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 [DIV] Un recueil de contes et légendes

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Raedric Stornfeld
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MessageSujet: [DIV] Un recueil de contes et légendes   Sam 26 Oct - 0:56

Recueil de contes et légendes
Par Septimus Kromann

Chers lecteurs,

Les contes, par l'illustration et la métaphore, servent généralement à instruire une morale à un public cible en prenant pour exemple un contexte partiellement ou totalement imaginaire. Nombreux sont les enfants à avoir reçu pareil enseignement de la part de leurs parents.

Les légendes, quant à elles, mystifient des situations réelles qui -au fil du temps- ont été déformées par la compréhension et la volonté de ceux qui les écoutaient. Il en ressort généralement des histoires contant la vie et la mort de héros légendaires, lesquels sont évidemment au goût des plus petits. Il n'est pas rare que, même adultes, des individus évoluent en espérant pouvoir ressembler à une légende qu'ils ont ainsi estimé durant leur enfance.

Je souhaite dans ce recueil partager avec ceux qui le liront des contes et des légendes qui modulent notre culture et nos connaissances de notre monde. Ces textes, bien que n'en ayant pas l'air, élèvent l'humanité vers un autre niveau d'existence. Ils nous replongent dans notre communauté et nous rappellent que d'autres étaient là avant nous, et que d'autres le seront après.

J’invite mes confrères de Loge à ajouter à ce recueil les contes et légendes qu’ils estiment devoir être présentées dans cet ouvrage.

Bonne lecture à tous et à toutes.


Dernière édition par Septimus Kromann le Ven 5 Déc - 11:55, édité 1 fois
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Raedric Stornfeld
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MessageSujet: l'Ankou, le Gardien et le Passeur   Sam 26 Oct - 1:03

[HRP] : Ce texte n'est pas une production du Salon, mais un texte appartenant supposément à Valérian à qui j'ai demandé l'autorisation de poster ce texte. Il ne m'a toutefois pas encore répondu. Le texte est consultable ICI.

L'Ankou, le Gardien, et le Passeur
Par Inconnu

Le Royaume d'Hurlevent n'a pas toujours été une contrée civilisée, éclairée par la Lumière, et prospère. Autrefois, il y a bien des âges de cela, les gens qui y vivaient craignaient les choses qui vivent dans la nuit, les monstres des histoires des pères, et les hurlements de la nuit.
Dans la région reculée de La Marche de l’Ouest, terre bycéphale, partagée entre la culture de la terre et les bienfaits de l'océan, les gens ont toujours eu un profond respect pour les vieilles histoires racontées au coin du feu par leurs aïeux.
L'une des complaintes les plus connue et les plus respectée, malgré les pratiques religieuse en la Lumière, est encore enseignée aux enfants, comme une prière du passé. Elle se nomme l'Ankou, le Gardien, et le Passeur, et voici son histoire.

Bien avant que les pères de nos pères foulent le sol, trois frères et leur père vivaient en harmonie dans une belle ferme de la région. Les récoltes étaient bonnes, les affaires prospères, et cela, de par les liens fraternel entre les trois fils du vieil homme. Mais à sa mort, les trois enfants, qui étaient devenus de jeunes adultes dans la force de l'âge, se disputèrent l'héritage, faisant preuve d'arrogance, de méchanceté et d'égoisme. L'âme du vieux père, qui observait cela, eu le coeur brisé, et maudit ses fils pour avoir bafouer toutes les valeurs qu'il avait passé sa vie à leur enseigner. Une violente fièvre les emporta tout les trois. Mais leurs âme ne fûrent pas acceptée au sein du royaume des morts, et le chatiment de leur arrogance et de leur vices, fût de guider les âmes des morts vers le royaume des ombres, avec le plus grand respect.

Ainsi, quand un habitant de La Marche de l’Ouest meurt, il est dit que la nuit de la veillé funèbre, le premier frère, que l'on nomme l'Ankou, vient en la maison du mort, sur une vieille charette brinqueballante et grinçante, guidée par une carne boiteuse. Et sans un mot, il prend l'âme du défunt par la main, l'aide à monter sur son attelage, et s'en va avec lui sur les vieilles routes sinueuse des Marche de l'ouest, vers le sud.

L'Ankou guide la charette vers la côte du sud-ouest, et s'arrête au bord de la plage, en face du phare de l'ouest, lieu sacrée de la région de La Marche de l’Ouest. Le premier frère, guidant toujours l'homme par la main, le conduit jusqu'au pied du phare, ou l'attend le second frère, que l'on appele le Gardien du phare. Celui-ci la prend, en échange d'une nouvelle bougie pour la lanterne de la charette. L'Ankou prendra son bien, et sans un mot, s'en ira vers les terres, laissant le second frère et le mort au pied du phare.
Durant tout le reste de la nuit, il est du devoir du Gardien d'allumé le phare, afin de prevenir le troisième frère, le Passeur, afin qu'il vienne chercher le défunt. En l'attendant, le second frère doit proposer à l'âme un verre d'alcool de houblon, et jouer avec lui aux dés, en écoutant le mort raconter sa vie, comme un dernier testament. Toute la nuit, les deux êtres resteront autour du feu, à profiter de la présence de l'autre, sans penser aux lendemain.

Et quand vient le lever du soleil, en même temps que le premier de ses rayons, apparait à l'horizon une barque ou se tient le troisième frère, le Passeur. Celle-ci vient accoster auprès du phare, ou l'âme du défunt lui remettra les deux pièces d'argent que ses proches auront pris soin de déposer sur ses yeux clos, pour payer le trajet auprès du Passeur.
Après un dernier salut, le mort embarque à bord de la barque, ou le troisième frère guidera l'embarcation par delà la grande mer, jusqu'au royaume des morts, afin qu'il rejoigne ses ancêtres.
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Raedric Stornfeld
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MessageSujet: Le pêcheur, la jeune fille et la mer   Sam 26 Oct - 1:06

[HRP] : Ce texte n'est pas une production du Salon, mais un texte appartenant supposément à Valérian à qui j'ai demandé l'autorisation de poster ce texte. Il ne m'a toutefois pas encore répondu. Le texte est consultable ICI.

Le pêcheur, la jeune fille et la mer
Par Inconnu

Bien des temps avant que les pères de nos pères foulent de leurs pieds le sol qui nous a vu naître, il était un brave pêcheur, sur les côtes nord de Westfall. Depuis prêt de vingt-deux années, il se levait au petit matin, descendais le sentier qui partait de sa petite cabane, et se rendait sur la plage, ou à la force de ses bras, il tirait sa barque de bois sur le sable, et montait à bord, avec pour seul compagnon son filet et son courage, face à l'immensité de l'océan.
C'était un homme simple, et pieux. Il rendait grace à Neptulon chaque soir, quand il rentrait chez lui, sa barque pleine de poisson qui lui permettait d'acheter à peine de quoi vivre. Et le Seigneur des mers apprécia cette simplicité de vie, cette façon de tant remercier, sans jamais rien demandé de plus qu'il n'avait besoin. Et par une nuit d'hiver, le jeune pêcheur reçu la visite d'un fragment de celle qui lui permettai de vivre, sa mère et son amante eternelle, l'océan.

