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 [CULT] Retranscription des cafés-débats, par le Salon

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Kolben Fracassor

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MessageSujet: [CULT] Retranscription des cafés-débats, par le Salon   Dim 11 Fév - 2:41

Citation :
Sommaire des retranscription

1) "Quelles seront les conséquences à long terme de l'invasion démoniaque ?" (27/01/38, Kharanos)
2) "De nouveaux alliés, de nouveaux défis. Quelles conséquences pour l'Alliance ?" (02/03/38, Hurlevent)


Citation :
Café-débat du Salon : première édition




Informations générales


Date: 27/01/38
Heure de début : 21h30
Heure de fin: 00h00
Lieu: Distillerie Tonnebière, Kharanos
Organisateurs: Pair Ombriel Clairelame, Ordonnateur Kolben Fracassor
Thème: "Quelles seront les conséquences à long terme de l'Invasion Démoniaque ?"
Restauration: Belm Tonnebière, sa famille et leurs employés.

Participants du Salon/présents: Ordonnateur Kolben Fracassor, Pair Ombriel Clairelame, Paire Kelyss, Paire Celyan Belqueria.
Participants "extérieurs"/présents: Mesdames Ione Densilla et Shaela, Messieurs Allifeur Tournepignon, Uoldar, Karneak, Faelan et Gondagar Barbe-Brillante (+3 de ses hommes). Un étudiant dalarien.
TOTAL : 12 présents, 9 sur toute la soirée.

Greffier: Kolben Fracassor
Type de document : Retranscription de débat par ordre chronologique d'expression des idées.


Le débat



Introduction

L'animateur de la soirée, le Pair Ombriel Clairelame, remercia en premier lieu les premiers participants pour leur présence, avant de rappeler le thème du café-débat et d'expliquer son déroulement. La soirée s'articulerait en trois points essentiels : les conséquences directes pour les peuples d'Argus et d'Azéroth, les conséquences économiques pour les sociétés de la Grande Alliance, et les conséquence militaires.

Chaque personne souhaitant prendre la parole était invitée à la demander à l'animateur en levant le poing. Enfin, le professeur Clairelame rappela à chacun de faire preuve de franchise et de courtoisie.

Il laissa ensuite l'ordonnateur Fracassor remercier, lui aussi, les personnes présentes de s'être rassemblées, le Pair Ombriel pour son travail et sa détermination, ainsi que la famille Tonnebière et ses employés pour leur accord. Il en profita également pour rappeler la cause érudite du Salon et sa disposition à renseigner et accueillir toute personne intéressée.








Premier point : les conséquences directes pour les Argusséens et les Azerothiens

C'est tout d'abord la Paire Kelyss, Archonte de l'Arcanum Sanctus (justement mobilisé sur Argus depuis la fin de l'été 37) qui prit la parole à ce sujet.

La question de l'avenir des Roués d'Argus, visiblement les derniers autochtones amicaux de ce monde, se règle assez rapidement. Nos armées ont bel et bien remporté la victoire sur ce front, mais même si la Légion Ardente fut vaincue, Argus est toujours en ses mains. Ce monde est dévasté, brisé et corrompu jusqu'au cœur.

Les Roués ont adopté depuis longtemps un mode de vie discret, pour ainsi dire caché des démons, et cela ne changera certainement pas à l'avenir.
Il est à noter qu'il est certainement possible de réparer le Xénédar (une nef dimensionnelle dont s'est servie l'Armée de la Lumière pour affronter la Légion dans le cosmos, écrasée sur Argus au tout début de la Campagne après avoir été touchée par la Légion), pour autant que les Roués aient le savoir-faire requis et que les démons n'aient pas repris le contrôle de la région concernée.
Allifeur Tournepignon expliqua ensuite que sa principale crainte, pour l'avenir, serait le développement au sein de plusieurs sociétés azérothiennes, notamment les nôtres, de comportements militaires et politiques inconsidérés, ainsi qu'une perte de conscience de leurs conséquences potentiellement graves. Chacun étant alors persuadé que l'on ne saurait faire pire que la Légion elle-même.

L'Ordonnateur Kolben Fracassor abonda en son sens, mais rappela qu'il était également fort possible qu'un sentiment contraire pouvait naître. Une conviction de devoir faire preuve de raison sur toutes les entreprises collectives à mener à la surface du monde, et d'agir pour le protéger.

