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 [CULT] Retranscription des cafés-débats, par le Salon

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Kolben Fracassor

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MessageSujet: [CULT] Retranscription des cafés-débats, par le Salon   Dim 11 Fév - 2:41

Citation :
Sommaire des retranscription

1) "Quelles seront les conséquences à long terme de l'invasion démoniaque ?" (27/01/38, Kharanos)
2) "De nouveaux alliés, de nouveaux défis. Quelles conséquences pour l'Alliance ?" (02/03/38, Hurlevent)
3) "Des changements au sein de la Horde. Que faut-il en comprendre ?" (16/03/38, Hurlevent)
4) "L'Alliance : quelles valeurs, quelle unité ? Qu'est-ce qui tient ensemble les puissances de l'Alliance ? Quelles sont leurs valeurs communes ? Quel vivre ensemble ?" (27/06/38, Hurlevent)


Citation :
Café-débat du Salon : première édition




Informations générales


Date: 27/01/38
Heure de début : 21h30
Heure de fin: 00h00
Lieu: Distillerie Tonnebière, Kharanos
Organisateurs: Pair Ombriel Clairelame, Ordonnateur Kolben Fracassor
Thème: "Quelles seront les conséquences à long terme de l'Invasion Démoniaque ?"
Restauration: Belm Tonnebière, sa famille et leurs employés.

Participants du Salon/présents: Ordonnateur Kolben Fracassor, Pair Ombriel Clairelame, Paire Kelyss, Paire Celyan Belqueria.
Participants "extérieurs"/présents: Mesdames Ione Densilla et Shaela, Messieurs Allifeur Tournepignon, Uoldar, Karneak, Faelan et Gondagar Barbe-Brillante (+3 de ses hommes). Un étudiant dalarien.
TOTAL : 12 présents, 9 sur toute la soirée.

Greffier: Kolben Fracassor
Type de document : Retranscription de débat par ordre chronologique d'expression des idées.


Le débat



Introduction

L'animateur de la soirée, le Pair Ombriel Clairelame, remercia en premier lieu les premiers participants pour leur présence, avant de rappeler le thème du café-débat et d'expliquer son déroulement. La soirée s'articulerait en trois points essentiels : les conséquences directes pour les peuples d'Argus et d'Azéroth, les conséquences économiques pour les sociétés de la Grande Alliance, et les conséquence militaires.

Chaque personne souhaitant prendre la parole était invitée à la demander à l'animateur en levant le poing. Enfin, le professeur Clairelame rappela à chacun de faire preuve de franchise et de courtoisie.

Il laissa ensuite l'ordonnateur Fracassor remercier, lui aussi, les personnes présentes de s'être rassemblées, le Pair Ombriel pour son travail et sa détermination, ainsi que la famille Tonnebière et ses employés pour leur accord. Il en profita également pour rappeler la cause érudite du Salon et sa disposition à renseigner et accueillir toute personne intéressée.








Premier point : les conséquences directes pour les Argusséens et les Azerothiens

C'est tout d'abord la Paire Kelyss, Archonte de l'Arcanum Sanctus (justement mobilisé sur Argus depuis la fin de l'été 37) qui prit la parole à ce sujet.

La question de l'avenir des Roués d'Argus, visiblement les derniers autochtones amicaux de ce monde, se règle assez rapidement. Nos armées ont bel et bien remporté la victoire sur ce front, mais même si la Légion Ardente fut vaincue, Argus est toujours en ses mains. Ce monde est dévasté, brisé et corrompu jusqu'au cœur.

Les Roués ont adopté depuis longtemps un mode de vie discret, pour ainsi dire caché des démons, et cela ne changera certainement pas à l'avenir.
Il est à noter qu'il est certainement possible de réparer le Xénédar (une nef dimensionnelle dont s'est servie l'Armée de la Lumière pour affronter la Légion dans le cosmos, écrasée sur Argus au tout début de la Campagne après avoir été touchée par la Légion), pour autant que les Roués aient le savoir-faire requis et que les démons n'aient pas repris le contrôle de la région concernée.
Allifeur Tournepignon expliqua ensuite que sa principale crainte, pour l'avenir, serait le développement au sein de plusieurs sociétés azérothiennes, notamment les nôtres, de comportements militaires et politiques inconsidérés, ainsi qu'une perte de conscience de leurs conséquences potentiellement graves. Chacun étant alors persuadé que l'on ne saurait faire pire que la Légion elle-même.

L'Ordonnateur Kolben Fracassor abonda en son sens, mais rappela qu'il était également fort possible qu'un sentiment contraire pouvait naître. Une conviction de devoir faire preuve de raison sur toutes les entreprises collectives à mener à la surface du monde, et d'agir pour le protéger.

Cependant, comme le souligna Monsieur Tournepignon, cela pourrait peut-être susciter davantage de tensions, même au sein de l'Alliance et de ses membres, entre ces groupes d'Inconscients et de Protecteurs. Il pense toutefois que l'on devrait enfin profiter d'une période de paix méritée, et que de nouveaux conflits ne devraient pas être attendus avant 5 ou 10 ans.

Or, pour la mage Shaela, de l'Arcanum Sanctus, la possibilité de voir émerger un nouveau conflit majeur est, au contraire, très importante. Le risque que les anciens ennemis le redeviennent, afin de profiter des faiblesses du rival, est très grand. La Horde et l'Alliance sont toujours hostiles l'une envers l'autre, qu'importe les raisons, et il est très peu probable que chacune s'occupe simplement de panser ses blessures. Cela parait assez invraisemblable pour Allifeur, aucune faction n'ayant d'intérêts logiques à entreprendre des manœuvres résolument offensives. L'Archonte Kelyss rappelle pourtant que l'histoire contemporaine prouve, qu'à plusieurs reprises, les deux puissances ont parfois brièvement collaboré contre une menace commune et supérieure, avant de reprendre immédiatement les hostilités par la suite.

Observant un écartement sur le thème militaire de la soirée, l'animateur se permit de recentrer les discussions sur le premier point, posant la question suivante : si les Argusséens ne peuvent reconstruire leur société, peut-on les y aider ?

La réponse fut très clairement négative pour les vétérans de ce front, puisqu'il n'y a, de toute manière, aucun moyen immédiat de retourner sur Argus, et donc, d'y intervenir.

De plus, bien que cela surprit grandement de nombreux membres de l'assemblée, le monde d'Argus se serait incarné sous une forme humanoïde lors du combat final contre la Légion, et fut vaincu par nos armées. Ce monde est donc bel et bien mort, si étrange que cela paraisse aux yeux de beaucoup.

Les dernières discussions sur ce premier point portèrent sur tout ce que l'on pourrait apprendre des peuples des îles Brisées. Une question posée par l'Ordonnateur du Salon à Allifeur Tournepignon, membre de la délégation diplomatique Alliée à Suramar. Le notable gnome rappela tout d'abord les deux motivations principales du projet, qui étaient respectivement l'établissement de relations diplomatiques positives avec l'antique cité, et l'apprentissage sur l'auto-magie (dixit A. Tournepignon) de ses habitants. La Délégation n'a malheureusement pas pu en découvrir beaucoup à ce sujet, les Shal'dorei étant assez secrets. Il est tout de même bon de noter qu'ils disposent d'énormément de connaissance en magie, notamment arcanique. Une magie tournée également sur la forge d'équipements divers, l'herboristerie, et même, fait plus exceptionnel encore, sur le Temps (chronomancie).

Le Professeur Clairelame insista justement sur ce point et exprima son espoir de rester en bons termes avec Suramar à l'avenir, avant d'inviter les différents participants à s'exprimer sur les conséquences économiques.

Second point : conséquences économiques pour l'Alliance

Cette guerre fut longue et brutale, et surtout, très couteuse. Le prix "humain" fut élevé, ainsi que le prix matériel.

L'avenir semble justement très sombre à ce niveau pour l'archonte Kelyss, qui rappelle que de par son statut de dirigeante d'un ordre militaire, elle est très régulièrement confrontée à l'aspect économique de la guerre.