- Observe moi, jeune pêcheur ! Car moi, j'ai vu ton courage, et ton humilité ! Et sache que tant que tu me rendra honneur ainsi, la pêche te sera toujours fructueuse !

Et sans ajouter de plus, ou laisser le temps au jeune pêcheur de répondre, l'avatar aquatique disparu.
Le lendemain, l'homme se dit que cela n'avait été qu'un mauvais rêve, et entama l'une de ses journées motonone. Et quelle ne fut pas la surprise du pêcheur, quand ses filets capturèrent dix fois plus de poisson qu'a l'habitude ! Des mérous, des méduses succulentes, des énormes maqueraux ! Il fit si bonne pêche, qu'il eu largement de quoi changer de barque, retaper sa demeure, et même prendre quelques jours de congé !
C'est ainsi, qu'heureux, il alla vagabonder dans les fermes alentours de ruisselune, souriant par sa chance, et chantant. Hélas. En chemin, il rencontra une charmante jeune fille, paysane, aux long cheveux de paille. Au moment ou leurs regards se croisèrent, un amour d'argent et d'or se lia entre eux, et il passa la nuit à ses côtés, sans rentrer chez lui. Il rata ainsi la pêche et les offrandes à Neptulon du lendemain. Et du jour d'après, ainsi que du suivant, car il avait trouvé auprès de sa jeune amante l'amour, celui qui vous vrille l'esprit, et vous rend heureux.

Le Seigneur des mers, à qui rien n'échape sur son domaine, fut courroucé de ne pas recevoir offrande de la part de celui qui avait reçu sa bénédiction. Et dans un grondement, se détourna des côtes de Westfall, frémissant de colère.

Bien des semaines plus tard, alors que la jeune fille portait en elle le fruit de leur amour, le jeune pêcheur fut contraint de retourner en l'océan, car le fruit de sa belle pêche était à présent épuisé, et il savait qu'il aurait besoin d'argent, pour sa nouvelle famille, à qui il tenait tant.

Il se rendit en mer sur sa barque, insouciant, laissant derriere lui sa tendre aimée, et son futur enfant.

Hélas, nul compassion de la part du seigneur des océans, et c'est avec fureur que la barque fut brisé dans les flots vengeurs, et plus jamais on n'entendit parler du pêcheur, laissant sa famille esseulée, et brisée par son manque de reconaissance, envers celui qui lui donna, et lui reprit tout.
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Raedric Stornfeld
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MessageSujet: Les deux frères   Sam 26 Oct - 1:07

[HRP] : Ce texte n'est pas une production du Salon, mais un texte appartenant supposément à Valérian à qui j'ai demandé l'autorisation de poster ce texte. Il ne m'a toutefois pas encore répondu. Le texte est consultable ICI.

Les deux frères
Par Inconnu

Je vais vous conter l'histoire d'un jeune homme. Né dans une famille modeste, il avait pour père un homme dur, très dur, et un grand frère qui n'avait rien à envier à leur géniteur.
La mère, morte quand il était jeune, n'était qu'un vague souvenir dans son esprit. Ce jeune homme avait un don, un talent, une chose que tous possédons à notre naissance, mais qui disparait quand vient à nous le monde réel, sa réalité qui nous frappe et nous ronge, jusqu'au jour de notre mort.

L’innocence.

En effet, ce jeune homme disposait d’un très profond sens de l’empathie, de la tolérance, de la compréhension, et était capable de ressentir profondément les souffrances de ses pairs. Ainsi, cette sensibilité lui permit longtemps d’aider son prochain, de le soutenir, lui tendre la main, et de l’aider à toujours franchir les obstacles de la vie, contre vents et marées.

Mais hélas pour lui, son père et son frère ne voyaient là qu’une faiblesse, une tare ignoble qui le rendait mou et inutile, car cette famille était famille de guerre, et la Force et la Violence était les plus hautes vertus que ces gens cultivaient par leur sang.

Ainsi, toute son enfance, ce jeune homme fut tiraillé entre ce don, et l’éducation stricte et violente de son géniteur et de son fraternel. Il en éprouva de la souffrance, beaucoup, et de la peine. Si bien qu’un jour, il partit de la demeure familiale, et s’en alla sur les chemins du monde, ou il fit tant et tant de rencontres, qu’il devint un homme bon, et qu’il n’était pas rare que les gens l’invitent à rester vivre parmi eux. Mais toujours il refusait, reprenant la route…

Un jour, le destin, par une vengeance haineuse, mit en travers de sa route un homme en arme, violent, qui le défia suite à une divergence d’opinion sur un sujet tellement risible qu’il n’est pas mentionné dans cette histoire. Au bout de quelques minutes, l’homme de guerre tua le jeune garçon, qui ne se défendit pas, car jusqu’au bout chercha à raisonner avec humilité le soldat en armure, d’un seul coup d’épée, et le regarda se vider de son sang, fier, car c’est en semant la mort que ce genre d’homme se sait vivre.

Et c’est uniquement quand l’étincelle de vie quitta le regard du jeune homme, serein même dans la mort, que l’homme d’arme reconnu le frère longtemps hais pour sa faiblesse, mais toujours aimé par le lien du sang qui les unissait.

De ce sacrilège, l’homme d’arme porta le fardeau, de longues années, et jamais pardonné, jamais pardonnable, raconta chaque fois qu’on l’écoutait, l’histoire de ce jeune frère, qu’il tua de sa main, et toujours, aima de son âme.
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Raedric Stornfeld
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MessageSujet: Un Monarque en Royaume, une Lumière aux Cieux   Sam 26 Oct - 1:08

[HRP] : Ce texte n'est pas une production du Salon, mais un texte appartenant supposément à Valérian à qui j'ai demandé l'autorisation de poster ce texte. Il ne m'a toutefois pas encore répondu. Le texte est consultable ICI.

Un Monarque en Royaume, une Lumière aux Cieux
Par Inconnu


Il est dans la nature de l’homme, d’oublier, quand il se trouve au milieu de ses pairs, bien au chaud près de l’âtre, les silhouettes qui se meuvent en silence dans la nuit.
Cette tare, l’homme arrogant, la préserve contre son sein, la serre contre lui et la brandit tel un trophée. Il s’en vante et en est fier.

Hélas….

L’histoire que je vais vous narrer, vient des tréfonds de mes souvenirs, à une époque où l’alliance du sud n’en n’était qu’à ses balbutiement, et que les héros d’horizons multiples s’élançaient à peine dans les vallées et monts de la coalition nouvellement formée.

Les cents fois maudits, traitres, fêlons, chiens sans honneurs, Défias, que la peste les emportent, firent des fermes de mon pays un champ de ruine désolé, mirent le feu à la terre, tuèrent les dignes fils des Wrynn, de braves sujets du Roy, dans une série de bassesses et actes ignobles.
Et à eux s’opposaient les braves miliciens, autrefois fermiers, qui laissèrent la bèche pour prendre l’épée et la lance. Ils se dressèrent vaillamment face aux membres de la confrérie, répliquant à chaque coup, se vengeant de chaque goutte de sang, et frappant plus fort encore pour chaque mètre de terrain perdu.

