi et partageant la même malédiction, le dieu-corbeau vint à Terokk et l’urgeât en avant. Le roi, encouragé par la voix du dieu, rassembla les autres survivants de la chute, mettant un terme aux jours de ceux trop affectés par la malédiction. Ils errèrent sous les cieux et les frondaisons d’Arakk jusqu’à trouver l’Oeil d’Anzu, un artefact laissé là par le dieu afin de le contacter.


Anzu accorda à ses nouveaux protégés des pouvoirs issus de l’Ombre et ses connaissances afin de lutter contre la malédiction de Sethe et garder son esprit intact. C’est ainsi que naquirent les premiers Prêtres de la Serre.

Ensemble, Anzu, Terokk et les Prêtres de la Serre migrèrent vers le nord où ils construisirent la cité de Skettis, un refuge pour les enfants rejetés de Rukhmar, l’abri des exilés et des parias.


Malgré cela et en dépit des connaissances d’Anzu, la santé mentale de Terokk déclina au fil des ans. La rancune lacérant son coeur et la malédiction consumant son esprit. Le roi déchu sombra peu à peu dans les ténèbres et la folie. Il commença à haïr le monde. Il abandonna Skettis à ses prêtres et commença à pratiquer des magies sombres et interdites, sacrifiant ses sujets de castes inférieures, à la recherche d’un remède au maléfice.


Ignorant la raison de ce déclin, les arakkoas déchus attribuèrent sa folie à leur abandon du culte de Rukhmar. Désemparés et à court de solutions, les Prêtres de la Serre scellèrent leur roi bien-aimé dans le royaume des ombres, dans l’espoir de guérir son esprit ou au moins de lui apporter la paix.


Note : Il est important de souligner que cette version n’est pas une traduction d’un texte unique. Suite à l’éviction de Terokk par les prêtres de Rukhmar, ceux-ci multiplièrent les autodafés et censures afin de supprimer toute trace du règne du Roi-Serre et à répandre de fausses informations sur cette époque. L’étude du Roi-Serre était formellement interdite au sein de la société des Hauts-Arakkoas.


La première traduction a été effectuée à partir d’un texte récupéré des griffes de la secte des Sethekk, menée par l’arakkoa dément Ikiss qui était obsédé par le Roi-Serre au point de se prétendre Terokk réincarné. Il est probable que cette version a été modifiée pour accréditer les thèses des Sethekk.

J’ai eu l’opportunité de recouper la version des Sethekk avec l’histoire officielle des Hauts-Arakkoas et avec de précieux parchemins qui m’ont été prêtés par des Prêtres de la Serre de la nouvelle Draenor. Je crois que ces parchemins, tenus par les descendants des suivants de Terokk, sont la version la plus fidèle qui puisse être de ces évènements anciens et cette transcription est largement basée sur la version des parias.


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Kelyss

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MessageSujet: Re: [HIST] Les Enfants de Rukhmar - Volume 2 : Histoire par Kelyss   Ven 24 Juin - 23:53

Citation :

Une carte continentale de Draenor avec notamment les îles de Fahralon au nord-est et d’A’shran à l’est.


Histoire Antique


Apparition et Apogides :

Avec la destruction de Draenor et les guerres incessantes qui ont secoué l’Outreterre depuis, l’étude archéologique de la civilisation Arakkoa est particulièrement difficile. Pour reconstruire une chronologie, il faut principalement se baser sur les légendes arakkoas. L’ouverture de la porte vers une nouvelle Draenor à l’histoire ancienne identique à celle qui est devenue l’Outreterre a rouvert ce champ d’étude aux historiens. A partir des ruines et des zones où l’on peut trouver des fragments ou des artefacts d’origine Arakkoa il est possible de reconstruire une chronologie approximative.



Si l’on s’en tient aux légendes, les Arakkoas ne sont pas nés dans la région montagneuse des Flèches d’Arakk. D’après la disposition des ruines de leur empire et leurs habitats de prédilection, les Arakkoas sont probablement apparus à une date non spécifiée pendant l’Age de l’Ordre, quelque part sur la péninsule de Tanaan ou, bien que moins probable, sur l'île d’A’shran où un important complexe apogide a été exhumé par les équipes de Harrison Jones. Une apparition sur l'île de Fahralon ou sur le continent plus au sud du continent central parait hautement improbable, la distance les séparant du centre historique documenté de leur empire étant trop importante.