Il semble évident que nous nous dirigions vers une crise économique majeure, comme ce fut le cas à la suite de la Guerre des Terres Gelées.

Les réserves constituées aux fins martiales, à peine restaurées après la guerre d'une année et demi sur Draenor, ont été entièrement épuisées en l'espace de quelques mois. La quête de fournisseurs, toujours plus rares et chers, dut ensuite être accomplie. Suite aux destructions d'ateliers, de zones d'exploitation diverse ou de certaines localités, de nombreuses ressources ont commencé à manquer (comme les munitions spéciales, la nourriture, les armures, équipements et autres matériels militaires de haute technologie, le matériel médical, etc), et leur acheminement sur les zones de front n'était pas assuré.

Les prix ont alors flambé, tous les belligérants voulant le meilleur pour leurs troupes. La guerre ne se gagne pas, en effet, sans matériel, et cela sait (et sut pour l'Invasion aussi) profiter aux industriels et créanciers, qui refusent généralement de (faire) travailler sans rémunération.

A l'heure actuelle, la guerre a poussé de très nombreuses armées et nations à s'endetter lourdement. Certains sauront s'enrichir grâce à cette situation, mais l'économie qui s'en développera ne sera pas saine.

Il ne faut également pas oublier les nombreux vétérans invalides, qui ne pourront plus gagner normalement leurs vies et soutenir des économies déjà affectées.

Pour Gondagar Barbe-Brillante (dignitaire de la Guilde du Fer, et industriel nain), il n'en est cependant rien. Si l'archonte draenei a bien soulevé des points plutôt justes, elle en aurait également levé certains ne présentant aucun rapport avec les conséquences sur le tissu économique d'après-guerre.

Pour lui, un conflit armé n'est pas synonyme de destruction économique, mais permet au contraire une relance économique saine. Les soldats mobilisés recevront bien leurs soldes, et les peuples travailleurs ayant participé à l'effort de guerre sauront trouver leur compte. Pour ne citer qu'un seul exemple, les agriculteurs de la Marche de l'Ouest auraient justement su vendre leurs dernières récoltes à très bon prix.

Ensuite, pour autant que cela soit organisé correctement et sérieusement, tout est à reconstruire. Et la Reconstruction permet justement la Relance, voire la Renaissance économique. La guerre cause de graves dommages à de nombreux niveaux, mais créée également la demande.

Les seuls réels dangers qui pourraient plonger diverses sociétés industrialisées dans la crise sont la qualité du travail presté et des fournitures/ressources (encore) disponibles, ainsi que l'arrivée sur les marchés de certains groupes restés à l'écart jusqu'alors qui prendront, par élimination, la place des anciens.

L'animateur du café-débat insista ensuite sur le fait de ne pas oublier les récentes découvertes sur l'Archipel, se référant notamment à leurs apports en matière de matériaux exploitables et de routes commerciales potentielles.

Tournepignon se montra toutefois dubitatif au sujet des routes commerciales, affirmant qu'il n'y aura probablement pas de réelle occasion de les exploiter, puisqu'elle sera éclipsée par celle de se concentrer, pour chaque pays, sur des projets plus internes (comme la reprise définitive de Gnomeregan pour la Technocratie Gnome).

Il y aurait pourtant une réelle opportunité à saisir concernant le peuple de Haut-Roc, même si elle (Kelyss) reconnait qu'elle ne sera pas fondamentalement exploitable avant quelques années. Les gouvernements étant appauvris, les emprunts provoqueraient de graves inflations pouvant grever dangereusement l'économie. Le meilleur moyen de la relancer durablement serait la colonisation de nouveaux espaces afin d'assurer de grands chantiers de reconstruction (notamment dans l'immobilier, qui reste une valeur sûre), ou l'annulation des dettes, ce qui est beaucoup moins probable.

Troisième point : conséquences militaires

Comme les personnes présentes ont pu en discuter plus tôt dans la soirée (au grand dam de son animateur), il semble évident pour une partie qu'une nouvelle guerre entre les deux principales factions du monde soit inévitable, qu'elle se déclenche tôt ou tard.

"La guerre a vu la formation de nombreux ordres militaires et de diverses unions. Quelles pourraient-être les conséquences, à terme, de l'ultra-militarisation de notre monde ?" (dixit Ombriel Clairelame).

Il est certain qu'une fois l'euphorie de la victoire retombée, les hostilités reviendront, selon le seul gnome de la situation. Toutefois, certains groupes, même parmi les plus (potentiellement) influents resteront neutres. Et il est peu probable que ces hostilités atteignent un niveau supérieur à celui d'une simple guerre ouverte comparable au conflit gnome-gobelin.
Le profeseur Fracassor réaffirme pourtant que la guerre avec la Horde est souhaitée par de nombreux hurleventois et barbes-de-bronzes, même dans les milieux les plus humbles, qui, intuitivement, devraient y être hostile en raison des travers du conflit armé en général et le prix qu'ils devront payer. Elle pourrait peut-être même être particulièrement lourde, vu qu'il n'y a désormais plus d'autres menaces, notamment supérieures, sur lesquelles se concentrer.

Pourtant, pour sa Paire, Kelyss, il est en vérité improbable qu'une guerre de trop grande ampleur survienne après être sorti, au total, de trois ans marqués par deux conflits majeurs, dont le second fut le plus brutal et coûteux. Le Rivage Brisé et Argus furent de véritables saignées, et il n'y a plus assez de ressources, au sens large du terme, pour s'engager dans de nouvelles hostilités, même si cela peut-être effectivement souhaité par beaucoup. Tout du moins, plus assez pour alimenter une guerre comme celle vécue à l'époque de Hurlenfer. Si tel devait être le cas, le prix en serait assurément terrible et probablement sans précédent dans toute l'histoire moderne. Il faut espérer alors que la volonté de survivre sur un monde déjà meurtri l'emportera sur les velléités guerrières.

Si l'on s'engageait sur une telle voie, nous ne pourrions probablement plus nous protéger de nouvelles menaces à l'avenir, et de sauver Azéroth d'une éventuelle nouvelle apocalypse, soit-elle proche ou lointaine.


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Dernière édition par Kolben Fracassor le Mar 3 Juil - 0:32, édité 3 fois
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Kolben Fracassor

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MessageSujet: Re: [CULT] Retranscription des cafés-débats, par le Salon   Sam 24 Mar - 14:38

Citation :
Café-débat du Salon : seconde édition




Informations générales


Date: 02/03/38
Heure de début : 21h15
Heure de fin: 00h30
Lieu: Chope Sucrée, Hurlevent
Organisateurs: Pair Ombriel Clairelame, Ordonnateur Kolben Fracassor
Thème: "De nouveaux alliés, de nouveaux défis. Quels changements pour l'Alliance ?"
Restauration: Chope Sucrée

Participants du Salon/présents: Ordonnateur Kolben Fracassor, Pair Ombriel Clairelame,
Participants "extérieurs"/présents: environ 35 (vers 22h00), environ 15 (vers 23h00,) environ 10 (vers 00h00).

Greffier: Kolben Fracassor
Type de document : Retranscription de débat





Le débat


Introduction

Dame Saco Beckris prit la parole en premier, afin de souhaiter la bienvenue aux premières personnes présentes, annoncer le thème de la soirée et introduire le Salon.

L'Ordonnateur du Salon (Kolben Fracassor), s'exprima ensuite. Il remercia (également) le public pour sa présence, le professeur Clairelame pour sa motivation et son travail, et la gérante de la Chope Sucrée pour son accueil et sa collaboration, avant de présenter brièvement la Loge du Salon.

Enfin, l'animateur de la soirée, le Pair Clairelame, réintroduit le thème du débat avant de réexpliquer le déroulement de la soirée et les modalités concernant les prises de parole.