Cependant, comme le souligna Monsieur Tournepignon, cela pourrait peut-être susciter davantage de tensions, même au sein de l'Alliance et de ses membres, entre ces groupes d'Inconscients et de Protecteurs. Il pense toutefois que l'on devrait enfin profiter d'une période de paix méritée, et que de nouveaux conflits ne devraient pas être attendus avant 5 ou 10 ans.

Or, pour la mage Shaela, de l'Arcanum Sanctus, la possibilité de voir émerger un nouveau conflit majeur est, au contraire, très importante. Le risque que les anciens ennemis le redeviennent, afin de profiter des faiblesses du rival, est très grand. La Horde et l'Alliance sont toujours hostiles l'une envers l'autre, qu'importe les raisons, et il est très peu probable que chacune s'occupe simplement de panser ses blessures. Cela parait assez invraisemblable pour Allifeur, aucune faction n'ayant d'intérêts logiques à entreprendre des manœuvres résolument offensives. L'Archonte Kelyss rappelle pourtant que l'histoire contemporaine prouve, qu'à plusieurs reprises, les deux puissances ont parfois brièvement collaboré contre une menace commune et supérieure, avant de reprendre immédiatement les hostilités par la suite.

Observant un écartement sur le thème militaire de la soirée, l'animateur se permit de recentrer les discussions sur le premier point, posant la question suivante : si les Argusséens ne peuvent reconstruire leur société, peut-on les y aider ?

La réponse fut très clairement négative pour les vétérans de ce front, puisqu'il n'y a, de toute manière, aucun moyen immédiat de retourner sur Argus, et donc, d'y intervenir.

De plus, bien que cela surprit grandement de nombreux membres de l'assemblée, le monde d'Argus se serait incarné sous une forme humanoïde lors du combat final contre la Légion, et fut vaincu par nos armées. Ce monde est donc bel et bien mort, si étrange que cela paraisse aux yeux de beaucoup.

Les dernières discussions sur ce premier point portèrent sur tout ce que l'on pourrait apprendre des peuples des îles Brisées. Une question posée par l'Ordonnateur du Salon à Allifeur Tournepignon, membre de la délégation diplomatique Alliée à Suramar. Le notable gnome rappela tout d'abord les deux motivations principales du projet, qui étaient respectivement l'établissement de relations diplomatiques positives avec l'antique cité, et l'apprentissage sur l'auto-magie (dixit A. Tournepignon) de ses habitants. La Délégation n'a malheureusement pas pu en découvrir beaucoup à ce sujet, les Shal'dorei étant assez secrets. Il est tout de même bon de noter qu'ils disposent d'énormément de connaissance en magie, notamment arcanique. Une magie tournée également sur la forge d'équipements divers, l'herboristerie, et même, fait plus exceptionnel encore, sur le Temps (chronomancie).

Le Professeur Clairelame insista justement sur ce point et exprima son espoir de rester en bons termes avec Suramar à l'avenir, avant d'inviter les différents participants à s'exprimer sur les conséquences économiques.

Second point : conséquences économiques pour l'Alliance

Cette guerre fut longue et brutale, et surtout, très couteuse. Le prix "humain" fut élevé, ainsi que le prix matériel.

L'avenir semble justement très sombre à ce niveau pour l'archonte Kelyss, qui rappelle que de par son statut de dirigeante d'un ordre militaire, elle est très régulièrement confrontée à l'aspect économique de la guerre.

Il semble évident que nous nous dirigions vers une crise économique majeure, comme ce fut le cas à la suite de la Guerre des Terres Gelées.

Les réserves constituées aux fins martiales, à peine restaurées après la guerre d'une année et demi sur Draenor, ont été entièrement épuisées en l'espace de quelques mois. La quête de fournisseurs, toujours plus rares et chers, dut ensuite être accomplie. Suite aux destructions d'ateliers, de zones d'exploitation diverse ou de certaines localités, de nombreuses ressources ont commencé à manquer (comme les munitions spéciales, la nourriture, les armures, équipements et autres matériels militaires de haute technologie, le matériel médical, etc), et leur acheminement sur les zones de front n'était pas assuré.

