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 [CULT] Compte-Rendu des Symposiums : I à V, par Le Salon

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Lienasem Mirelame

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Date d'inscription : 11/05/2014

MessageSujet: [CULT] Compte-Rendu des Symposiums : I à V, par Le Salon   Mar 8 Sep - 23:36

Citation :
Symposiums du Salon

Le présent dossier, propriété de la Loge du Salon, a pour but de reprendre les comptes rendus des symposiums du Salon dun numéro I au numéro V. D'autres dossiers semblables seront ouverts pour les suivant.

Afin de garder la plus belle trace possible de ces événements internes, ainsi que d'aider les organisateurs/organisatrices des futurs dîners-débats,  il conviendra au rédacteur d'être le plus précis possible en reprenant des points tels que le thème, la date, le lieu, les participants et les restaurateurs.  

Tout membre du Salon ayant accepté de jouer le "greffier" ou la "greffière" d'un débat est libre de mettre à jour ce dossier, sauf mention contraire de la ou des autorités de la communauté.

Sommaire

I: Titans: tyrans ou bienfaiteurs ?
II: La liberté de pensée et d'expression populaire
III: Certains savoirs doivent-ils rester secrets ?
IV: Pouvons-nous coexister pacifiquement avec la Horde ?
V: Société en changement: tradition face à modernité.

Citation :
Premier symposium du Salon

Informations générales

Date: 02/05/35 (21h00)
Lieu: Forgefer : La Brasserie Hurlante.
Organisateur: Lienasem Mirelame
Participants du Salon: Chancelier Lienasem Mirelame, hôtes Dorian Hawthorn, Raedric Stornfeld, Ambre et Kolben Fracassor, invitée Celyan Belqueria.
Participants invités : Naomi Wolf, Eline Selmorn, Kehly et Veldrin.
Restauration: La Chope Sucrée.
Thème: "Les titans : Tyrans ou Bienfaiteurs ?"
Greffier: Kolben Fracassor


Le débat

Le chancelier Mirelame rappela l'intérêt que pouvait revêtir ce débat, bien que nous ignorions toujours tellement de chose au sujet des Titans. Il posa finalement quelques premières questions rhétoriques, afin de lancer ledit débat:
"Quelle était la légitimité des Titans pour refaçonner Azeroth ? Que feraient-ils aujourd'hui en voyant ce que ce monde est devenu ? Faut-il admirer leur œuvre ? Faut-il craindre leur retour ?"

Hôte Raedric Stornfeld: il fut le premier à donner son avis, s'appuyant sur l'alignement moral des Créateurs, sur la théorie de l'évolution. Est-il bon ou mauvais d'interférer dans cette évolution, en modifiant ou en éradiquant certaines espèces ? Pour Monsieur Stornfeld, cette entreprise était égoïste, orgueilleuse et foncièrement mauvaise.

Dame Kehly: elle souhaita rebondir sur la conception de "foncièrement mauvais": Les Titans sont des êtres différents, se déplaçant certainement sur un autre plan. Leurs motivations peuvent nous échapper, et nous ne disposons pas des outils nécessaires pour les appréhender. Il n'y certainement aucune conception de Bien ou de Mal dans le façonnement d'Azeroth, pour les Titans. De plus, ceux-ci avaient artificiellement créé la vie à partir de pierre, métal, … La vie organique serait, elle, apparue qu'à la suite d'un concours de circonstance.

Hôte Raedric Stornfeld: il reprit la parole, en soulignant que la conception de Bien ou de Mal dont il parle est à considérer selon nos moralités. Pour les Créateurs, il y avait surtout une quête d'ordre.  Mais la vie existait déjà avant, sur Azeroth, et leurs actions ont eu un mauvais impact sur celle-ci.

Dame Naomi Wolf: elle demanda au précédent orateur ce qu'il pensait alors des Dieux Très Anciens. Ils étaient en guerre contre les Titans, tout en représentant les forces du Chaos. La question de moralité se voit alors déformée.

Hôte Dorian Hawthorn : Il chercha à savoir si les morales, valeurs essentiellement sociales, avaient leurs places lorsque l'on parle de créatures hors de toute société. De plus, la théorie de l'évolution défendue par l'hôte Stornfeld s'abstient de moralité. Il n'y a par conséquent ni Bien ni Mal, mais Ordre et Chaos. L'idéal est d'atteindre un équilibre entre ces deux états, et l'ordre apporté par les Faiseurs l'a fait, à terme.