Trois orateurs, que l'on peut véritablement considérer comme principaux, se sont présentés sur l'estrade de la Chope Sucrée. Pour le plus grand plaisir du public, ceux-ci furent justement des ren'doreis et un sancteforge, qui présentèrent leur ordre et répondirent aux questions. Toutefois, certaines personnes intervinrent pour exprimer leurs propres opinions.




Premier orateur principal : Mal'therran Vent-Solaire

Le Ren'dorei Mal'therran Vent-Solaire fut donc le premier à se présenter sur l'estrade, pour expliquer ses origines et défaire certains préjugés de l'assistance.

D'après le sieur Vent-Solaire, les ren'doreis étaient des hauts-elfes. Plusieurs avaient même combattu les Orcs durant certaines guerres, et c'était justement son cas. Son physique avait quelque peu changé suite à la manipulation de la magie du Vide.
La plupart des Ren'doreis étaient jusqu'à récemment des Sin'doreis. Bannis par leurs anciens compatriotes pour leurs études interdites, les revoilà à présent au sein de l'Alliance.

Première question : Comment peut-on se fier aux Ren'doreis en prenant en compte leurs changements d'allégeance ?

Le sieur Vent-Solaire rappelle que s'ils sont ici, c'est justement parce que leurs anciens frères et sœurs les ont bannis. Les Ren'doreis n'ont plus leur place à Lune-d'Argent, et n'ont donc aucune raison de se battre sous leurs bannières.
"De plus, l'Alliance a quelque chose que n'a pas la Horde : un mentor que les nôtres peuvent suivre, pour qu'ils puissent toujours maîtriser les Murmures. Alleria Coursevent."

Deuxième question : Pourquoi des Sin'doreis se sont-ils intéressés au Vide ?

Mal'Therran ne pouvait pas répondre au nom de tous ses semblables. Dans son cas personnel, c'était essentiellement par curiosité. Nous verrons plus en avant dans ce compte-rendu que la question sera à nouveau posée à la seconde oratrice, qui formulera une réponse plus complète.

Troisième question : Monsieur Vent-Solaire a indiqué que les Ren'doreis avaient Alleria Coursevent comme mentor. Cela sous-entend-il que les elfes du Vide sont aussi instables que le pouvoir qu'ils manipulent ?

L'orateur précise que les siens travaillent chaque jour à l'amélioration de la stabilité de leur état.





Second orateur principal : Yridiel Noctechant

La ren'dorei s'avança sur l'estrade de la Chope à la suite du sieur Vent-Solaire.

En tout premier lieu, elle précisa qu'elle ne pouvait laisser dire que les thalassiens ont été une seule fois des traîtres à l'Alliance. Un choix difficile à dû être pris, motivé par le pragmatisme et la nécessité de survivre. Malgré toutes ces années passées au sein de la Horde, rares sont les Sin'doreis favorables à cette faction. La preuve en est le rapprochement entre les civilisations sin'doreis et Alliées, notamment capotée par les évènements du Trône du Tonnerre.

Première question : que penser de la bombe de mana de Theramore ? Un simple capotage, ou une attaque en règle ?

La destruction de Theramore était en effet une attaque. Une attaque tragique, mais ordonnée par le chef de guerre de l'époque. De plus, la bombe n'était absolument pas sin'dorei. Seule l'étude à son origine l'était.

Première intervention

Le Sancteforge El'roos prit la parole pour défendre les raisons du peuple thalassien d'avoir rejoint la Horde.

"Malgré vos haines justifiées envers cette faction, la Horde n'a rien de démoniaque ou d'impie, et ne cherche pas à détruire ce monde. Leurs ressortissants sont des êtres vivants, tout comme vous, qui luttent pour des raisons essentiellement politiques et culturelles.

Depuis des décennies, votre monde est ravagé par des guerres politiques et culturelles. Le fait que les Sin'doreis aient rejoint la Horde par intérêt n'est ni étonnant, ni reprochable.

Oui, ils ont pris les armes contre nous. Celles et ceux qui sont aujourd'hui des Ren'doreis ont tué des vôtres lorsqu'ils étaient encore de l'autre côté. Mais ils l'ont fait par loyauté envers leurs dirigeants, et pour assurer la survie de leur royaume. Ils l'ont fait pour vaincre vos armées, pas pour vous anéantir.

La vraie question est de se demander ce que vous allez faire par rapport au retour de ces elfes au sein de l'Alliance ? Rejetterez-vous cette chance de retourner la situation à votre avantage en obtenant plus d'informations sur la Horde ? Ou ferez-vous front commun pour vaincre votre rival définitivement et rendre à Quel'Thalas et Lordaeron leur gloire passée ?" (dixit El'roos)

Seconde intervention : C'est ensuite le paladin de la Main d'Argent, Hjolrigg Martèle-Lumière qui intervint.

"En tant que membre de la Main d'argent, je ne suis pas affilié à l'Alliance, mais je l'ai fréquentée suffisamment que pour connaître ses intérêts.

Nul doute que l'intégration des Ren'doreis est plus sujet à débat que celle des Sancteforges. Quand bien même les relations entre l'Alliance et eux ont été instables par le passé, il n'y a jamais eu d'animosité constante.

De grands enjeux attentent l'Alliance, maintenant et après. Si votre faction veut avancer et être à la hauteur de ces enjeux, elle doit laisser le passé où il est. Nous connaissons tous l'ampleur des conséquences du rejet. Même si les doutes peuvent être justifiés, ils sont des parias même pour la Horde. Souhaitez-vous une Alliance durable où toutes les races travaillent ensemble face à un avenir instable et à l'adversité, ou laisser nos alliés être gangrenés par nos doutes ?" (dixit Hjolrigg).

Quatrième intervention : une autre ren'dorei s'exprima ensuite.

Selon elle, il est nécessaire de douter de tout.

"Les histoires sur le fait que les elfes de sang se sont toujours sentis proches de l'Alliance sont des mensonges. Il y a encore parmi nous des fidèles à la Horde qui font actuellement profil bas, mais ourdissent contre l'Alliance.

Faut-il l'ignorer ? Pouvons-nous vraiment dire "Toujours dans l'Alliance" ? Ce n'est absolument pas honnête.

Qu'avons-nous prévu contre Lune-d'Argent, contre ceux qui ne sont pas de notre côté ? C'est la réponse à ces questions que veut l'Alliance, et non des promesses vagues. Il faut accepter ce que nous sommes, et cesser de mentir !"

Dame Noctechant reconnut qu'il était salvateur de douter pour les leurs. Mais douter ne doit pas faire d'eux des nuisibles. Aucune civilisation n'est parfaite, et tout le monde ne partage pas le même avis. Certains Ren'doreis ressentent probablement le mal du pays, mais leur communauté ne se compose pas de traîtres en puissance.

Deuxième question : Pourquoi étudier le Vide ?

"Pour les mêmes raisons qu'un mage se consacre aux arcanes : la connaissance, la survie. Le Vide est une force avec laquelle il faut compter, qu'on le veuille ou non" (dixit Yridiel Noctechant).

Nombreux seraient les elfes du vide à s'en servir car ils ont été touchés, et qu'il est nécessaire de le comprendre pour éviter d'y succomber. Ils cherchent constamment le moyen de mettre ce pouvoir au service de leur nation.

Troisième question : Est-il vraiment sain pour l'Esprit d'un Ren'dorei de douter, lorsque c'est là que se nourrissent les voix qui le harcèle ?

La réponse est sans conteste affirmative, car le Doute fait figure de mise en garde. Il forge l'esprit à toutes les épreuves. Il serait toutefois arrogant de se croire suffisamment armé contre les Chuchotements, et de ne pas garder son esprit alerte.

"Le Doute d'Hier n'est jamais une mauvaise chose tant qu'il est surpassé le Lendemain" (dixit Yridiel Noctechant).




Troisième orateur principal : El'roos

Le seul sancteforge présent ce soir, El'Roos, exposa le cas de ses semblables avant de répondre aux questions que l'on lui poserait.

La plupart des Sancteforges draeneis sont nés après l'invasion d'Argus. Les naarus avaient prévenu les Erédars qu'ils donneraient à la Légion l'arme ultime pour envahir leur monde et lancer la Croisade en se livrant à elle. Cependant, les naarus offrirent la rédemption aux exilés.