Les prix ont alors flambé, tous les belligérants voulant le meilleur pour leurs troupes. La guerre ne se gagne pas, en effet, sans matériel, et cela sait (et sut pour l'Invasion aussi) profiter aux industriels et créanciers, qui refusent généralement de (faire) travailler sans rémunération.

A l'heure actuelle, la guerre a poussé de très nombreuses armées et nations à s'endetter lourdement. Certains sauront s'enrichir grâce à cette situation, mais l'économie qui s'en développera ne sera pas saine.

Il ne faut également pas oublier les nombreux vétérans invalides, qui ne pourront plus gagner normalement leurs vies et soutenir des économies déjà affectées.

Pour Gondagar Barbe-Brillante (dignitaire de la Guilde du Fer, et industriel nain), il n'en est cependant rien. Si l'archonte draenei a bien soulevé des points plutôt justes, elle en aurait également levé certains ne présentant aucun rapport avec les conséquences sur le tissu économique d'après-guerre.

Pour lui, un conflit armé n'est pas synonyme de destruction économique, mais permet au contraire une relance économique saine. Les soldats mobilisés recevront bien leurs soldes, et les peuples travailleurs ayant participé à l'effort de guerre sauront trouver leur compte. Pour ne citer qu'un seul exemple, les agriculteurs de la Marche de l'Ouest auraient justement su vendre leurs dernières récoltes à très bon prix.

Ensuite, pour autant que cela soit organisé correctement et sérieusement, tout est à reconstruire. Et la Reconstruction permet justement la Relance, voire la Renaissance économique. La guerre cause de graves dommages à de nombreux niveaux, mais créée également la demande.

Les seuls réels dangers qui pourraient plonger diverses sociétés industrialisées dans la crise sont la qualité du travail presté et des fournitures/ressources (encore) disponibles, ainsi que l'arrivée sur les marchés de certains groupes restés à l'écart jusqu'alors qui prendront, par élimination, la place des anciens.

L'animateur du café-débat insista ensuite sur le fait de ne pas oublier les récentes découvertes sur l'Archipel, se référant notamment à leurs apports en matière de matériaux exploitables et de routes commerciales potentielles.

Tournepignon se montra toutefois dubitatif au sujet des routes commerciales, affirmant qu'il n'y aura probablement pas de réelle occasion de les exploiter, puisqu'elle sera éclipsée par celle de se concentrer, pour chaque pays, sur des projets plus internes (comme la reprise définitive de Gnomeregan pour la Technocratie Gnome).

Il y aurait pourtant une réelle opportunité à saisir concernant le peuple de Haut-Roc, même si elle (Kelyss) reconnait qu'elle ne sera pas fondamentalement exploitable avant quelques années. Les gouvernements étant appauvris, les emprunts provoqueraient de graves inflations pouvant grever dangereusement l'économie. Le meilleur moyen de la relancer durablement serait la colonisation de nouveaux espaces afin d'assurer de grands chantiers de reconstruction (notamment dans l'immobilier, qui reste une valeur sûre), ou l'annulation des dettes, ce qui est beaucoup moins probable.

Troisième point : conséquences militaires

Comme les personnes présentes ont pu en discuter plus tôt dans la soirée (au grand dam de son animateur), il semble évident pour une partie qu'une nouvelle guerre entre les deux principales factions du monde soit inévitable, qu'elle se déclenche tôt ou tard.

"La guerre a vu la formation de nombreux ordres militaires et de diverses unions. Quelles pourraient-être les conséquences, à terme, de l'ultra-militarisation de notre monde ?" (dixit Ombriel Clairelame).

Il est certain qu'une fois l'euphorie de la victoire retombée, les hostilités reviendront, selon le seul gnome de la situation. Toutefois, certains groupes, même parmi les plus (potentiellement) influents resteront neutres. Et il est peu probable que ces hostilités atteignent un niveau supérieur à celui d'une simple guerre ouverte comparable au conflit gnome-gobelin.
Le profeseur Fracassor réaffirme pourtant que la guerre avec la Horde est souhaitée par de nombreux hurleventois et barbes-de-bronzes, même dans les milieux les plus humbles, qui, intuitivement, devraient y être hostile en raison des travers du conflit armé en général et le prix qu'ils devront payer. Elle pourrait peut-être même être particulièrement lourde, vu qu'il n'y a désormais plus d'autres menaces, notamment supérieures, sur lesquelles se concentrer.