Mais, la brave milice, malgré tout son courage, voyait ses efforts rendus vains par des gens aussi exécrable que les Defias eux même. Des paysans, ayant choisies la félonie à l’honneur de servir leur Roy, et qui, sous couvert d’un prétendu peur des représailles, offraient aux membres de la confrérie des abris, de la nourriture, et leur soutien.
Profitant des avantages conférés par ces autres lâches, les Défias se faisaient de plus en plus aventureux et violents dans leurs actions, au grand damne de la milice.

Ce fut à ce moment, que le Capitaine Dekart, l’un des hommes de confiance de Roidmantel, rassembla alors une escouade de milicien, parmi les plus zélés envers leur cause, pour frapper la confrérie à ce point fort.

S’en suivit une série de frappes violentes, précises…impitoyables, sur ces fêlons, qui prêtaient assistance à la confrérie. Et si, par leur traitrise, ils sombrèrent dans les limbes ténébreuses de l’infamie et de la honte sans nom, leur rédemption advint dans le sang, et souvent, sous la torture administrée de manière à obtenir d’eux toutes les informations sur les membres de la confrérie.


Une morale à cette histoire ? Aucune.

Un jugement sur ces personnes ou ses actes ? Nul ici n’est en droit d’en faire.
Car ce n’est ni à vous...
Ni à vous…
Ni a aucune personne ici, de juger les actes des miliciens du capitaine Dekart. Ils ont agi pour leur Souverain, pour le Royaume, et au nom de ce qu’ils jurèrent de défendre, bien avant toute considération personnelle.

Un Monarque en ce Royaume, une Lumière aux Cieux.

Et rien d’autre.
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Raedric Stornfeld
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MessageSujet: La couleur du parjure   Sam 26 Oct - 1:10

[HRP] : Ce texte n'est pas une production du Salon, mais un texte appartenant supposément à Valérian à qui j'ai demandé l'autorisation de poster ce texte. Il ne m'a toutefois pas encore répondu. Le texte est consultable ICI.

La couleur du parjure
Par Inconnu

L'histoire que je vais vous conter, ne trouve pas ses origines dans le tréfonds des âges perdus, mais bien au contraire, remonte à quelques années à peine avant notre jour.
Sachez qu'à cette époque, il y a presque vingt années de cela, le Lion était encore un jeune Monarque, à la tête d'un royaume se relevant lentement d'une chute qui l'affaiblit grandement. Mais malgré ses plaies, celui-ci se redressait doucement, renaissant de ses cendres tel un phénix Azur et Or, tandis que partout poussaient des fermes, des hameaux, et bourgades autrefois rasés par la Horde Noir, maudite soit-elle.

A cette époque, donc, aux confins de la Marche, le brave peuple d'Hurlevent s'affairait à cultiver la terre de leurs ancêtres, reconquises après des années de guerre violente qui avait couté la vie à des milliers de fils de Wrynn.
Le long de la côte sud, un groupement de terre avait été offert à certains des vétérans du conflit, en récompense de leurs exploits et dévotion pour le Royaume et la Couronne.

Deux d'entre eux, de vieux amis, frère de sang s'il en est, s'installèrent non loin l'un de l'autre. Le premier, Carmelian de son prénom, était un zélote parmi les zélotes, fidèle patriote et homme d'honneur. Le second se nommait Méléagant, et représentait plus que tous la force d'âme, et la volonté de ceux qui suivent leurs convictions par-delà la tourmente. Ils eurent chacun deux fils, forts et braves. Et le destin voulu que les deux ainés se lièrent très tôt d'amitié, à l'image de leurs pères. Quand les travaux de la ferme ne les tenaient pas éloignés, ils jouaient ensemble, s'entrainaient, montaient à cheval, et étudiaient avec assiduité l'histoire de leur pays et de ses héros.

Bien des années passèrent, et hélas, les tragiques évènements du destin amena sur leur contré un fléau terrible, de ceux qui effritent la roche des plus hautes murailles et rongent les plus puissantes herses des bastions imprenable.
Celui de la traitrise et du parjure.

Les foulards rouges étaient leur emblème, la lâcheté leur étendard. Alors qu’ils tuaient, pillaient, violaient et massacraient le bon peuple de la Marche, à peine tenue en respect par la milice, nombreux furent les sujets du Roy à bravement résister....mais pas tous.
Certains brisèrent à leur tour leur serment envers le Monarque, et rejoignirent les rangs de la confrérie, crachant sur tout ce qui avait fait d'eux de braves fils de Wrynn.

Nul ne sait pourquoi, mais alors que seul les liens d'honneur semblaient à même d'endiguer ce mal sournois, le fils de Méléagant tourna le dos à son père, son frère, et son meilleur ami, rejoignant les lâches vêtus du rouge de la traitrise. Le fils de Carmelian, brisé par cette dague planté dans son dos par son meilleur ami fut pris d'une colère si terrible et si violente, un déchainement furieux de haine et de rage, qu'il prit les armes…alors âgé de douze années, et vola la monture de son père, s'élançant à la poursuite de son ancien ami et frère de cœur, le regard brulant de la Juste Colère.

Ce ne fut qu'après deux jours et deux nuits de chevauché parmi les collines de La Marche de l’Ouest, qu'il trouva enfin celui qu'il avait serré contre son sein, et agrippant son arme, se jeta contre lui en hurlant toute sa déception, sa rage et sa fureur.

Durant deux heures, ils s'affrontèrent, jusqu'à ce qu'enfin, le masque rouge de la confrérie s'imprègne du sang de son porteur, qui tomba parmi les hautes herbes, comme le blé fauché.

Le fils de Carmelian, ni repu ou soulagé, car ce genre de plaie jamais ne cicatrice, porta lui-même le corps de son ancien ami jusqu'à la demeure du père en deuil, ou ils ne firent non pas honneur au traitre portant le symbole de la maudite confrérie… mais bel et bien à ce fils de Wrynn, qui eut la faiblesse de plier le genou, et d'oublier...

...qui il était, et d'où il venait.
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Raedric Stornfeld
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MessageSujet: Le souffleur de braises   Sam 26 Oct - 1:18

[HRP] : Ce texte n'est pas une production du Salon, mais un texte rédigé par Cleyam à qui j'ai demandé l'autorisation de poster ce texte. Le texte est consultable ICI.

Le Souffleur de Braises
Par Cleyam Souffle Braise


Il était une fois, au temps du terrible empire mogu, une nation d'esclaves qui se rebella contre ses oppresseurs. Mené par les premiers moines, le soulèvement fut à l'origine d'innombrables bain de sang, et d'une tentative d'extermination des pandarens par les tyrans. Hélas, tous n'avaient pas le courage ou la force de leurs libérateurs et, dans le temps où la guerre déchira la Pandarie, certains eurent à fuir le fouet, de peur de connaitre la caresse de l'acier. C'est le cas de plusieurs familles de fugitifs, qui s’échappèrent un jour de la cité de Mogujia, dans les étendues de Kun-Lai.