La Draenor primitive était largement dominée par les Gronn qui empêchaient tout semblant de civilisation ogre ou orc de se développer. Les Arakkoas eurent ainsi les mains libres pour se développer et prospérer, jusqu’à devenir l’espèce dominante de Draenor. A l’apogée de leur civilisation, baptisée “Apogide” par des historiens inspirés, les Arakkoas régnaient sur l’ile d’A’shran, la péninsule boisée de Tanaan, les flèches impénétrables d’Arak, les montagnes de Skethil et maintenaient une présence dans la vallée d’Ombrelune qui n’avait pas encore été défigurée par l’arrivée des Draeneï. D’après les ruines trouvées en Outreterre, il est probable que les Apogides avaient installé au moins un avant-poste dans les chaînes volcaniques séparant Gorgrond des crêtes de Givrefeu. De même, Talador étant d’un climat tempéré, stratégiquement bien placé et doté de sous-sols riches en cristaux, il est probable que les Arakkoas des temps anciens aient maintenu au moins quelques avant-postes. Cette théorie est corroborée par la trouvaille de cristaux semblables à ceux utilisés par les anciens Arakkoas dans les mines de cristaux d’Aruuna, ce qui indique que Talador pouvait être une source supplémentaire de cette matière précieuse.


La ville la plus importante de l’époque dont on ait gardé une trace est la cité de Kra’nak, située dans les montagnes du nord de Tanaan. La ville, cachée dans les hauteurs des montagnes, est installée dans un vallon enfoncé entre les crêtes et s’étend sur les falaises surplombant la mer de la Frontière. Difficile d’accès et installée sur des mines de cristaux, Kra’nak a probablement bénéficié d’un statut de carrefour commercial majeur voir de capital royale à une époque. La ville est la plus grande ruine Apogide exhumée, probablement grâce à l’absence d’ouvrages Ogres et à son caractère isolé qui a permis de la préserver.


Croquis de perchoirs Arakkoa de l'époque.


   L’histoire détaillée des Apogides nous est inconnue, aucun document écrit ne remontant assez loin. De ce qu’on peut tirer des divers ruines et des rares chroniques orales traitant de cette époque reculée, on peut déduire que les Apogides sont apparus et se sont développé pendant l’Age de l’Ordre, développant une technologie et maîtrisant une magie qui ne seraient jamais revues sur Draenor. Ils constituaient un peuple fier et puissant qui regardait les autres races qui en étaient encore à l’âge de pierre avec mépris. Confiants dans leur supériorité, les Apogides construisirent des machines alimentées par le soleil qui se chargeaient de la plupart des travaux physiques. Des fouilles à Tanaan ont permis l’exhumation du sépulcre d’un certain croisé Kri’skar, laissant supposer que les Apogides étaient déjà un peuple dévot et qu’ils ont lancé, à au moins une occasion de leur histoire, une guerre sainte.




Les raisons de la chute d’une civilisation aussi brillante, surtout d’une manière aussi brutale et inexpliquée, sont difficiles à cerner. L’un des rares groupes à encore avoir des informations ayant un certain degré de fiabilité sont les ogres de la cité d’Ogri’la, dans la chaîne des Tranchantes en Outreterre.




Vue d'artiste d'une cité Apogide.

   D’après les traditions orales des Ogri’la, les Apogides utilisaient des golems pour se défendre de leurs ennemis. La chute de cette civilisation serait, d’après les contes de ces ogres, dû à une rébellion de ces gardiens qui auraient exterminé leurs maîtres. Si cette explication peut sembler suffisante, je me permettrais de souligner qu’elle n’explique pas pourquoi, malgré cette prétendue rébellion, les arakkoas ont continué d’utiliser des assemblages par la suite. Il faut rappeler que ce conte a été transmis d’ogre à ogre depuis des temps immémoriaux et qu’il a donc subit maintes modifications depuis le texte original, sans oublier qu’il a vu le jour à une époque où les ogres étaient relativement frustres et bien incapable de comprendre les subtilités du comportement d’une créature artificielle.



   Les chroniques de l’Empire Gorien et les ruines trouvées en Gorgrond et sur A’shran indiquent que la montée en puissance du premier empire ogre a coïncidé avec le déclin de la civilisation Apogide qui s’est vue chassée d’A’shran par les ogres. Une théorie plus probable serait que les Apogides et les Goriens se soient livré une guerre à la fin de l’Age de l’Ordre et que les machines de guerre arakkoas aient fait défaut à leurs créateurs à un moment ou un autre, entraînant la défaite de leurs maîtres.