Dame Eline Selmorn: elle fit remarquer que l'assemblée débattait de moral depuis le début, mais seulement selon nos points de vue. Mais qu'en est-il de celui des Titans ? Ils avaient pour ainsi dire une tâche à accomplir, sans pour autant être qualifiés d'automates. Mais comment pouvons-nous savoir si ils ressentaient des sentiments en accomplissant ce projet en Azeroth.

Chancelier Lienasem Mirelame: Il souligna le fait que les serviteurs rencontrés par les mortels ne sont pas les Titans eux-mêmes et que l'ordre ne permet pas une évolution libre.

Hôte Raedric Stornfeld: il signala que les réflexions émises sur les Faiseurs étaient justes, mais que la question était prise sous un mauvais angle. Il revint sur sa pensée initiale, et la démontra par un exemple fictif. Si nos peuples découvraient un continent rempli de richesses et habité par une civilisation arriérée et chaotique, jetant ces richesses par les fenêtres, ils pourraient décider de détruire cette civilisation pour y amener l'ordre. L'entreprise reste pourtant tyrannique, et mauvaise par nature.

Dame Kelhy: elle rétorqua, rappelant que ceci n'était valable que si les Titans avaient une morale et des émotions similaires aux nôtres. Le nouvel ordre apporté l'était probablement dans le but d'en tirer quelque chose. De plus, les Titans ne sont pas les seuls intervenants. Mais la modification vaut-elle mieux que la destruction ?

Hôte Ambre: elle alla également de son commentaire et rappela que certains considéreraient que le débat et les jugements qu'il suscite se rapprochent plus de l'ethnocentrisme, de l'arrogance et même du blasphème.

Hôte Raedric Stornfeld: il reprit ensuite la parole, afin de développer un autre angle de vue. Selon lui, une entité supérieure qui influence une autre reste de la tyrannie. Toutefois, effectivement, il n'y a pas de moralité pour les Titans. Mais ils ont des raisons. Le monde existait déjà avant et n'avait pas demandé à être ordonné. Voilà pour lui une nouvelle définition d'un mal accompli.

Hôte Kolben Fracassor: il signifia que dans son cas, il était satisfait de l'œuvre des Faiseurs, qu'Azeroth était devenu comme une grande bibliothèque de vie, voire un laboratoire, que ce soit voulu ou pas. Si les Faiseurs n'avaient pas agi il y a des millénaires d'ici, nous n'en serions certainement pas là aujourd'hui. Toutefois, faut-il avoir peur ou être triste, en considérant que nous ne serions qu'une expérience ? Ou pire, un véritable accident et que nous ne serions ainsi pas à notre place.

Chancelier Lienasem Mirelame: il s'exprima une nouvelle fois, en rappelant qu'il était important de chercher la vérité, ce que pouvait permettre ce débat, quitte à juger et à se tromper.

Invitée Celyan Belqueria: elle s'avança finalement à la place de l'orateur et considéra que les Faiseurs n'étaient pas omniscients, ni bien bienfaiteurs, ni malfaiteurs. Ils ont notamment fait une grossière erreur en créant un nouveau monde sur les ruines du précédant et en emprisonnant le Chaos sous la surface, ce qui dénatura à terme l'ordre qu'ils avaient établi.

Hôte Dorian Hawthorn: il pensa toutefois qu'au contraire, cela avait peut-être été pensé, puisque les vols draconiques avaient reçu pour mission de veiller sur le monde.

L'invitée défendit à nouveau son opinion: les Titans ignoraient ce qu'il pourrait se produire, ou du moins, ne le savaient pas totalement.

Chancelier Lieanasem Mirelame: il émit ensuite une hypothèse: Peut-être que c'était réellement voulu, et que les mélanges "titans-Dieux très anciens" que nous sommes ont peut-être défendu Azeroth contre la Légion, grâce à cette particularité.

Les participants exprimèrent leur désaccord, les uns considérant que les Titans ne cherchaient pas à combattre la Légion en priorité, les autres qu'ils étaient tout simplement incapables de vaincre un Dieu Très Ancien.