Pourtant, pour sa Paire, Kelyss, il est en vérité improbable qu'une guerre de trop grande ampleur survienne après être sorti, au total, de trois ans marqués par deux conflits majeurs, dont le second fut le plus brutal et coûteux. Le Rivage Brisé et Argus furent de véritables saignées, et il n'y a plus assez de ressources, au sens large du terme, pour s'engager dans de nouvelles hostilités, même si cela peut-être effectivement souhaité par beaucoup. Tout du moins, plus assez pour alimenter une guerre comme celle vécue à l'époque de Hurlenfer. Si tel devait être le cas, le prix en serait assurément terrible et probablement sans précédent dans toute l'histoire moderne. Il faut espérer alors que la volonté de survivre sur un monde déjà meurtri l'emportera sur les velléités guerrières.

Si l'on s'engageait sur une telle voie, nous ne pourrions probablement plus nous protéger de nouvelles menaces à l'avenir, et de sauver Azéroth d'une éventuelle nouvelle apocalypse, soit-elle proche ou lointaine.


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Kolben Fracassor

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MessageSujet: Re: [CULT] Retranscription des cafés-débats, par le Salon   Sam 24 Mar - 14:38

Citation :
Café-débat du Salon : seconde édition




Informations générales


Date: 02/03/38
Heure de début : 21h15
Heure de fin: 00h30
Lieu: Chope Sucrée, Hurlevent
Organisateurs: Pair Ombriel Clairelame, Ordonnateur Kolben Fracassor
Thème: "De nouveaux alliés, de nouveaux défis. Quels changements pour l'Alliance ?"
Restauration: Chope Sucrée

Participants du Salon/présents: Ordonnateur Kolben Fracassor, Pair Ombriel Clairelame,
Participants "extérieurs"/présents: environ 35 (vers 22h00), environ 15 (vers 23h00,) environ 10 (vers 00h00).

Greffier: Kolben Fracassor
Type de document : Retranscription de débat





Le débat


Introduction

Dame Saco Beckris prit la parole en premier, afin de souhaiter la bienvenue aux premières personnes présentes, annoncer le thème de la soirée et introduire le Salon.

L'Ordonnateur du Salon (Kolben Fracassor), s'exprima ensuite. Il remercia (également) le public pour sa présence, le professeur Clairelame pour sa motivation et son travail, et la gérante de la Chope Sucrée pour son accueil et sa collaboration, avant de présenter brièvement la Loge du Salon.

Enfin, l'animateur de la soirée, le Pair Clairelame, réintroduit le thème du débat avant de réexpliquer le déroulement de la soirée et les modalités concernant les prises de parole.

Trois orateurs, que l'on peut véritablement considérer comme principaux, se sont présentés sur l'estrade de la Chope Sucrée. Pour le plus grand plaisir du public, ceux-ci furent justement des ren'doreis et un sancteforge, qui présentèrent leur ordre et répondirent aux questions. Toutefois, certaines personnes intervinrent pour exprimer leurs propres opinions.




Premier orateur principal : Mal'therran Vent-Solaire

Le Ren'dorei Mal'therran Vent-Solaire fut donc le premier à se présenter sur l'estrade, pour expliquer ses origines et défaire certains préjugés de l'assistance.

D'après le sieur Vent-Solaire, les ren'doreis étaient des hauts-elfes. Plusieurs avaient même combattu les Orcs durant certaines guerres, et c'était justement son cas. Son physique avait quelque peu changé suite à la manipulation de la magie du Vide.
La plupart des Ren'doreis étaient jusqu'à récemment des Sin'doreis. Bannis par leurs anciens compatriotes pour leurs études interdites, les revoilà à présent au sein de l'Alliance.

Première question : Comment peut-on se fier aux Ren'doreis en prenant en compte leurs changements d'allégeance ?

Le sieur Vent-Solaire rappelle que s'ils sont ici, c'est justement parce que leurs anciens frères et sœurs les ont bannis. Les Ren'doreis n'ont plus leur place à Lune-d'Argent, et n'ont donc aucune raison de se battre sous leurs bannières.
"De plus, l'Alliance a quelque chose que n'a pas la Horde : un mentor que les nôtres peuvent suivre, pour qu'ils puissent toujours maîtriser les Murmures. Alleria Coursevent."