Tout le sud du pays étant ravagé par les affrontements ou par les chasses aux pandarens des mogus, ces pauvres âmes voulurent essayer de se dissimuler dans les chemins de montagne, au nord, où ils pensaient pouvoir sauvegarder leur existence. Ils n'avaient nulle idée des autres difficultés présentes sur les cimes, car leur condition déplorable ne les avait jamais fait quitter la ville de leurs despotes. La troupe trouva ainsi un accès à des monts encore peu fréquentées, en ce temps où ni montagnards, ni pandashans n'y avaient encore élu domicile.

Bientôt, à défaut des mogus, ce fut la faim qui tenailla le groupe. L'un des esclaves, dépourvu de tout jusqu'à un nom, à l'exception de son chapeau de paille, se mit en chasse. Il eut l'adresse d'éviter les tigres des sommets, et parvint à attraper une chèvre en lui faisant chuter des pierres sur la tête depuis un surplomb. Il revint auprès de ses camarades d'infortune avec le fruit de ses pérégrinations, accueillit comme un sauveur, comparé à l'un de ces moines dont on parlait plus au sud. Modeste, il ne voulut pas entendre parler de dettes, et proposa qu'on essaie de se restaurer.


C'est alors qu'une terrible tempête de neige s’abattit sur les malheureux, et ce fut alors l'absence d'abri qui fit s’apitoyer les esclaves rescapés. Se fiant à ses précédentes escapades à la recherche de nourriture, le même pandaren, au nom inconnu jusque de lui-même, conduisit ses confrères et consoeurs en dehors de la route, ce qui semblait être une démarche désespérée et, en se fiant à sa mémoire et à ses connaissances du terrain, parvint à leur dénicher une caverne à moitié bouchée par un éboulement. Les hommes comme les femmes du groupe durent redoubler d'efforts pour en dégager l'entrée, et leur dévoiler une vaste alcôve dépourvue de tout habitant, où ils purent se protéger des intempéries.

Mais alors, ce fut le froid, qui devint la source de leurs plaintes, car par un tel temps, il leur fut impossible de réussir à allumer un feu. Certains essayèrent de faire brûler leur vêtements, mais ils étaient tellement trempés de neige fondue que c'était peine perdue. La plupart d'entre eux n'ayant que cela pour unique possession, et sachant pertinemment qu'on ne trouverait pas quoi que ce soit d'inflammable au dehors par ce temps, ils perdirent espoir. N'écoutant que son astuce et son dévouement, l'inconnu se saisit de son chapeau de paille, rapidement sec car imperméable à la pluie. Oeuvrant toute une nuit, malgré le vent et le froid, il parvint à faire partir un feu, à la force de ses mains, de son souffle et du sacrifice de son seul bien de valeur, ce qui sauva ses camarades et leur permit enfin de manger et de se reposer.

Pour le remercier, une jeune pandarène, fort avenante et d'une grande bonté, vint lui adresser la parole et lui promettre, comme tant d'autres auparavant, sa redevance vis-à-vis de ses actes. Contrairement aux fois précédentes, où il s'était contenté de refuser poliment de tels serments, il demande cette fois-ci à la demoiselle de lui donner son nom. C'est ce qu'elle fit, avant de lui demander s'il souhaitait bien lui révéler le sien. Il lui avoua ne pas en avoir, ainsi décida-t-elle de le baptiser le "Souffleur de Braises", en référence à ses actes salvateurs. Ils se lièrent dès lors d'amitié, et tombèrent par la suite amoureux l'un de l'autre, car ils étaient tous deux emplis de bonté.

Le lendemain, d'autres allèrent chasser comme le Souffleur de Braises, et d'autres encore récoltèrent de quoi entretenir les braises créées à partir du bien-aimé chapeau de leur sauveur. Le petit groupe fut ainsi à l'abri pendant la période que dura la révolte, et revinrent dans les plaines lorsque les émissaires du Premier Empereur pandaren furent venus les avertir de la nouvelle. Le Souffleur de Braises et sa nouvelle compagne s'installèrent plus aux sud, dans la Vallée des Quatre Vents, et y célébrèrent leur union. Lors de leur mariage, la demoiselle, première des Souffle-Braise, offrit à son époux un magnifique chapeau de paille, tissé par ses propres soins.

Par Cleyam Souffle Braise
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MessageSujet: Le combat des loups   Sam 26 Oct - 17:57

[HRP] : Ce texte n'est pas une production du Salon, mais un texte appartenant à Salmidanache, qui a été présenté durant une veillée aux contes. J'ai pu retrouver l'extrait sur le forum du clan d'Airain. Le texte est consultable ICI.

Le combat des loups
Par Salmidanache

Un jeune elfe et son mentor aimaient se promener sous le soleil jusqu'au bord d'une grande falaise. En cet endroit avait poussé un arbre gigantesque et si vieux qu'il avait vu naître bien des générations du peuple de notre petit elfe
Et là, assis à l'ombre de cet ancêtre végétal, nos deux personnages passaient de longues heures à discuter et à refaire le monde, parfois au travers des yeux plein d'innocence des enfants et parfois avec le regard plein de sagesse des anciens.
Un jour où le vieux mentor expliquait à son petit-fils ce qu'il sentait se passer dans son âme, voici les mots qu'il prononça :

-Tu sais, mon petit Waka, tout au fond de moi, il y a un grand combat qui fait rage.

Pas bien sûr de comprendre ce que son mentor lui disait, Waka ouvrit de grands yeux tout ronds, ceux des enfants qui découvrent quelque chose.

Content de son effet, l'ancien poursuivit :
- Oui ! Au fond de mon âme, se battent deux grands loups. Deux loups gigantesques.

Les yeux du petit s'agrandirent encore, captivé qu'il était par les paroles de Shêeto, son Mentor.
- Dis Sandô, pourquoi ils se battent les loups ?
- Parce qu'ils ne sont pas d'accord, ce sont deux loups très forts, tu sais. L'un est blanc, c'est l'amour, la compassion, l'inspiration, la sagesse, l'altruisme, la bonté.
L'autre est noir, c'est la haine, l'avarice, le doute, l'ignorance, l'égoïsme, la méchanceté.


Le petit réfléchit un instant...
- Whoua ! Mais ils se battent tout le temps tes loups ?
- Oui, il n'y a jamais de trêve, et en plus, ils se battent aussi en
Eberlué le petit sursaute.

- En moi ?
- Oui en toi ! Et à l'intérieur de chaque personne que tu croiseras sur cette terre.
- Mais dis-moi Shandô, toi qui sais tellement de choses... C'est lequel de loup qui va gagner la bagarre ? Tu sais ?