Invitée Celyan Belqueria: elle conclut en rappelant qu'ils n'étaient de tout manière pas des êtres aux actions indiscutables et omniscients, bien que l'erreur supposée parût trop grossière aux yeux du chancelier.
K. Fracassor

Citation :
Second symposium du Salon


Informations générales

Date: 10/06/35 (21h00)
Lieu: Forgefer : La Brasserie Hurlante.
Organisateur: Lienasem Mirelame (Remplacé par Raedric Stornfeld le jour J)
Participants du Salon : Hôtes Celyan Belqueria, Dorian Hawthorn et Raedric Stornfeld. Invité Khalal.
Participants invités : Clarice Oldman, Eline Selmon-Canhlen, Elohise de Saint-Augure, Elyzabeth Wood, Ephélie de Gresbeauval, Helena Genovese, Norfendal, Myrm Lehogrein, Rislon Milloin, Syrielle Minoria.
Restauration: La Chope Sucrée.
Thème: "La liberté de pensé et d'expression populaire"
Greffier: Celyan Belqueria


Le débat


Myrm Lehogrein initie le débat par une question : si la liberté de chacun s'arrête là où commence celle des autres, doit-on s'arrêter de parler devant une foule ? La vox populi possèderait-elle force de raison face à un homme (ou femme) seul(e) ?

Rislon Milloin rappelle brièvement que la liberté de pensée est différente de la vérité. Il demande ensuite : si nous sommes libres de penser ce que l'on veut, sommes nous libres d'en faire part ouvertement aux autres sans limite ou retenue ?

Myrm Lehogrein affirme en réponse que l’on ne peut se rendre compte de l'impact de sa parole et donc de sa pensée, qu'en la confrontant à autrui.

Elohise de Saint-Augure axe la discussion sur l’idée même de « liberté de pensée » : sommes-nous réellement libres de penser ? Nos pensées ne sont-elles pas influencées par notre condition ou l'image que nous envoyons à la société et celle que la société nous renvoie ? Elle évoque les modifications de notre façon de penser en fonction de notre éducation ou de notre cadre vie.

Helena Genovese souhaite aborder le sujet de la liberté de la presse, notamment à propos de la frontière entre vie privée et vie publique : jusqu'où la liberté « d'information » peut-elle aller ?

Rislon Milloin répond en précisant la définition des bases du journalisme : le journalisme a pour but d'informer la population, de manière objective et impartiale. Les limites fluctuent selon les circonstances. La presse informe sur les événements publiques, ou les événements privés que les concernés ont choisi de rendre publique (naissance royale par exemple). Les dérives de la presse ne sont pas dues aux fondements du journalisme, mais à l'interprétation personnelle de certains journalistes qui déterminent subjectivement leurs propres limites.

Elyzabeth Wood revient sur l’intervention de madame de Saint-Augure et se demande si les gens de haute naissance sont, de par leur éducation aux lettres, leur accès facilité au savoir et leur environnement culturel, plus aptes à s'exprimer et surtout à exprimer des idées qui leur sont propres, tandis que les plus démunis seront peut-être plus enclins à « suivre le mouvement » ou le courant de pensée parce que n’ayant pas toutes les clés en main pour se faire un avis personnel. Elle évoque la révolte du Mur de Grisetête.

Dorian Hawthorn recentre l'attention sur la distinction entre les libertés et la Liberté. Il existe de nombreuses libertés et non pas une unique Liberté, qui ne s'accorderait pas à la vie sociale que l'on connaît. Il précise que nous avons tous la liberté de pensée, mais c'est exprimer à tout bout de champ cette pensée intime et personnelle qui n'est pas respectueux bien souvent, des libertés des autres.

Euphélie de Gresbeauval a fait une intervention, que je n'ai malheureusement pas pu écouter et donc encore moins résumer, du fait de l'interruption impromptue de Thenna Rocvent au milieu du symposium.

Elyzabeth Wood reprend la parole pour donner l'exemple de l'information en temps de guerre : le petit peuple est moins bien informé que la haute société sur les avancées des différents camps (car ne disposant pas des informations de l'armée, d'espions payés ou d'estafette reliant les zones arrières au front). Dès lors comment s'exprimer sur un sujet dont on ignore de nombreux paramètres ? Le journalisme peut y être une aide appréciable et équitable.