Deuxième question : Pourquoi des Sin'doreis se sont-ils intéressés au Vide ?

Mal'Therran ne pouvait pas répondre au nom de tous ses semblables. Dans son cas personnel, c'était essentiellement par curiosité. Nous verrons plus en avant dans ce compte-rendu que la question sera à nouveau posée à la seconde oratrice, qui formulera une réponse plus complète.

Troisième question : Monsieur Vent-Solaire a indiqué que les Ren'doreis avaient Alleria Coursevent comme mentor. Cela sous-entend-il que les elfes du Vide sont aussi instables que le pouvoir qu'ils manipulent ?

L'orateur précise que les siens travaillent chaque jour à l'amélioration de la stabilité de leur état.





Second orateur principal : Yridiel Noctechant

La ren'dorei s'avança sur l'estrade de la Chope à la suite du sieur Vent-Solaire.

En tout premier lieu, elle précisa qu'elle ne pouvait laisser dire que les thalassiens ont été une seule fois des traîtres à l'Alliance. Un choix difficile à dû être pris, motivé par le pragmatisme et la nécessité de survivre. Malgré toutes ces années passées au sein de la Horde, rares sont les Sin'doreis favorables à cette faction. La preuve en est le rapprochement entre les civilisations sin'doreis et Alliées, notamment capotée par les évènements du Trône du Tonnerre.

Première question : que penser de la bombe de mana de Theramore ? Un simple capotage, ou une attaque en règle ?

La destruction de Theramore était en effet une attaque. Une attaque tragique, mais ordonnée par le chef de guerre de l'époque. De plus, la bombe n'était absolument pas sin'dorei. Seule l'étude à son origine l'était.

Première intervention

Le Sancteforge El'roos prit la parole pour défendre les raisons du peuple thalassien d'avoir rejoint la Horde.

"Malgré vos haines justifiées envers cette faction, la Horde n'a rien de démoniaque ou d'impie, et ne cherche pas à détruire ce monde. Leurs ressortissants sont des êtres vivants, tout comme vous, qui luttent pour des raisons essentiellement politiques et culturelles.

Depuis des décennies, votre monde est ravagé par des guerres politiques et culturelles. Le fait que les Sin'doreis aient rejoint la Horde par intérêt n'est ni étonnant, ni reprochable.

Oui, ils ont pris les armes contre nous. Celles et ceux qui sont aujourd'hui des Ren'doreis ont tué des vôtres lorsqu'ils étaient encore de l'autre côté. Mais ils l'ont fait par loyauté envers leurs dirigeants, et pour assurer la survie de leur royaume. Ils l'ont fait pour vaincre vos armées, pas pour vous anéantir.

La vraie question est de se demander ce que vous allez faire par rapport au retour de ces elfes au sein de l'Alliance ? Rejetterez-vous cette chance de retourner la situation à votre avantage en obtenant plus d'informations sur la Horde ? Ou ferez-vous front commun pour vaincre votre rival définitivement et rendre à Quel'Thalas et Lordaeron leur gloire passée ?" (dixit El'roos)

Seconde intervention : C'est ensuite le paladin de la Main d'Argent, Hjolrigg Martèle-Lumière qui intervint.

"En tant que membre de la Main d'argent, je ne suis pas affilié à l'Alliance, mais je l'ai fréquentée suffisamment que pour connaître ses intérêts.

Nul doute que l'intégration des Ren'doreis est plus sujet à débat que celle des Sancteforges. Quand bien même les relations entre l'Alliance et eux ont été instables par le passé, il n'y a jamais eu d'animosité constante.

De grands enjeux attentent l'Alliance, maintenant et après. Si votre faction veut avancer et être à la hauteur de ces enjeux, elle doit laisser le passé où il est. Nous connaissons tous l'ampleur des conséquences du rejet. Même si les doutes peuvent être justifiés, ils sont des parias même pour la Horde. Souhaitez-vous une Alliance durable où toutes les races travaillent ensemble face à un avenir instable et à l'adversité, ou laisser nos alliés être gangrenés par nos doutes ?" (dixit Hjolrigg).

Quatrième intervention : une autre ren'dorei s'exprima ensuite.