   Il se peut aussi que le terme de “trahison” soit exagéré et ne soit qu’une métaphore pour signifier que les arakkoas se basaient sur leurs automates pour se défendre mais que ceux-ci, n’étant pas prévus pour une guerre totale contre des légions d’ogres coordonnés, ne suffirent pas à assurer leur rôle et trahirent donc leurs maîtres.


   Quelle que soit la vérité, la civilisation Apogide, fière de ses achèvements et certaine de sa supériorité fut jetée à bas et remplacée par les Goriens qui devinrent la civilisation dominante pour les millénaires qui suivirent. Les arakkoas survivants, amoindris mais toujours certains de leur supériorité, se réfugièrent dans la seule région qui échappait au contrôle total des Goriens : les Flèches d’Arakk.

Citation :

Le Royaume d’Arakk et la Malédiction :



Échaudés par la destruction de leur première civilisation, les Arakkoas devinrent un peuple à la fois effrayé par la surface et convaincus de leur supériorité face aux espèces incapables de voler. La civilisation de ce nouveau royaume tourna le dos aux accomplissements des Apogides, oubliant la technologie qui les avait abandonné au moment critique et se concentrant sur l’art, la magie et la théologie. Les Arakkoas devinrent un peuple isolationniste et hautement spirituel, dirigé par un roi et un conseil des prêtres solaire.


   L’histoire arakkoa est restée assez stable et peu influencée par l’extérieur, ceux-ci restant reclus dans leurs terres jusqu’au règne du dernier roi, Terokk, dont la chute provoqua l’un des derniers bouleversements majeurs de l’histoire des Arakkoas.




   Si l’on s’en tient aux rares sources existant sur le sujet, la fin du règne de Terokk eu lieu à une date non spécifiée et marqua l’apparition des parias que nous connaissons aujourd’hui simplement sous le terme “arakkoas”. La magie des ombres qui étaient interdite sous peine de mort par les Hauts Arakkoas devint la principale source de puissance de ces parias. On doit à Terokk la construction de Skettis, la création du culte des Prêtres-Corbeaux dédié à Anzu et la majorité de la société arakkoa telle que nous la connaissons aujourd’hui.

   Opposés à cette société naissante se trouvaient les Hauts Arakkoas ou arakkoas purs désormais dirigés par un conseil de prêtres solaires, les Adhérents de Rukhmar, nommés ainsi pour leur suivi fanatique des dogmes de la religion solaire des arakkoas.


   Ces prêtres entreprirent de réécrire l’histoire et, quelques siècles plus tard, les Hauts Arakkoas étaient formés dès la naissance à obéir au doigt et à l’oeil aux prêtres et apprenaient que se mêler aux parias était passible des sanctions les plus lourdes. Adhérents et Parias restaient isolés les uns des autres, chaque peuple cultivant sa propre version des faits. Terokk devint un héros pour certains, un tyran pour d’autres.
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Kelyss

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MessageSujet: Re: [HIST] Les Enfants de Rukhmar - Volume 2 : Histoire par Kelyss   Sam 25 Juin - 0:20

Citation :

Carte de l'Outreterre moderne.

Histoire Moderne


Le statut quo commença à s'effriter à la nomination de la Sage-Soleil Vyrix au rang de Haute Sage. Ambitieuse et fervente adhérente aux enseignements de ses prédécesseurs, Vyrix lança les armées des Adhérents dans une campagne génocidaire contre les parias, en profitant au passage pour brûler les textes que ses forces trouvaient et pour récupérer tout fragment de technologie ou de connaissance Apogide encore utilisable.



Physiquement inférieurs, mal armés et entraînés, les Parias perdirent la guerre et émigrèrent en masse vers le nord, les forêts de Talador et la vallée d’Ombrelune. D’après des documents remontant approximativement à l’apparition de la Horde en Draenor, une partie au moins des arakkoas abandonna le culte d’Anzu pour se dévouer à ce qui ressemblerait à un Dieu Très Ancien. Les seules informations concernant ce changement d’allégeance ont été trouvées dans la Vallée d’Ombrelune aussi il se pourrait qu’il ne se soit agit que d’une petite secte dissidente et non pas d’une conversion massive parmi les survivants.


   La montée en puissance de la Horde ouvrit un deuxième front pour les Parias réfugiés en Ombrelune et en Talador. Aucun document ne relate les possibles affrontements entre la Horde et les Adhérents, mais des contingents de Parias se battirent aux cotés des draeneï lors des combats en Ombrelune et la chute de Karabor. Suite à ça, au moins un paria aida l’Alliance lors de l'expédition dite des Fils de Lothar.