Toutefois, ces exilés se divisèrent en deux : les draeneis que l'Alliance a appris à connaître depuis une dizaine d'années, et les Sancteforges.

Les Draeneis "classiques" seraient davantage des émissaires de leur civilisation sur des mondes lointains et seraient voués à survivre si leurs frères et sœurs imprégnés de Lumière échouaient dans leur mission sacrée. Ces-derniers seraient ainsi voués à combattre la Légion pour l'éternité, avec seulement la victoire ou la mort en perspective.

"Nous ne sommes plus des draeneis à proprement parler, toutefois, dans le sens dans notre renaissance dans la Lumière. Il ne s'agit pas d'une métaphore. Nous avons passé des épreuves conclues par un rituel dangereux et éprouvant. Un rituel qui élève notre conscience grâce à des défis spirituels. Une fois ces épreuves remportées, nos corps physiques sont détruits avant d'être entièrement recréés par la Lumière.

Nous sommes entièrement liés à la Lumière et alimentés par elle-même, en plus d'être immortels.

Nous avons également notre propre identité culturelle. Une culture beaucoup plus guerrière, tournée sur la dévotion, la loyauté et la fraternité que nos frères et sœurs.

Nous avons également fait évoluer nos technologies d'Argus en les liant elles-aussi à la Lumière.

Enfin, les Sancteforges ne sont pas que des Draeneis. Nous comptons également des Humains, des Nathrezims et d'autres encore." (dixit El'roos).

Première question : Les sancteforges sont-ils voués au seul combat contre la Légion Ardente ?

Il existait autrefois un certain équilibre, détruit par certains facteurs dont la Légion était le principal et le plus virulent. La principale mission des sancteforges est donc de mettre un terme à cette menace, avant les autres. Elle n'est en effet pas la seule dans notre visée.

"Il existe pour nous plusieurs catégories d'adversaires. Les naturels et inévitables, et les mortels qui ne sont pas à exterminer. Pour citer un exemple concret, nous devons prendre part au conflit mortel d'Azéroth pour l'unifier, et pas seulement dans la Lumière." (dixit El'roos)

Deuxième question : mangez-vous ?

Il n'est pas nécessaire pour un sancteforge de se nourrir comme le fait un mortel, mais ils le peuvent et savent toujours profiter de la saveur des aliments. Par ailleurs, certaines nourritures les ressourcent toujours.

Troisième question : que pensent les sancteforges des Ren'doreis et de leurs pratiques ?

Le combattant El'roos reconnait éprouver un réel dégoût et une aversion profonde pour le Vide et son usage. Mais le pragmatisme l'amène à juger qu'il s'agit d'une décision bénéfique, tant que cette énergie est maîtrisée.

"Au niveau des Sancteforges, toutefois, nous obéissons tous au Grand Exarque. Il nous a ordonné d'accepter les Ren'doreis comme des frères et sœurs, alors nous le faisons. Il est possible que certains d'entre nous puissent se montrer hostiles envers ces elfes de par leurs comportements, ou qu'ils prennent les armes contre eux. Ces sancteforges seront toutefois considérés comme des traîtres et seront éliminés." (dixit El'roos)

Quatrième question : suivez-vous sans vous poser e question la volonté de la Lumière et du Grand Exarque ? Mais quelles garanties avez-vous qu'il s'agisse toujours de bonnes décisions ? Les suivrez-vous quand même si ce n'était pas le cas ?

Le Grand Exarque est élu de la Lumière, mais il est également un sancteforge et un frère d'armes pour eux. Ils lui vouent une confiance totale, car il n'est pas fermé aux conseils et aux critiques. Si un jour, il était réellement amené à prendre une mauvaise décision, ils ne le suivraient pas, car cette décision ne saurait être dictée par la Lumière.

Cinquième question : ne pensez-vous pas que les autres magies de l'univers soient complémentaires, et qu'il est plus important de maintenir l'équilibre plutôt que combattre absolument le Vide ?

"Les autres formes de magie sont des éléments naturels de l'Univers. Le Vide aussi en un sens, mais il est conquérant et s'étend sans cesse. Si rien ni personne n'y résiste, tout finira par disparaître. C'est pour cette raison que le Vide est notre ennemi et que nous devons le combattre et le repousser.

Il apporte la Mort, la mortalité, la peur, le désespoir, la folie. Mais il est vrai qu'à petite dose, il permet encore à la vie d'évoluer et évite que tout ne reste immuable.

Une vie sans maux, sans changements, sans mauvaises surprises est-elle véritablement préférable ?" (dixit El'roos)

Sixième question : Si l'un des vôtres s'en prenaient à vos alliés, il serait éliminé. Mais cela est-il approuvé par la Lumière ?

La réponse est affirmative, car toute vie est sacrée. En éteindre une sans raison justifiable constitue un crime grave et indéfendable. La mort offre à la victime la chance d'obtenir le pardon dans la Lumière.

Septième question : que pensent les Sancteforges de la Cathédrale de la Lumière et de des pratiques des croyants à Hurlevent ?

"Pour nous, les visions humaines de la Lumière sont incomplètes. La cathédrale est un lieu sacré, un havre de paix et de connaissance, en plus d'être un abri contre les forces opposées à la Lumière. Nous saluons sa création et ses attentions actuelles.

Concernant le fait de remédier aux visions incomplètes des humains au sujet de la Lumière, nous préférons laisser ceux qui veulent suivre la voie de la Lumière se présenter à nous en quête e connaissance et de vérité. Nous leur apprendrons à notre rythme, en prenant compte de leurs états.

Il faut préciser que vos visions sont incomplètes, mais pas erronées. La Lumière est une force dont les représentants sont inspirés et viennent par eux-mêmes. Il s'agit avant tout d'un travail spirituel personnel.

Il s'agit d'un enseignement par la découverte de la Lumière et de soi. Nous sommes des guides enseignant la maîtrise et non la compréhension." (dixit El'roos)


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Kolben Fracassor

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MessageSujet: Re: [CULT] Retranscription des cafés-débats, par le Salon   Sam 9 Juin - 20:50

Citation :
Café-débat du Salon : troisième édition




Informations générales


Date: 16/03/38
Heure de début : 21h25
Heure de fin: 00h15
Lieu: Chope Sucrée, Hurlevent
Organisateurs: Pair Ombriel Clairelame, Ordonnateur Kolben Fracassor
Thème: "Des changements au sein de la Horde, que faut-il en comprendre ?"
Restauration: Chope Sucrée

Participants du Salon/présents: Ordonnateur Kolben Fracassor, Pair Ombriel Clairelame,
Participants "extérieurs"/présents: 15 en moyenne tout au long de la soirée.

Greffier: Kolben Fracassor
Type de document : retranscription complète


Le débat



Introduction

Comme lors des deux cafés-débats précédents, l'animateur de la soirée prend la parole en premier afin d'introduire le débat, remercier Dame Bekcris pour son accueil, et présenter le thème de l'évènement.

De nombreux évènements ont eu lieu depuis l'été 36. Vol'jin est mort, Sylvanas Coursevent est arrivée à la tête de la Horde, Anduin Wrynn a hérité de Hurlevent et du commandement de l'Alliance. Récemment, de nouveaux rapprochements diplomatiques ont été entamés. Que penser de tous ces faits ? Faut-il craindre une hausse des tensions, voire pire ?

Le professeur Fracassor prend ensuite la parole pour souhaiter la bienvenue aux personnes déjà présentes et rappeler que la Loge reste à ouverte à qui veut soutenir sa cause de recherche, compilation, préservation et partage du Savoir.

I : Suramar
 
La Horde a tout récemment contracté de nouvelles alliances, avec le peuple tauren de Haut-Roc et les Sacrenuits de Suramar. De fait, elle pourrait prétendre contrôler la majeure partie des Îles Brisées.