Selon elle, il est nécessaire de douter de tout.

"Les histoires sur le fait que les elfes de sang se sont toujours sentis proches de l'Alliance sont des mensonges. Il y a encore parmi nous des fidèles à la Horde qui font actuellement profil bas, mais ourdissent contre l'Alliance.

Faut-il l'ignorer ? Pouvons-nous vraiment dire "Toujours dans l'Alliance" ? Ce n'est absolument pas honnête.

Qu'avons-nous prévu contre Lune-d'Argent, contre ceux qui ne sont pas de notre côté ? C'est la réponse à ces questions que veut l'Alliance, et non des promesses vagues. Il faut accepter ce que nous sommes, et cesser de mentir !"

Dame Noctechant reconnut qu'il était salvateur de douter pour les leurs. Mais douter ne doit pas faire d'eux des nuisibles. Aucune civilisation n'est parfaite, et tout le monde ne partage pas le même avis. Certains Ren'doreis ressentent probablement le mal du pays, mais leur communauté ne se compose pas de traîtres en puissance.

Deuxième question : Pourquoi étudier le Vide ?

"Pour les mêmes raisons qu'un mage se consacre aux arcanes : la connaissance, la survie. Le Vide est une force avec laquelle il faut compter, qu'on le veuille ou non" (dixit Yridiel Noctechant).

Nombreux seraient les elfes du vide à s'en servir car ils ont été touchés, et qu'il est nécessaire de le comprendre pour éviter d'y succomber. Ils cherchent constamment le moyen de mettre ce pouvoir au service de leur nation.

Troisième question : Est-il vraiment sain pour l'Esprit d'un Ren'dorei de douter, lorsque c'est là que se nourrissent les voix qui le harcèle ?

La réponse est sans conteste affirmative, car le Doute fait figure de mise en garde. Il forge l'esprit à toutes les épreuves. Il serait toutefois arrogant de se croire suffisamment armé contre les Chuchotements, et de ne pas garder son esprit alerte.

"Le Doute d'Hier n'est jamais une mauvaise chose tant qu'il est surpassé le Lendemain" (dixit Yridiel Noctechant).




Troisième orateur principal : El'roos

Le seul sancteforge présent ce soir, El'Roos, exposa le cas de ses semblables avant de répondre aux questions que l'on lui poserait.

La plupart des Sancteforges draeneis sont nés après l'invasion d'Argus. Les naarus avaient prévenu les Erédars qu'ils donneraient à la Légion l'arme ultime pour envahir leur monde et lancer la Croisade en se livrant à elle. Cependant, les naarus offrirent la rédemption aux exilés.

Toutefois, ces exilés se divisèrent en deux : les draeneis que l'Alliance a appris à connaître depuis une dizaine d'années, et les Sancteforges.

Les Draeneis "classiques" seraient davantage des émissaires de leur civilisation sur des mondes lointains et seraient voués à survivre si leurs frères et sœurs imprégnés de Lumière échouaient dans leur mission sacrée. Ces-derniers seraient ainsi voués à combattre la Légion pour l'éternité, avec seulement la victoire ou la mort en perspective.

"Nous ne sommes plus des draeneis à proprement parler, toutefois, dans le sens dans notre renaissance dans la Lumière. Il ne s'agit pas d'une métaphore. Nous avons passé des épreuves conclues par un rituel dangereux et éprouvant. Un rituel qui élève notre conscience grâce à des défis spirituels. Une fois ces épreuves remportées, nos corps physiques sont détruits avant d'être entièrement recréés par la Lumière.

Nous sommes entièrement liés à la Lumière et alimentés par elle-même, en plus d'être immortels.

Nous avons également notre propre identité culturelle. Une culture beaucoup plus guerrière, tournée sur la dévotion, la loyauté et la fraternité que nos frères et sœurs.

Nous avons également fait évoluer nos technologies d'Argus en les liant elles-aussi à la Lumière.

Enfin, les Sancteforges ne sont pas que des Draeneis. Nous comptons également des Humains, des Nathrezims et d'autres encore." (dixit El'roos).

Première question : Les sancteforges sont-ils voués au seul combat contre la Légion Ardente ?

Il existait autrefois un certain équilibre, détruit par certains facteurs dont la Légion était le principal et le plus virulent. La principale mission des sancteforges est donc de mettre un terme à cette menace, avant les autres. Elle n'est en effet pas la seule dans notre visée.