Et là, le Mentor réfléchit un instant et dit :
- C'est celui que tu nourris, mon petit...
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MessageSujet: Histoire d'oiseau   Sam 26 Oct - 18:07

[HRP] : Ce texte n'est pas une production du Salon, mais un texte appartenant à Léonàrd. J'ai pu retrouver l'extrait sur le forum du clan d'Airain. Le texte est consultable ICI.

Histoire d'oiseaux
Par Léonard

Une hirondelle, voyageuse par nature et ayant par la même vu bien des choses desquelles elle tira leçons, arriva un jour au hasard d'un de ses vols au-dessus de quelque champs que des paysans recouvraient de chanvre.
Comprenant de quoi il s'agissait, notre hirondelle se rendit mettre en garde les oisillons de la région.

Elle leur dit :
-Mes amis, vous qui êtes sédentaires et friands de vos habitudes, je me dois de vous prévenir que vos champs tant adorés sont recouverts du chanvre qui annonce une bien triste période pour vous autres.
-Mais encore ? rétorquèrent les oisillons.
-Et bien, mes amis, une fois le tout semé se dresseront les collets et autres pièges qui vous enfermeront et laisseront aux hommes la liberté de vous traiter d'une façon que vous ne désirez pas endurer.

Goguenards, fiers et solidaires, les oisillons n'en tinrent pas compte. L'hirondelle, désabusée par l'entêtement de ses congénères face à son insistance, abandonna et attendit l'heure venue.

Au fil des jours et des semaines, les oisillons tombèrent un à un entre les mains des hommes, prisonniers de leur excès d'assurance.

Que peut-on retenir de cette bien triste histoire ?
Que nous n'écoutons d'instinct que ceux qui sont les nôtres et ne croyons le mal que quand il est venu.
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Raedric Stornfeld
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MessageSujet: Le diamant et la goutte de rosée   Sam 26 Oct - 21:54

Le diamant et la goutte de rosée
Par Inconnu
-Il s'agit d'un vieux conte Lordaeronnais-

Un beau diamant, qui avait autrefois brillé au doigt d'une princesse, gisait dans un pré, à côté de pissenlits et de pâquerettes. Juste au dessus de lui, brillait une goutte de rosée qui s'accrochait timidement à un brin d'herbe. Tout en haut, le brillant soleil du matin dardait ses rayons sur tous les deux, et les faisait étinceler.
La modeste goutte de rosée regardait le diamant, mais sans oser s'adresser à une personne d'aussi noble origine.

Un gros scarabée, en promenade à travers les champs, aperçut le diamant et reconnut en lui quelque haut personnage.
- Seigneur, dit-il en faisant une grande révérence, permettez à votre humble serviteur de vous offrir ses hommages.
- Merci, répondit le diamant avec hauteur.
En relevant la tête, le scarabée aperçut la goutte de rosée.
- Une de vos parentes, je présume, monseigneur ? demanda-t-il avec affabilité en dirigeant une de ses antennes vers la goutte de rosée.
Le diamant partit d'un éclat de rire méprisant.
- Quelle absurdité! Déclara-t-il. Mais qu'attendre d'un grossier scarabée ? Passez votre chemin, monsieur. Me mettre, moi, sur le même rang, dans la même famille qu'un être vulgaire, sans valeur !
Et le diamant s'esclaffait.
- Mais monseigneur, il me semblait... Sa beauté n'est-elle pas égale à la vôtre ? balbutia timidement le scarabée déconfit.
- Beauté, vraiment ? Imitation, vous voulez dire.
Et le diamant lança de tels feux que le scarabée dut en détourner les yeux, pendant que la pauvre goutte de rosée se sentait là peine la force de vivre, tant elle était humiliée.

Juste alors une alouette descendit comme une flèche, et vint donner du bec contre le diamant.
- Ah ! fit-elle désappointée, ce que je prenais pour une goutte d'eau n'est qu'un misérable diamant. Mon gosier est desséché, je vais mourir de soif.
- En vérité ! Le monde ne s'en consolera jamais, ricana le diamant.
Mais la goutte de rosée venait de prendre une soudaine et noble résolution.
- Puis-je vous être utile, moi ? Demanda-t-elle.
L'alouette releva la tête.
- Oh! Ma précieuse amie, vous me sauverez la vie.
- Venez, alors, implora la goutelette.
Et la goutte de rosée glissa du brin d'herbe dans le gosier altéré de l'alouette.
- Oh! Oh! murmura le scarabée en reprenant sa promenade. Voilà une leçon que je n'oublierai pas : le simple mérite vaut plus que le rang et la richesse sans modestie et sans dévouement; il ne peut y avoir aucune réelle beauté sans cela.
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Raedric Stornfeld
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MessageSujet: Ôde à la Pierre   Sam 2 Nov - 19:01

[HRP] : Ce texte n'est pas une production du Salon, mais un texte appartenant à Douar'na. Le texte est consultable ICI.

Ôde à la Pierre
Par Douar'na

Ô joie, que de me présenter
Devant aussi noble assemblée
Pour venir ce soir vous narrer
Une histoire un temps oubliée

Celle d'un roi, un souverain
Dont le royaume était rocher
Et pierre aux éclats cristallins
Car Élémentaire il était

Comme la roche, il était dur
Ses sujets pour sûr le craignaient
Mais pourtant son cœur était pur
Et pour une seule il tremblait

Non point sa femme, sa fille
Voyait en lui un père aimant
Lui offrant afin que brille
Gemmes, joyaux, splendeurs d'antan

Tant d'objets que le peuple ôtait
De la Terre où ils étaient nés
Parmi eux un homme, oh, simplet
Pas vraiment beau, mais non pas laid

Cet homme-là un jour trouva
Un bijou si resplendissant
Que princesse chemin croisa
Prit pour elle humain et diamant

Le roi pesta devant le fait
"Ce n'est pas là époux princier"
Rien ne la fit changer d'idée
Et l'avis du prince oublié

Combien alors de cœurs brisés
Quand mariage fut prononcé ?
Celui du père le premier
Les époux en pierre échangés

Celui du mari vint après
Et sa pierre alors se fendit
Pour tomber poussière, retourner
A la Terre et à l'oubli

Le cœur de la princesse enfin
Céda aussi, presque à regret
Larme aux reflets opalins
Diamant dans la pierre incrusté

Si un jour vous veniez croiser
Sur une roche joyau scellé
N'ôtez pas la larme, voyez
Patientez, laissez les couler
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MessageSujet: La Main de Tyr   Mar 6 Mai - 10:38

[HRP] Le texte suivant a reçu l'autorisation de son auteur (Khassim) en RP d'être publié dans la bibliothèque du Salon.

Citation :

La Main de Tyr.


Adaptation d'une légende, par Khassim Al-Rakim.
Racontée par Khassim Al-Rakim le 2eme jour du 5eme mois de l'an 34, durant le premier Festival des Roses d'Algarde, qui lui valut le titre de
Skald-corbeau pour l'an 34.

----------------------------------------------

Puisque j'ai l'honneur douteux, ce soir, d'être l'unique représentant de mes confrères tout de rouge vêtu, je vais vous parler de la Main de Tyr, qui avant d'être un nid à mort-vivants, puis l'un des emplacements de la foire à la saucisse de Tirion Fordring, était une ville florissante et l'un des derniers bastions de la Lumière au sein des Maleterres.