Monsieur Allifeur Tournepignon, l'un des gnomes les plus connus de Hurlevent, est présent lors de cette soirée. Le professeur Clairelame rappelle qu'il a participé à la Délégation Alliée en Suramar, et l'invite à s'exprimer au sujet des Shal'doreis.

Le célèbre gnome accepte cette invitation et s'exprime donc sur cette opération diplomatique passée :

"Je rappelle tout d'abord que cette mission diplomatique a eu la suite que l'on connaît, notamment grâce aux Kal'doreis. Toutefois, nous avons tout de même obtenu des renseignements sur ce peuple.

Leurs coutumes trancheront certainement avec les pensées traditionnelles au sein de la Horde. Il s'agit d'un peuple soumis à de très nombreux codes, ancrés dans leur culture depuis des milliers d'années. Leur adhésion à la Horde est surprenante, bien qu'elle soit davantage liée aux déboires diplomatiques darnassiens.

Il est peu probable qu'énormément d'opposition ne se développe au sein des rangs sacrenuits. Car malgré leurs codes, leurs habitudes et leurs aspirations, il s'agit d'un peuple détruite par la guerre récente et partiellement honteux de lui-même. L'élite a disparu, et la cité cherche à se reformer/recomposer. La Horde présente certainement pour eux un moyen de réunir les leurs autour d'objectifs communs. Cela pourrait toutefois toujours changer à l'avenir.

Ils sont perdus et ne connaissent rien au monde moderne. Leurs découvertes et leur ignorance peuvent les mener à commettre des erreurs. D'un autre côté, ils ne seront probablement pas des plus belliqueux. Ils pourraient plutôt chercher à élever la Horde à leur niveau. Et c'est encore là que le vrai danger se présente.

Ils maitrisent des techniques millénaires en matière de magie arcanique, contre lesquelles l'Alliance n'est pas forcément parée. Parmi ces techniques figurent, entre autre, l'auto-magie, la téléportologie avancée, l'infiltration bien plus sophistiquée que celle déjà réalisée par nos armées, etc.

Par précaution, il faut absolument intégrer l'idée que l'adhésion de Suramar dans la Horde doit mener l'Alliance à développer davantage ses technologies, notamment en matière de détection des illusions."

Première question : Si Suramar n'est pas de nôtre côté, nous devons le reprocher aux Kal'doreis ?
=> Les émissaires darnassiens participant à la Délégation Alliée n'auraient pas manqué de glisser, à plusieurs reprises lorsque des entrevues étaient organisées avec des dignitaires sacrenuits, des remarques désagréables à l'égard de leurs hôtes.
La Horde n'aurait eu qu'à antagoniser davantage les elfes de la nuit comme un peuple sauvageon protégeant le moindre bout de forêt "sacrée" afin de priver les Orcs de ressources naturelles désespérément requises.

Deuxième question : nos récentes alliances n'ont-elles pas justement poussé la Horde à contracter les siennes  ?
=> Des alliances ont effectivement été scellées des deux côtés. Et même si personne ne parle de guerre pour l'instant, il est certain que cela puisse accroître les tensions entre les deux factions.

Troisième question : les Sacrenuits disposent de connaissances magiques avancées. Mais ont-ils déjà fait évoluer grandement la maîtrise magique de la Horde au point d'en être inquiet ?
=> Leurs connaissances arcaniques sont, notamment, supérieures à celles des Sin'doreis. Mais autant d'années passées sous un dôme ont plutôt amené un développement de sortilèges liés à l'oisiveté plutôt qu'au militarisme.
Cependant, ils seraient particulièrement doués pour contrer des sorts, et ils travailleront probablement à améliorer les capacités défensives magiques de la Horde.

"La Horde, de son côté, pourrait par contre travailler à améliorer les capacités offensives des Shal'doreis. Il s'agirait d'une combinaison à ne pas sous-estimer." (dixit A. Tournepignon)

Le professeur Clairelame explique, ensuite, qu'il a participé à l'assaut sur le palais de Suramar, et a donc été directement confronté plusieurs fois à la magie sacrenuit. C'est un mythe qu'il compte briser : les compétences d'un mage de guerre, qu'importe ses origines ethniques, dépendent peu de ses connaissances. Les réflexes, l'entraînement et l'adaptabilité sont les trois éléments essentiels à respecter.

Les Sacrenuits sont justement redoutable sur ce point, leurs sorcelames comptant parmi les meilleurs qu'il ait pu rencontrer dans sa vie. D'un autre côté, Ombriel Clairelame affirme que l'on sait comment les affronter, si tel devait être le cas.

II : Haut-Roc

Après avoir conclu le premier point important de la soirée, l'animateur invite toute personne disposant de connaissances sur les Haut-Rocs à s'exprimer face à l'assemblée.

Ce fut le Sombrefer Melkorin qui s'avança sur l'estrade afin d'en parler.

Le peuple de Haut-Roc consiste en un peuple très dispersé sur ses terres, encore fort divisé en plusieurs clans ayant une identité propre et forte. Ces clans se sont réunies pour faire front commun face à la Légion Ardente et à un autre ennemi, héréditaire et autochtone : les drogue-bars.

La tribu Haut-Roc, fondatrice du peuple du même nom, possédait un puissant artéfact hérité de l'antiquité : le marteau de Khaz'gorroth. Le roi drogue-bar vola ce marteau, une relique puissante, lorsque la Légion envahit notre monde. Il fut, fort heureusement, rapidement vaincu, et le marteau fut récupéré par le Kirin Tor.

Aujourd'hui, ce peuple tauren est bien plus uni qu'il y a encore deux années, fédéré par une cheffe puissante. Il compte dans ses rangs d'excellents guerriers et chamans, ainsi que des dresseurs d'aigles géants pouvant leur servir de monture.

Nul doute que les Hauts-Rocs se sont facilement rapprochés des taurens de Mulgore, et sauront renforcer avantageusement la Horde à divers niveaux. Il est également bon de noter que plusieurs drogue-bars se seraient également alliés aux taurens, de par leur opposition à leurs congénères.

Peut-on en apprendre davantage sur le marteau de Khaz'gorroth Les Hauts-Rocs pourraient-ils réclamer son retour ? Est-ce une arme si puissante ?
=> Lors des opérations sur les Îles Brisées, le Kirin Tor a récupéré plusieurs artéfacts antiques très puissants pour s'en servir contre les démons, et, surtout, sceller la Tombe de Sargeras. Actuellement, le marteau n'est techniquement plus aux mains des taurens. Mais étant donné leur récente allégeance à la faction d'Ogrimmar, il est très peu probable que Dalaran permette sciemment à l'une des deux factions influentes d'Azéroth de disposer d'une telle puissance dans le contexte actuel.



III : la chef de guerre Coursevent : que savons-nous, que pouvons-nous penser ?

Après avoir discuté des deux nouveaux peuples membres de la Horde, le Pair Clairelame invita directement la pacifiste Demiora à s'exprimer au sujet de Sylvanas et de son accession aux plus hautes responsabilités au sein de la Horde.

"Bien avant l'arrivée de la Légion Ardente, Sylvanas Coursevent était en charge de Fossoyeuse. Plus rien n'alimentait l'arrivée de nouveaux réprouvés depuis la mort du Roi-Liche. Elle réussit cependant à obtenir une aide quasi mystique pour créer de nouveaux sujets.

Bien que cette découverte puisse assurer l'avenir des Réprouvés, elle ne la rendit pas particulièrement populaire au sein de sa faction. Parmi ses plus fervents opposants au sein de la Horde figuraient les taurens de Mulgore. Leur profond respect pour la Vie les amenaient à répugner les entreprises réprouvées en lien avec la Mort. Il aurait été très difficile à l'époque d'imaginer que la Dame noire puisse diriger la Horde un jour.