"Il existe pour nous plusieurs catégories d'adversaires. Les naturels et inévitables, et les mortels qui ne sont pas à exterminer. Pour citer un exemple concret, nous devons prendre part au conflit mortel d'Azéroth pour l'unifier, et pas seulement dans la Lumière." (dixit El'roos)

Deuxième question : mangez-vous ?

Il n'est pas nécessaire pour un sancteforge de se nourrir comme le fait un mortel, mais ils le peuvent et savent toujours profiter de la saveur des aliments. Par ailleurs, certaines nourritures les ressourcent toujours.

Troisième question : que pensent les sancteforges des Ren'doreis et de leurs pratiques ?

Le combattant El'roos reconnait éprouver un réel dégoût et une aversion profonde pour le Vide et son usage. Mais le pragmatisme l'amène à juger qu'il s'agit d'une décision bénéfique, tant que cette énergie est maîtrisée.

"Au niveau des Sancteforges, toutefois, nous obéissons tous au Grand Exarque. Il nous a ordonné d'accepter les Ren'doreis comme des frères et sœurs, alors nous le faisons. Il est possible que certains d'entre nous puissent se montrer hostiles envers ces elfes de par leurs comportements, ou qu'ils prennent les armes contre eux. Ces sancteforges seront toutefois considérés comme des traîtres et seront éliminés." (dixit El'roos)

Quatrième question : suivez-vous sans vous poser e question la volonté de la Lumière et du Grand Exarque ? Mais quelles garanties avez-vous qu'il s'agisse toujours de bonnes décisions ? Les suivrez-vous quand même si ce n'était pas le cas ?

Le Grand Exarque est élu de la Lumière, mais il est également un sancteforge et un frère d'armes pour eux. Ils lui vouent une confiance totale, car il n'est pas fermé aux conseils et aux critiques. Si un jour, il était réellement amené à prendre une mauvaise décision, ils ne le suivraient pas, car cette décision ne saurait être dictée par la Lumière.

Cinquième question : ne pensez-vous pas que les autres magies de l'univers soient complémentaires, et qu'il est plus important de maintenir l'équilibre plutôt que combattre absolument le Vide ?

"Les autres formes de magie sont des éléments naturels de l'Univers. Le Vide aussi en un sens, mais il est conquérant et s'étend sans cesse. Si rien ni personne n'y résiste, tout finira par disparaître. C'est pour cette raison que le Vide est notre ennemi et que nous devons le combattre et le repousser.

Il apporte la Mort, la mortalité, la peur, le désespoir, la folie. Mais il est vrai qu'à petite dose, il permet encore à la vie d'évoluer et évite que tout ne reste immuable.

Une vie sans maux, sans changements, sans mauvaises surprises est-elle véritablement préférable ?" (dixit El'roos)

Sixième question : Si l'un des vôtres s'en prenaient à vos alliés, il serait éliminé. Mais cela est-il approuvé par la Lumière ?

La réponse est affirmative, car toute vie est sacrée. En éteindre une sans raison justifiable constitue un crime grave et indéfendable. La mort offre à la victime la chance d'obtenir le pardon dans la Lumière.

Septième question : que pensent les Sancteforges de la Cathédrale de la Lumière et de des pratiques des croyants à Hurlevent ?

"Pour nous, les visions humaines de la Lumière sont incomplètes. La cathédrale est un lieu sacré, un havre de paix et de connaissance, en plus d'être un abri contre les forces opposées à la Lumière. Nous saluons sa création et ses attentions actuelles.

Concernant le fait de remédier aux visions incomplètes des humains au sujet de la Lumière, nous préférons laisser ceux qui veulent suivre la voie de la Lumière se présenter à nous en quête e connaissance et de vérité. Nous leur apprendrons à notre rythme, en prenant compte de leurs états.

Il faut préciser que vos visions sont incomplètes, mais pas erronées. La Lumière est une force dont les représentants sont inspirés et viennent par eux-mêmes. Il s'agit avant tout d'un travail spirituel personnel.

Il s'agit d'un enseignement par la découverte de la Lumière et de soi. Nous sommes des guides enseignant la maîtrise et non la compréhension." (dixit El'roos)


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