Il y a une histoire relativement répandue, mais assez classique dans laquelle Tyr, un des Gardiens Titaniques, aurait décanillé un immense proto-dragon du nom de Galakrond et y aurait perdu sa main... J'en ai une autre, qui a l'avantage de présenter beaucoup moins d'épées magiques, de sortilèges et de cavaliers partant sur fond de soleil couchant.

Or donc, bien avant que l'humanité ne ressemble à ce que nous connaissons aujourd'hui - on payait moins d'impôts, par exemple - les Gardiens des Titans participaient à la formation d'Azeroth. Ils avaient aussi pour tâche de veiller à l'équilibre naturel et de surveiller les diverses créatures surnaturelles ; tout cela pour le compte des Titans.
Il y avait une immense créature qui leur posait problème. On l'appelait - et on l'appelle toujours ! - Goldrinn, et il était encore moins aimable qu'il ne l'était aujourd'hui. Son appétit, en particulier, était assez féroce. Voyez-vous, plus il mangeait, plus il grandissait. Et plus il grandissait, plus il avait besoin de manger - trait dont la bureaucratie de Dalaran héritera des millénaires plus tard.

Les Gardiens se dirent que ça commençait à sentir le sapin, d'autant que le bougre commençait à lorgner sur les deux lunes d'Azeroth.
Les deux lunes en question envoyèrent une demande - probablement un formulaire de réclamation bien senti - aux Gardiens, pour leur demander de faire leur travail et de calmer cette bête avant qu'elle ne décide de les boulotter.

Il y avait un Gardien du nom de Tyr, le plus courageux de tous, qui avait pris sur lui de chasser tous les jours la quantité de viande nécessaire pour apaiser Goldrinn. Les autres en effet avaient trop peur de s'en approcher mais comme ils se disaient qu'Azeroth, à ce rythme, allait bientôt se trouver à court de gibier, ils décidèrent que Goldrinn allait devoir subir un régime forcé.
Et pour cela, il fallait l'attacher.
Alors ils se rassemblèrent, et fabriquèrent une chaîne, appelée Loeding. Elle était faite d'acier, de thorium et d'elementium.
Ils allèrent voir le loup et lui dirent :

- Goldrinn ! Ta force est-elle si grande qu'elle puisse rompre cette chaîne ?

Le loup géant les observa, puis il répondit :

- Est-ce un lacet venu de vos bottes ? Mettez-moi cette chose autour du cou, qu'on en finisse rapidement !

Le loup baisse le cou, Tyr s'approche - car les autres ont les miquettes - et lui passe la chaîne autour du cou. La bête s'arc-boute, et DING, la chaîne se brise du premier coup !
Les Gardiens ont un peu l'air de grosses buses sur le moment et la réunion se termine.

Ils décident de faire une deuxième chaîne. Cette fois-ci, elle sera faite d'obsidium, de khorium et d'obsidienne pure.
Pareil, ils arrivent, l'air fier d'eux, sûrs de prendre leur revanche. Le loup leur demande si c'est avec ça qu'on entoure les paupiettes chez les Titans.

Le loup s'arc-boute une fois, deux fois, trois fois, et la chaîne se brise à nouveau.

Cette fois-ci, on se décide enfin à écouter Loken, le fourbe de service car la force n'a pas l'air de fonctionner dans ce cas précis et ils commencent vraiment à perdre en crédibilité. C'est dur de façonner un monde quand un loup vous humilie toutes les semaines.
Loken décide de fabriquer une troisième chaîne, la dernière, espérons-le pour le rythme de cette histoire. Il la fait avec des bruits de pas de chat, de barbes de femmes, de racines de montagnes, de nerfs d'ours, d'haleine de poisson et de crachats d'oiseaux.
Chacun sait que la femme n'a pas de barbe - hormis à la foire de Sombrelune -, que le chat ne fait pas de bruit en courant, et qu'il n'y a pas de racine aux montagnex... Mais chacun ignore bien des choses.

Ils allèrent voir Goldrinn, qui commençait sérieusement à se demander sur quelle bande de traîne-patins il était tombé... Et se rendit compte qu'ils étaient en fait pire que ce qu'il pensait lorsqu'ils lui présentèrent la troisième chaîne, qui, il faut dire, n'avait pas l'air extrêmement impressionnante.

- Goldrinn ! Ta force est-elle si grande qu'elle puisse rompre ce lacet, qui semble doux et lisse comme un ruban de soie - les femmes devaient avoir une drôle de barbe à l'époque - mais qui est plus solide qu'il ne paraît ?

Le loup allait répondre comme d'habitude, mais il vit le petit sourire fourbe de Loken, le même que celui qu'il arborait après avoir convaincu un homme qu'il était en fait un buisson venu des étoiles à bord d'un hippocampe chantant. Et donc, il refusa, sentant venir la fourberie.
Et fourberie il y eut, car Loken lui demanda :

- La terreur d'Azeroth, l'annonciateur de l'apocalypse aurait-il peur d'un lacet ?

L'appel à la fierté fonctionne toujours avec les loups, et Goldrinn répondit :

- Soit. Pour qu'il soit dit que je ne manque pas de courage, je vais vous laisser passer ce lacet autour de mon cou. Mais pour qu'il ne soit pas dit que VOUS manquiez de courage, l'un de vous devra mettre sa main dans ma gueule.

Les Gardiens se regardèrent, un peu penauds. Ils n'avaient pas prévu ça. C'était un coup à abandonner toute idée de devenir le nouvel espoir du clavecin.
Alors Tyr s'avança - car après tout je vous parlais d'un endroit appellé la Main de Tyr, et pas la main de Loken, ou la main de Zorah l'Effeminé. Il tendit la main droite, la glissa dans la gueule du loup, et les autres passèrent le lacet autour du cou de Goldrinn.
La bête s'arc-bouta. Une fois. Deux fois. Trois fois. Dix fois.
Et le lacet ne rompit point.
Les Gardiens se mirent tous à rire aux éclats ! A part un, Tyr... Il venait de perdre sa main, préservant ainsi l'ordre naturel du monde.

Faire ce qui est juste et nécessaire a toujours un prix. Lorsqu'on a l'impression que ça n'en a pas, c'est que quelqu'un d'autre le paye pour nous.
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MessageSujet: Re: [DIV] Un recueil de contes et légendes   Jeu 29 Mai - 19:50

[HRP : L'auteur - Ïsÿs - a donné son accord IRP pour que ce texte soit déposé dans la bibliothèque du Salon et pour une éventuelle publication.
Adapté d'un conte paru dans les 1000 histoires de Mila.]


Citation :


Le Réveil du Roi.

Par Isys Khyah,
lors de la Veillée des Contes de la Chope Sucrée le 23 mai 2014.

Transcrit par Ione Densilla.



L'histoire que je vais vous conter se passe il y a très longtemps, dans un pays oublié de tous, où les jours et les nuits paisibles sont depuis longtemps éteints.