Or, lors de l'invasion démoniaque et la débâcle militaire du Rivage Brisé, Vol'jin fut gravement blessé. Bien qu'il fut ramené à Orgrimmar, il ne put survivre à ses blessures. Le troll dut donc choisir son successeur. Une personnalité suffisamment forte pour résister à un ennemi apparemment inextinguible. Il choisit donc de placer face à la Légion ce que la Horde avait de plus dangereux en elle : Sylvanas Coursevent. Nombreux se méfiaient d'elle, mais beaucoup savaient également qu'elle était probablement bien la seule à pouvoir garantir la survie de la Horde. Nul ne pensait véritablement à ce qui arriverait ensuite. La Horde devait survivre à la Légion."

Première question : comme la menace est à présent écartée, risque-t-il d'y avoir des dissensions au sein de la Horde ?
=> Depuis l'obtention de son nouveau pouvoir, beaucoup de choses ont changé. De nombreux membres de la Horde ont pu constater qu'elle leur a bel et bien permis de survivre, même au sein des rangs les plus suspicieux à son égard. Une reconnaissance non négligeable en découle donc.

Deuxième question : une altercation musclée aurait eu lieu en Tornheim, entre Sylvanas et le roi Grisetête. Cette altercation était, paraît-il, liée à un artéfact magique nommé la Cage des Âmes. De quoi s'agit-il ?
=> Dame Demiora reconnait ne pas connaître beaucoup de détails à ce sujet Elle sait toutefois que la chef de guerre se serait rapprochée d'une déesse de la mort locale.

Selon un sire présent dans la salle à ce moment, visiblement détenteur de plus d'informations sur cette déité, il s'agit d'Helya. Autrefois amie du dieu Odyn, elle l'aida à ériger les Salles des Valeureux pour constituer une grande armée des plus braves guerriers vrykuls tombés au combat et réincarné pour combattre éternellement. Les deux figures divines se seraient disputée sur le fait d'user d'âmes de défunts, mais également sur la création des Val'kyrs, alors chargées d'amener ces âmes vers leurs nouveaux corps.
Le Dieu Odyn aurait alors forcé Helya à remplir ce rôle, ce qu'elle fit à contrecoeur jusqu'à ce que l'opportunité se présente de ne plus servir la cause d'Odyn. Helya aurait alors continué à "veiller" sur les âmes de vrykuls morts, cette fois pour créer ses propres guerriers éternels : les kvaldirs. La Câge des Âmes était visiblement un objet permettant à Keyla de soumettre des val'kyrs à sa volonté pour servir ses propres intérêts. Sylvanas parvint pourtant à l'obtenir, afin de convertir une des plus puissantes valkyrs de ce monde : Eyir. Une fois cette entité soumise, Sylvanas aurait pu convertir davantage d'autres val'kyrs à sa cause.

Le professeur Clairelame reprend ensuite la parole :
"Voilà donc une autre initiative importante de Sylvanas depuis le début de son second règne : trouver des moyens de créer de nouveaux réprouvés, protéger et renforcer la Horde. Il y eut quelques escarmouches, mais de véritable guerre. Cependant, depuis quelques mois, nous constatons une montée des tensions entre l'Alliance et le Horde.

Coursevent est parvenue à la tête de la Horde, et elle semble bien y vouloir y rester, et instaurer une ère de prospérité pour sa faction."

Question : en cas de nouveau conflit, le Kirin Tor compte-t-il rester neutre ?
=> "En théorie, oui. Sans vote contraire à celui de l'été 36 relatif à l'admission de la Horde à Dalaran, et sans retour de Portvaillant. A priori, le Kirin Tor se bat pour Azéroth." (dixit O. Clairelame)

III : conclusions

L'Ordonnateur du Salon propose, avant de clôturer le débat, que chaque personne le souhaitant exprime son opinion sur base de la question de la soirée : "Des changements au sein de la Horde, que faut-il en comprendre ?"

Il poursuit sur sa lancée en s'exprimant en premier :
"Cela fait longtemps que je ne suis plus allé sur un front, et je ne suis pas un grand expert militaire. Je me suis toutefois régulièrement tenu au courant des grandes actualités guerrières des dernières années, et je pense pouvoir affirmer que nous sommes de nouveau en guerre depuis au moins l'hiver 35. La Trêve d'Ogrimmar a été rompue sur l'Autre Draenor alors que de nouveaux combats ont été menés sur ce monde entre les deux factions. Mais cette reprise du conflit en serait peut-être restée à un stade négligeable, menant à des combats localisés ici ou là. L'Invasion Démoniaque de l'été 36 a vu Sylvanas devenir chef de guerre, et les rancoeurs ont été ranimées par le Rivage Brisé. Les tensions ont atteint un niveau plus important, mais l'invasion en cours a écarté la possibilité d'une guerre ouverte majeure.

Heureusement et malheureusement, l'Invasion est terminée, et désormais, chaque faction va pouvoir se concentrer sur l'autre. Aucune autre grande menace ne nous concentrera ailleurs. La haine entre les deux camps est grande et bien ancrée, et il faut s'attendre à ce que la pression monte continuellement à moins que les politiques menées des deux côtés ne changent drastiquement. Un nouveau conflit est à craindre, mais il est encore possible qu'il ne soit pas aussi dévastateur que celui des années 30 à 33. Je suis persuadé que la guerre ne va pas être déclarée à court terme, dans les prochains mois. Ce serait plutôt une question d'une ou deux années.

Actuellement, ce sont des politiques de soins, de reconstruction et de renforcement qui sont et seront encore appliquées à court terme. Les dernières nouvelles alliances en représentent une bonne partie selon moi. C'est un mécanisme qui se met en place progressivement, à mon avis plus dans une optique défensive qu'offensive"

Doubhée Beckris s'exprime ensuite :

"Je pense comme Monsieur Fracassor. La guerre n'est certainement pas pour demain, les deux camps ont subi de lourdes pertes, et le conflit ne se déroulera que lorsque les deux seront capables de répliquer aux offenses de l'autre.

Je suis toutefois sûre que ce ne sera pas l'Alliance qui portera le premier coup. La Horde n'attendra probablement pas que nous soyons au mieux pour répliquer."

Le sire Aren, qui s'exprima plus tôt au sujet de Helya, fut le troisième et dernier à donner son avis :

"J'ai récemment mis le pied en Silithus. Les actuelles tensions ne doivent pas être prises à la légère. J'ignore ce qui mettra concrètement le feu aux poudres. En revanche, je sais qu'il y a de la valeur chez certains membres de la Horde. Ces mêmes membres sont parois déjà contraints à affronter les leurs par les idées et, parfois, les armes.

Je suis cependant sûr d'une chose : la Horde agit comme son chef de guerre l'entend. Sylvanas est cupide, sournoise, vicieuse, et la Horde est, actuellement, du même niveau."




Dernière édition par Kolben Fracassor le Mar 3 Juil - 0:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [CULT] Retranscription des cafés-débats, par le Salon   Mar 3 Juil - 0:29

Citation :
Café-débat du Salon : quatrième édition




Informations générales


Date: 27/06/38
Heure de début : 21h15
Heure de fin: 23h20
Lieu: Chope Sucrée, Hurlevent
Organisateurs: Ordonnateur Ombriel Clairelame, Hôte Kolben Fracassor
Thème: "L'Alliance : quelles valeurs, quelle unité ? Qu'est-ce qui tient ensemble les puissances de l'Alliance ? Quelles sont leurs valeurs communes ? Quel vivre ensemble ?"
Restauration: Chope Sucrée

Participants du Salon/présents: Ordonnateur Ombriel Clairelame, Hôte Kolben Fracassor,
Participants "extérieurs"/présents: 5 en moyenne sur toute la soirée

Greffier: Kolben Fracassor
Type de document : retranscription complète


Le débat



Introduction

L'animateur habituel des cafés-débats, Ombriel Clairelame, récemment nommé Ordonnateur du Salon, prend la parole pour se présenter et introduire ce quatrième débat.

"Elfes, nains, gnomes, humains, draeneis, … Tant de facettes différentes, tant de cultures et sociétés aux points de convergences, mais aussi tant de singularités. Pourtant, tous ces peuples se sont réunis sous une même bannière et un même commandement pour affronter un ennemi souvent sans pitié, qui nous a déjà blessés plusieurs fois.