   Au cours de l’an 8, Ner’zhul, nouveau chef de guerre de la Horde tenta d’ouvrir des portails pour permettre à sa Horde vaincue de s’enfuir vers de nouveaux mondes moins dangereux que Draenor et offrant moins de résistance qu’Azeroth. Le résultat fut une explosion magique qui transforma Draenor en l’Outreterre.






   En un instant, les Flèches d'Arak avaient été rayées de l'existence, emportant avec elles les Adhérents de Rukhmaret la majorité des Parias. Les restes épars de la civilisation arakkoa, divisés aussi bien politiquement que géographiquement évoluèrent de façon très différentes. Les Voiles les plus proches de Skettis restèrent fidèles au clergé des prêtres-corbeaux là où des Voiles plus distant ignorèrent les directives comme le Voile Grishnath qui resta fidèle au mode de vie des parias d’origine.



   Aux environs de cette période, les activités du Conseil des Ombres résultèrent en l’invocation d’un puissant élémentaire de Son du nom de Marmon. L’invocation eu pour effet de pulvériser la nécropole d’Auchindoun et de transformer la région alentours en ce qui serait connu comme le désert des ossements.

   La secte des Skettis, menés par le prophète dément Ikiss, auto-proclamé réincarnation de Terokk, prit la catastrophe pour un signe de l’arrivée en Outreterre de leur Dieu Très Ancien. Ils migrèrent pour s’installer dans des catacombes d’Auchindoun qui furent connus sous le nom de Salles de Sethekk et y déplacèrent également Anzu, l’une des divinités arakkoas, qu’ils avaient asservi via des moyens mystérieux1. Une fois établis dans la nécropole, les Sethekk utilisèrent le dieu corbeau et sa maîtrise des Ombres pour attaquer le Rêve d'émeraude2.


   En l’an 26, peu avant la réouverture de la Porte des Ténèbres, le Naaru A’dal apparu dans les rêves d’un Sethekk du nom de Kirrik. Au travers de ces rêves, le Naaru convainquit l’arakkoa de rejoindre Shattrath et de prêter main forte aux Naaru et réfugiés y ayant trouvé refuge. Kirrik converti une partie des Sethekk à la Lumière et rejoignirent Shattrath où ils formèrent la faction arakkoa des Exilés. Aujourd’hui encore, les Exilés sont la seule faction arakkoa à se montrer amicale envers les étrangers en Outreterre.

   Lorsque la Porte des Ténèbres s’ouvrit en l’an 27, les Exilés s’allièrent aux forces d’Azeroth ayant traversé. Cette alliance chassa ensuite les Sethekk des cryptes d’Auchindoun en tuant Ikiss et Anzu, dispersant les survivants.



   L’an 27 fut aussi l’année où culmina le conflit entre les arakkoas de Skettis et le Shattar. Majoritairement menée par la Garde-Ciel Shattari et les Exilés, cette guerre vit de nombreux raids sur les différents Voiles éparpillés un peu partout en Outreterre et sur Skettis même. Les Arakkoas répliquèrent par plusieurs raids sur Shattrath, la plupart repoussés sans trop de mal.

   C’est à cette période que les prêtres-corbeaux décidèrent d’invoquer Terokk depuis le royaume des Ombres pour qu’il guide à nouveau son peuple à la victoire. La Garde-Ciel eu vent du rituel et parvint à le saboter, invoquant Terokk à la place des prêtres-corbeaux. Lors d’un assaut massif, la Garde-Ciel parvint à tuer Terokk; brisant le moral des arakkoas et désorganisant les conclaves, ce qui mit un terme à la guerre.


   Aujourd’hui, les arakkoas sont un peuple diminué, affaibli et dispersé, sans véritable figure de proue, dont les dieux et héros sont morts. Exilés et Skettis font de leur mieux pour rebâtir leur civilisation chacun de leur coté. A quoi celle-ci ressemblera à terme reste à voir.



1Certains prétendent que la secte utilisa le sang de Sethe pour plier Anzu à leur volonté avant la destruction de Draenor et des Flèches d’Arak
2Ce qui tend à confirmer la thèse qui affirme que les arakkoas se seraient mis au service d’un Dieu Très Ancien. Il est important de noter ici pour le lecteur qu'il s'agissait du Rêve d'Emeraude de Draenor et non pas d'Azeroth.  

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