Dans ce pays lointain vivaient un Roi et sa Reine, tous deux heureux et aimés de leur peuple. Seule petite ombre au tableau, le Roi était un piètre combattant, un trouillard invétéré, apeuré par la plus petite bête et le moindre bruit.
Il avait, à son grand dam, la joie d'être l'époux d'une Reine forte, qui l'aimait tant qu'elle aurait donné sa vie pour protéger celle de son Roi. Elle était toujours là, prête à le sauver du moindre danger, de l'attaque d'une araignée velue ou de la morsure du féroce petit chien du berger.
Notre pauvre Roi, malgré l'amour qu'il avait pour sa Reine, était la risée de tout le royaume. Comment un Roi pouvait-il continuer ainsi à régner, alors qu'une poussière tombant sur son visage le saisissait d'une angoisse sans nom ? C'est aussi ce que se demandait son peuple, mais, aimante et douce, toujours la Reine le rassurait, essayant de le rendre plus courageux aux yeux des autres.

Malgré tous ses efforts, un soir de fête, le Roi fut une fois de plus la risée du peuple lorsqu'il se mit à hurler d'effroi, aussi fort que le ferait une jeune fille en détresse, alors qu'un joli chaton était venu se frotter à sa jambe. Ni une ni deux, la courageuse Reine vint une fois de plus à son secours, le libérant de ce fauve aux griffes acérées et au pelage tout doux.
Malheureusement, c'en fut trop pour le Roi. Son peuple se moquait, il le savait. Il était l'époux de la Reine courage, il n'était pas le Roi, juste le bouffon de la Reine...

Ça ne pouvait plus continuer ainsi et il prit alors la plus difficile des décisions pour un homme amoureux. Il ordonna à sa tendre épouse de quitter le château et le royaume, dès le lendemain, ne lui autorisant à emmener qu'une seule chose de son choix.
La Reine fut bien sûr désolée d'une telle décision, mais elle ne tenta pas de raisonner son époux. Elle accepta, mais lui demanda en dernière faveur de lui accorder un diner en tête à tête.
Ainsi, le soir même, leur dernier soir, les deux époux mangèrent en tête à tête et, plus tard, comme prévu, on put apercevoir la Reine quitter le château en pleine nuit, chargée d'une lourde malle.

Le lendemain matin, le Roi s'éveilla... Et poussa immédiatement un cri lorsqu'il vit son épouse endormie à ses côtés, le soleil venant baigner son visage, dans un lit qui n'était pas le sien, dans une chambre douillette qui n'était pas la sienne, dans une petite maison qui n'était certes pas son palais.

- Mais qu'as-tu fais ? Pourquoi suis-je ici ? Où suis-je d'abord ? bégaya le roi, perdu, tentant vainement de retrouver ses esprits.
- Mon aimé, répondit doucement la Reine en se réveillant, tu m'as dit de n'emporter qu'une chose de ce château, et la seule chose qui compte pour moi, c'est toi. Peu importe la maison, la chambre, le lit ou le moment, c'est toi la chose la plus importante.

Son mari le Roi en resta un instant bouche ouverte, puis sourit, comprenant son erreur, et ils rentrèrent tous deux au château où il apprit à devenir plus courageux, par amour.






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MessageSujet: Re: [DIV] Un recueil de contes et légendes   Jeu 29 Mai - 22:32

[HRP : L'auteur - Krova - a donné son accord HRP pour que ce texte soit déposé dans la bibliothèque du Salon et pour une éventuelle publication.]

Citation :


La victoire revient au méritant.

Création de Kalorenne,
lors de la Veillée des Contes de la Chope Sucrée le 23 mai 2014.





L'histoire que je vais vous conter se passe sur Draenor, dans de sombres caves.

Il était une fois, au fond d'une hutte de métal et de peaux, deux orcs que nous connaissons bien. L'un courbé, osseux, au regard mauvais, et l'autre massif, doté d'une armure imposante et le regard plein d'ambition... Gul'dan et son chef de guerre, Main Noire.

Gul'dan dit à Main Noire :
- Dis-moi, puissant chef de guerre, dis-moi, à qui doit revenir le pouvoir ?
Main Noire réfléchit un instant.
- Il revient à celui qui le prend par la force, à celui qui a eu le cran d'avoir de l'ambition.
Gul'dan se plia alors dans l'ombre et Main Noire lui posa la même question.
- Je suis de ton avis, chef de guerre, répondit Gul'Dan de sa voix maléfique, le pouvoir revient aux méritants.

Des jours plus tard, Main Noire revenait d'une bataille, le sang de mes frères et soeurs draeneï coulait de sa hache et derrière lui s'amoncelaient les corps. Gul'dan l'observait, de son petit oeil mesquin, et lui demanda :
- Dis-moi, puissant chef de guerre, dis-moi, à qui doit revenir le butin ?
Main Noire sourit de ses grosses défenses, tenant un bijou draeneï dans sa main et répondit :
- Le butin revient aux forts, à ceux qui ont le courage et la témérité de vouloir s'en emparer !
Gul'dan sourit.
- C'est vrai, mon chef de guerre. Il revient bien entendu... Aux méritants.

Des mois plus tard, Main Noire se tenait devant la Porte des Tenèbres, fraîchement ouverte par Medhiv et ses légions hurlaient de rage, impatientes de pénétrer sur le nouveau monde. Gul'dan, tassé dans l'ombre, s'approcha doucement de l'orc massif, tenant en laisse un garde funeste, et lui demanda.
- Dis-moi, puissant chef de guerre, dis-moi, à qui doit revenir... La puissance ?
Main Noire s'empara de la laisse et poussa sans ménagement le garde funeste soumis vers le portail.
- La puissance revient au plus fort, à celui qui est capable de la dominer et de la contrôler !
Et Gul'dan de le regarder faire, tripotant ses multiples talismans gangrenés.
- Bien entendu, chef de guerre. La puissance revient... Elle revient aux méritants.

Une belle nuit, à la lueur des flammes de la grande ville de Hurlevent, Main Noire gisait, trahi, sur le sol souillé de cendres et de sang. Gul'dan, suivi de ses disciples démonistes tous plus déformés les uns que les autres, caressa son font et lui demanda :
- Dis-moi, puissant chef de guerre, dis-moi, qui a bien pu te mettre dans la tête que la victoire revient aux méritants ?





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MessageSujet: Re: [DIV] Un recueil de contes et légendes   Ven 30 Mai - 16:51

[HRP : L'auteur - Iône - a donné son accord IRP pour que ce texte soit déposé dans la bibliothèque du Salon et pour une éventuelle publication.
Adapté d'un conte musical de Lucien Adès, lui-même inspiré de l'oeuvre d'Antonio Vivaldi.]



Citation :


Les Quatre Saisons.

par Ione Densilla.

Illustrations d'Ambre.


Au commencement, il n'y avait pas grand-chose, il faut bien le dire...