Nous n'avons pas tous le même tabard, mais nous défendons des passions similaires et une même famille : l'Alliance.

Pourquoi ? Quels sont les éléments à l'origine même de l'Alliance ? Quelles valeurs réunissent ses membres sous l'étendard bleu et or ?

Nous en arrivons ainsi à aborder le sujet du café-débat de ce soir : l'Alliance, quelles valeurs et quelle unité ?"

L'animateur rappelle les règles relatives au bon déroulement de la soirée, avant d'entamer la première partie.




I : quelles sont les valeurs communes au différents membres de l'Alliance ?
 

Un ren'dorei s'avance sur l'estrade et estime que, parmi les valeurs défendues par la Grande Alliance figurent probablement la Justice et l'Honneur. Dans un autre contexte, notamment celui de ses frères et sœurs elfiques, l'Alliance permettrait également d'appliquer la volonté de défendre une patrie d'adoption pour ceux ayant volontairement rejoint ses rangs, malgré les préjugés.


Un archimage prend ensuite la parole pour affirmer que les notions de Justice et d'Honneur, que l'on veut plaisamment attribuer à l'Alliance, restent très vagues, contextuelles, remplies de nuances et ne peuvent être des arguments valables.
"La Horde peut elle aussi se targuer de réunir ses membres grâce à ces mêmes valeurs, qui ne sont que des utopies relativement idéalistes véhiculées par l'intelligencia de chaque camp pour motiver ses propres troupes.
C'est la nécessité qui réunit et unit. Par exemple, Hurlevent supplia il y a longtemps les autres royaumes de l'aider face à l'envahisseur orc. Ce n'est que lorsque Hurlevent tomba, et que la menace de la Horde se présenta à leurs portes, que les royaumes s'unirent. La nécessité, celle de survie, ne laissait en vérité pas d'autres choix. Les quel'doreis ont rejoint l'Alliance dans un contexte similaire. Les kaldoreis ont en fait de même, pour affronter la Légion Ardente, puis les Chanteguerres en Orneval. Or, il y a moins d'une génération, ce peuple était parmi les plus isolationnistes et xénophobes du monde. Nous pouvons également observer que les draeneis nous ont rejoint car ils étaient au bord de l'extinction et du désespoir. Pareillement pour les gnomes, qui étaient davantage des réfugiés que de véritables alliés."


Un homme se lève ensuite, et souhaite rappeler que, en règle générale, c'est bien par nécessité que des entités s'unissent. Comme les races de l'Allliance se sont unies car elles ont chacune eu besoin d'aide à un moment donné.
"Mais, face à la barbarie, quelle qu'elle soit, ce n'est pas fondamentalement l'égoïsme mais le partage qui nous a poussé à prendre les armes. Quand bien même la nécessité est le moteur des alliances, la capacité à construire ensemble a fait des hommes et de leurs peuples ce qu'ils sont."


Une jeune femme s'exprime par après pour affirmer qu'effectivement, notre capacité à rester ensemble tient à des commodités.
"Les valeurs que nous pensons défendues par l'Alliance sont avant tout civilisationnelles. La plupart des peuples de notre faction sont sédentaires, ont abordé au moins une fois dans leur histoire les sciences de l'arcane, ont établi des cultes et bâti des temples, et ont une propension à chercher l'Ordre. Si l'Alliance reste unie, c'est grâce aux grandes similarités entre ses membres au niveau de leurs modes de vie. Nous nous retrouvons facilement chez l'autre. Pour cela, il est important de continuer à partager mais aussi de prendre en compte ce qui nous différencie, avant que l'on s'en serve pour nous diviser."




II : de l'Honneur pour l'Alliance


L'animateur du débat souhaite revenir sur la notion d'honneur évoquée plus tôt dans la soirée. Quelle définition peut-on y apporter ? En quoi notre vision de l'Honneur diffère-t-elle de celle de la Horde ?


Une ren'dorei souhaite s'exprimer en premier pour répondre à ces nouvelles questions.
"Lorsque nous vivions encore à Quel'Thalas, et donc au sein de la Horde, nous avons vu l'Honneur. Au fil des années, il a toujours été un prétexte pour justifier tout et n'importe quoi. Qu'il soit lié à une bannière ou une autre, l'Honneur est flou car il a toujours servit de vague justification pour assumer telle ou telle action.
Au sein de la Horde, nous l'avons vu être brandi pour justifier des atrocités ou épargner des vies. Nous l'avons également brandi au sein de l'Alliance pour offrir ce que l'on a désormais pour survivre aux atrocités et protéger notre peuple.


L'Honneur n'est jamais commun à un ensemble. Nous partons accomplir nos devoirs en portant notre honneur avec nous. Il se colporte de l'un à l'autre combattant pour soutenir leurs pairs, leurs amis, leurs citoyens. Le plus important est la manière dont chaque individu conçoit l'Honneur et fait en sorte que les autres perçoivent sa conception en bien.
Le paradoxe de l'Honneur est qu'elle n'a aucune définition stable, mais qu'elle nous guide toujours pour agir en bien comme en mal. Pour l'Alliance, l'Honneur est tout simplement ce que les meilleurs et les plus impliqués en font."


Une jeune humaine prend ensuite la parole :
"Au cours de mes voyages, j'ai pu constater que ceux qui crient le plus à l'Honneur sont encore les Orcs, qui l'avaient perdu et ont longtemps peiné à le retrouver. Ils ont mystifié l'Honneur, à défaut de le défendre. Ce n'est justement pas le problème de l'Alliance, car nous ne mystifions pas ce que nous ne comprenons pas.
Si nous ne disposons pas d'une définition claire de l'Honneur, nous disposons d'une définition du respect. Nous avons des codex de lois, des coutumes relatives à la vie en société avec ses prochains. Nous ne défendons pas d'idéal d'honneur car nous avons le luxe de ne pas l'avoir perdu."


L'archimage du début souhaite ensuite proposer une définition approximative mais potentiellement satisfaisante de l'honneur :
"Il s'agit d'un système de valeurs qui permet à des groupes de se reconnaître ou de se détester légitimement en appliquant les règles qui définissent le système de valeurs.
Ces règles constituent justement le Code d'Honneur du groupe. Certains souhaitent appartenir à tel ou tel groupe, et appliquent donc son code d'honneur. D'autres, défavorables à ce même groupe, rejetteront son code d'honneur et en suivront un autre.
Par exemple, de nombreuses sociétés défendent et font respecter un ensemble de règles et lois parfois tacites qui leur permettent d'exister en affirmant que le vol et le meurtre ne sont pas des activités et des mœurs permettant le développement d'un groupe socialement sain. Or, de nombreux criminels en tout genre, opposés à ces sociétés d'une manière ou d'une autre, parviennent à cohabiter, et forment des réseaux proches d'une véritable société en soi, alors que leurs activités devraient être considérées comme profondément associales. Pour un citoyen moyen ou un guerrier combattant ces criminels, les valeurs que leurs bandes peuvent défendre sont souillées par le déshonneur dû à leurs activités illicites pour la société dont ils font justement partie. Cela car ils ne font tout simplement pas partie du groupe criminel en question, qui ne partage pas le même ensemble de valeurs."


La jeune humaine souhaite alors compléter les propos de l'archimage :
"Si nous appliquons la définition précédemment proposée, l'Honneur est un code de valeurs et de règles comportementales, qui, à la différence d'une loi, sont consenties par tous ceux qui s'y identifient et ne sont pas imposées par des autorités particulières.



L'animateur Clairelame se demande alors ce qui est propre au code d'honneur de l'Alliance.



L'archimage répond alors en premier :
"Au hasard, respecter l'ensemble et servir les souverains légitimes, respecter et servir la Lumière dans la mesure du possible, faire preuve de pseudo-tolérance au goût des classes moyennes directement concernées par le commerce et le recrutement massif pour les armées."


La jeune femme poursuit :
"Le code d'honneur de l'Alliance est certainement basé sur des idéaux éparpillés dans les dogmes religieux et les folklores des différents peuples : le respect de son prochain, l'abnégation vis-à-vis de sa communauté, l'héroïsme inspiré d'anciennes fables, la lutte contre l'adversité, le rassemblement pour cette même lutte.
S'il y a bien un honneur à l'Alliance, c'est celui de veiller sur son prochain."


La tenancière de la Chope Sucrée prend ensuite la parole :
"Pour moi, une grande valeur de l'Alliance réside en sa capacité à accueillir différentes races, leur donner une chance d'être ici et de se reconstruire. Ces races accueillies sont heureuses d'être là, et profitent des bienfaits garantis par l'Alliance pour recevoir et donner. Tout le monde est gagnant, et c'est encore ce que j'apprécie le plus à Hurlevent où tout le monde se mélange."


Un homme s'étant exprimé plus tôt dans la soirée souhaite recentrer la discussion sur la question initiale, qui portait sur les valeurs qui rassemblent l'Alliance :
"Les interventions précédentes portaient sur l'honneur, et la nécessité de comprendre que cette notion était à l'origine de différences susceptibles de nous diviser. Concernant la Horde, nul n'ignore leur cri de guerre "Force et Honneur", et les carnages qui suivent.
L'archimage a également mentionné l'honneur des bandits qui méprisent la justice en passant outre la barrière séparant criminalité et civilité.
En outre, nombre de nos valeurs sont partagées par la Horde. Tous semblent animés d'intentions louables.
Je souhaite recentrer l'opinion publique sur la nécessité du partage. Comme l'a souligné dame Beckris, ce partage nous amène à défendre des valeurs de bonté, de curiosité, d'entraide et d'abnégation. Nous n'avons pas, en vérité, besoin de codes ou de lois pour rester unis. La discipline garantit l'ordre au sein de l'Alliance, mais elle n'en est pas sa base.
Aussi, c'est la grandeur d'âme de notre peuple et de nos alliés qui nous unit réellement."


Une dame prend ensuite la parole :
"Certains ont souligné le fait que l'Alliance accueille de nombreux peuples, et c'est vrai. Tout comme pour la Horde.
L'ensemble forme une grande richesse, ce qui est tout aussi vrai. Tout comme pour la Horde.
Mais, la volonté d'unité exposée par certains intervenants est surtout portée par les dirigeants de chaque peuple allié. En pratique, nous pouvons constater l'intolérance chronique des habitants de Hurlevent, pour citer l'exemple le plus flagrant.
La différence fondamentale entre la Horde et l'Alliance est celle-ci : si je crie "pour la Horde" à Orgrimmar, tous se retourneront pour voir ce qui se passe et apporter leur aide. Si je crie "pour l'Alliance" à Hurlevent, tous se retourneront et me regarderont comme une bête curieuse.
La volonté d'unir des peuples est uniquement celle des dirigeants de l'Alliance. Leurs peuples en sont, hélas, encore loin. Ce problème existe justement moins au sein de la Horde."





III : de l'aspect militaire et culturel de l'unité alliée


L'animateur du café-débat remarque que les intervenants se sont focalisés sur les notions de partage, d'accueil et d'honneur. Mais que partage l'Alliance d'un point de vue militaire, culturel et religieux ?


L'homme s'étant exprimé plus tôt reprend la parole :
"Vous soulignez les points représentant la grande force de notre Alliance. Nous avons dû assimiler la culture de chaque race qui compose la faction, et lorsque la cohabitation est impossible, tout se fait dans le plus grand respect.
Par exemple, le culte ou l'architecture kaldorei ne pose de problème à aucun de ses alliés, et réciproquement. Je ne citerai pas tous les exemples imaginables, chacun pouvant trouver de quoi illustrer notre formidable capacité d'entente et d'échange entre nos peuples.
Militairement, la couronne encadre cet aspect du partage. L'unité garantit notre force, il n'y a pas de place pour des milices privées, chaque bataillon est régit par l'atteinte d'objectifs distincts. Au final, chacun n'a à répondre qu'au Haut-Roi et son conseil de guerre. Le problème de ce postulat, et chacun l'aura remarqué, est que ce fait ne nous différencie pas de la Horde."



L'archimage décide de poursuivre :
"A part la 7ème Légion, connue pour ses grands exploits et son statut d'élite martiale, ainsi que le SI:7 qui, à la base affilié à Hurlevent et donc humain, accepte aujourd'hui toutes les races pour des raisons de commodités évidentes, chaque peuple dispose de sa propre armée et l'engage sur base des directives de chefs appartenant à un conseil militaire dirigé par un haut-roi. De fait, l'Alliance est divisée en armées multiples reliées par un service de renseignement commun au service direct d'un roi humain qui, de fait et en tant que roi humain fils de héros, est à la tête du conseil militaire et de l'ensemble des forces disparates étalées un peu partout dans le monde.
Tout cela est très fragile et est directement lié à une question de politique. Si ce conseil ne s'entendait plus du jour au lendemain, les armées alliées seraient aussitôt dispersées.
Culturellement, nos peuples n'ont rien en commun, à l'exception de l'amour qu'ils portent à l'Ordre, ainsi que le respect de règles et lois établies par des autorités supérieures révérées comme des idoles.
Enfin, absolument rien ne rassemble les alliés sur le plan religieux."


La jeune femme complète alors les propos de l'archimage ;
"En effet, militairement, nous sommes proches du degré zéro. Aucune collaboration militaire réelle n'est effective entre nos peuples, et lorsque ce fut le cas, cela se solda systématiquement par un statu quo.
Ne parlons pas des plus puissantes menaces que nous aurions supposément abattues ensemble, comme le Roi-Liche : envoyer des groupes de mercenaires dans une grotte ou des ruines n'est pas le summum de l'organisation militaire. Je n'ai tout simplement pas le souvenir d'une seule bataille où chaque armée alliée n'ait été présente."


Une série de réactions suit, en opposition aux propos formulés par la jeune femme, tantôt pour dénoncer des mensonges éhontés, tantôt pour critiquer une interprétation toute relative du statu quo militaire, tantôt pour exposer quelques faits où les armées alliées auraient bel et bien combattu ensemble.


L'animateur, Ombriel Clairelame, en profite pour apporter les précisions suivantes :
"Au cours de notre Histoire, de nombreuses batailles  furent menées par l'Alliance qui sut prouver son unité militaire. Certes, les armées de chaque peuple n'ont pas toujours été réunies à chaque fois, mais elles étaient alors présentes en tant que soutiens ou tout simplement postées ailleurs. Il est nécessaire de ne pas confondre statu quo et non-paricipation commune."




III : conclusion

L'Ordonnateur du Salon clôture donc cette quatrième édition du café-débat.


"Il m'est pratiquement impossible de résumer ce débat autour d'une conception générale, tant les positions furent différentes et parfois opposées. Mais je peux néanmoins en dégager quelques points.
Premièrement, l'Alliance trouve son origine dans la nécessité de survie de ses membres. Un besoin de se défendre face à un ennemi. Mais comment préserver l'Alliance ? Par le commerce, les relations diplomatiques, l'échange culturel (Hurlevent en est la preuve), et l'entraide.


Nous avons également parlé d'autres valeurs, dont certaines sont souvent revenues : l'Ordre, le Respect ou encore la protection du faible. Notre code d'honneur, pour reprendre l'expression utilisée lors de la soirée, est chevaleresque où celui de la Horde serait bien plus guerrier.


Enfin, et ce point suscita le plus de tension, nos forces militaires, depuis plus de vingt ans, travaillent de concert. Lors de grandes opérations (Norfendre, Outreterre, Porte des Ténèbres, Rivage Brisé, …), nous étions unis sous un même drapeau. Certains voient cette union comme hypocrite, d'autres comme trop idéaliste. Je ne sais personnellement pas où me placer.


Nos différences sont importantes, mais les similitudes entre nos peuples et nos aspirations communes forgent notre unité."



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