Le monde venait d'être créé.
Il y avait de vastes plaines et de hautes montagnes, de hautes herbes que faisait onduler le vent, quelques rivières silencieuses, et, bien sûr, le soleil et la lune qui se partageaient les cieux, apportant tour à tour chaleur et lumière, puis fraicheur et repos à toutes les créatures vivantes.
Mais la Terre, elle, qui accueillait toute cette vie, était bien seule, se contentant d'observer avec une vague tristesse la joie naïve des êtres vivants, sans jamais pouvoir y prendre part.

Alors l'Univers - certains disent la Nature et d'autres encore Elune - fit venir quatre princes pour la réconforter, afin qu'elle choisisse parmi eux un compagnon, car il n'est pas bon de vivre seul, surtout lorsqu'on vit si longtemps.
Il y avait donc Pêcher, le prince du printemps, Cerise, le prince de l'été, Erable, le prince de l'automne et Sapin, le prince de l'hiver.
Afin de choisir, la Terre décida de passer une journée avec chacun d'eux.





Le premier jour, prince Pêcher se présente à elle et lui offre une robe verte, fleurie de pacifiques, de lys et de roses. Puis, pour la distraire, il appelle les nuages, abreuve les plaines et fait réapparaitre le soleil pour illuminer les champs. Ensuite, pour que la Terre se sente moins seule, il crée un berger et une bergère, ainsi qu'un troupeau de moutons qui parcourent les vastes étendues de son aimée.
Le soir, comblée, la Terre promit qu'ils ne se sépareraient plus.

Le second jour, la Terre se réveille et rencontre prince Cerise.
Tout d'abord, le prince lui donne une nouvelle robe, rouge, orange et jaune, comme un immense tournesol. Il lui offre ensuite un panier de fruits mûrs qu'elle donne aux bergers pour qu'ils aient la force de travailler et enfin, le soir, il la recouvre d'un manteau d'étoiles scintillantes.
La Terre, enchantée, promit, comme le font les Draeneï, qu'ils seraient unis pour toujours.

Le troisième jour, prince Erable vient à sa rencontre, son souffle portant les couleurs de milliers de feuilles. Il habille la Terre d'un manteau brun, rouge et doré et il pose sur elle une couronne de vignes et de raisins. Comme elle semble un peu fatiguée de ses précédentes journées, il lui offre une simple danse, et la bergère et le berger dansent également.
Le soir, Erable s'aperçoit que la Terre a un peu froid, alors il lui offre une écharpe de brouillard.
Devant tant d'attentions, elle promit de rester toujours aux côtés d'Erable.





Le quatrième et dernier jour, c'est au tour de prince Sapin.
Il apporte une belle robe de neige blanche éclatante pour protéger la Terre du froid. Il retrousse ensuite ses manches - Sapin était vêtu à la mode de Dalaran, d'une chemise à manches longues - et bloque les rivières avec de la glace, puis sculpte pour elle des pétales gelés. Enfin, pour les remercier d'avoir accompagné son aimée, il envoie les plantes, les animaux, le berger et la bergère se reposer.
La Terre, blottie dans son manteau de neige, dit qu'elle ne pourra jamais le quitter.

Mais en se réveillant le lendemain, la Terre, bien qu'alanguie, fut à nouveau triste car elle ne savait quel prince choisir. Tous étaient tendres et dévoués et l'absence d'un seul d'entre eux la rendait malheureuse.

Comprenant son trouble et ne voulant pas voir la Terre, si patiente et généreuse, vivre dans le regret, l'Univers - certains disent la Nature et d'autres encore Elune - prit une profonde respiration, regarda les quatre princes, le berger, la bergère et les moutons qui attendaient sa décision, et déclara d'une voix forte, que nul ne songea à contester, que chaque prince passerait une partie de l'année avec la Terre, car la Terre a besoin de la jeunesse du printemps, de la force de l'été, de la sage douceur de l'automne et du calme puissant de l'hiver, et que celui ou celle qui trouverait quelque chose à redire n'aurait qu'à laisser une réclamation dans la petite boîte peinte prévue à cet effet.





Et c'est ainsi que, chaque année, se succèdent les quatre saisons.



Dernière édition par Ambre le Dim 1 Juin - 11:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [DIV] Un recueil de contes et légendes   Ven 30 Mai - 23:42

[HRP : L'auteur - Ambrecroc - a donné son accord IRP pour que ce texte soit déposé dans la bibliothèque du Salon et pour une éventuelle publication.
Adapté d'un conte de Christian Bobin.]


Citation :


Traces d'une vie.

par Ambre.
Veillée des Contes de la Chope Sucrée le 23 mai 2014.



Sur Draenor, on aime à penser qu'un Naaru nous accompagne et nous aide durant tout le temps que nous vivons.
On ne le voit jamais, on ne peut ni lui parler directement ni le toucher, mais il est là, à nos côtés et il veille sur nous, connaissant nos peurs les plus intimes et nos désirs profonds. On l'appelle naa'ti.

Un jour donc, un Draeneï meurt au combat. Il s'est battu comme un lion et rencontre son naa'ti, tout essoufflé, le sang de ses ennemis mêlé à son propre sang. Bien que mort, il a encore la passion et la rage du combat. Il demande à son naa'ti de lui montrer sa longue vie et les traces que son passage a laissé sur notre monde, par curiosité mais aussi par fierté.

Le naa'ti, quant à lui, en a vu bien d'autres et reste imperturbable, un peu blasé peut-être même, face à la fougue et l'enthousiasme du Draeneï puis, dans son infinie sagesse, mais tout de même légèrement amusé, répond :

- Facile, regarde mon fier guerrier...

Un chemin se dessine alors sous les yeux émerveillés du Draeneï, la trace de sa vie, de son enfance jusqu'à son dernier souffle.
Le Draeneï, satisfait, jouant avec ses tentacules faciaux, contemple un long moment le chemin laissé par ses pas sur le sable de son existence, traces de sabots tantôt fermes et décidées, et d'autres fois hésitantes et sinueuses...

Il revoit ainsi les moments avec son père, quand Draenor était entier et qu'il fallait mémoriser l'histoire d'Argus dans les cristaux.
Il revoit son premier amour et croit même se souvenir de l'odeur de sa peau alors qu'ils étaient allongés dans les hautes herbes près d'un ruisseau.
Il revoit son premier fils et les armes en bois qu'il lui avait fabriqué...
Puis Shattrath et la déception de n'avoir pas pu combattre ce jour maudit.

- Mais, s'exclame-t-il soudain, regarde là, les traces s'interrompent et reprennent plus loin !
Le Draeneï est outré, il ne comprend plus.
- Et là aussi, regarde naa'ti, et là encore ! Mon chemin a été effacé par endroits ! Les meilleurs moments !

Le naa'ti reste un instant silencieux puis, dans son infinie douceur, répond au Draeneï suffoquant de rage sous cette flagrante injustice.

- Parfois, ta vie était bien trop lourde pour toi. Alors je te prenais dans mes bras et je te portais, jusqu'à ce que la joie te revienne et que tu puisses continuer ton chemin.

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