Dorian Hawthorn remet en question l’intérêt de pareilles informations pour le petit peuple, qui n’a besoin que de savoir où s’enrôler pour combattre et savoir si la guerre est gagnée ou non. Elohise de Saint-Augure s’oppose à cette idée et explique que savoir ce qui se passe sur le front peut être important pour tous les citoyens qui attendent des nouvelles de leurs proches, savoir ce qu'il s'y passe régulièrement.

Thenna Rocvent pense que devoir attendre la permission d'un président de séance pour avoir la parole dans le symposium est une forme de limitation de la liberté d'expression. Certains approuvent en expliquant que des échanges libres rendraient le débat plus dynamique. D'autres désapprouvent en soulignant les interruptions incessantes qui freineraient le débat, et la difficulté de certaines personnes, plus timides ou à la voix moins portante, à se faire entendre car les autres ne leur en laisseraient pas le temps et ce serait l’anarchie.

Raedric Stornfeld renchérit sur ce sujet en soulignant la responsabilité des propos que l'on tient, et qui ont des conséquences. Il conclut qu’un débat est un échange entre des interlocuteurs, et on est tour à tour orateur et auditeur. Pouvoir s'exprimer est une bonne chose mais savoir écouter est tout aussi important.

Citation :
Troisième symposium du Salon
Informations générales

Date: 05/09/35 (21h00)
Lieu: Dalaran: échoppe des héros.
Organisateur: Pair Arcturus Aurélian
Participants: Ordonnateur Lienasem Mirelame, Hôtes Celyan Belqueria, Dorian Hawthorn et Kolben Fracassor, Pair Arcturus Aurélian, Invités Margot Manners, Ephélie de Gresbeauval et Arthus Aurélian.
Restauration: Echoppe des héros.
Thème: "Certains savoirs doivent-ils rester secrets ?"
Greffier: Hôte Kolben Fracassor


Le débat

Comme de coutume, c'est l'organisateur de l'évènement qui introduisit le débat. Le Pair Arcturus Aurélian rappela tout d'abord cette allocution bien connue et appliquée par de nombreuses personnes en ce monde et sur d'autres: "le savoir est pouvoir". Toutefois, il n'est peut-être qu'une partie du pouvoir. Le fait de contrôler les savants et la quantité disponible de connaissances représente peut-être une force plus importante que le savoir seul. La force d'un dirigeant ne peut se passer du savoir, et son pouvoir réside alors dans sa volonté et sa capacité à l'utiliser, ainsi qu'à le garder pour lui.
Des limites doivent être fixées aux connaissances publiquement mises à disposition, en particulier à celles touchant à la sécurité collective. Mais quelles sont ces connaissances ?
Toutefois, il convient de prendre garde à l'Ignorance. Elle met ses "sujets" à la merci des démagogues et autres ambitieux aux mauvaises causes. En les coupant du pouvoir et de la capacité d'opérer des choix, elle limite aussi leurs existences et s'oppose à la réalisation de leurs potentialités.


L'Ordonnateur prit ensuite la parole, soulignant le fait que des savoir, même s'ils sont considérés comme étant secrets, ne le sont pas complètement. Il posa ensuite une question simple, mais évidente: Comment enseigner un savoir à un tiers ? Progressivement et selon la méthode la plus correcte tout en faisant attention aux dangers et problèmes que la possession de l'information représentent.
Pour revenir sur les secrets, rares sont ceux l'étant absolument. Avec dix personnes disposant d'une information, celle-ci est-elle toujours secrète ?
Enfin, il est évident qu'on ne peut pas enseigner n'importe quoi à n'importe qui. Une information peut-être mal enregistrée, mal interprétée, mal utilisée…

Le neveu de Monsieur Aurélian, Arthus, prit ensuite la parole sous l'invitation de l'ordonnateur. Pour lui, il est évident que certains savoirs doivent rester secrets, car ils peuvent nuire à la populace. On n'enseigne pas un sortilège puissant et donc dangereux. Il y a des gens qui sont aptes, d'autres non.
L'hôte Belquera demanda d'ailleurs à l'Invité sur quels critères on pourrait s'appuyer pour juger de l'aptitude d'une personne à recevoir un enseignement.
Le jeune homme répondit que l'on apprendrait pas un sortilège puissant à un inconnu.
Ce à quoi l'Ordonnateur, professeur en magie arcanique (qu'on se le rappelle), ajouta qu'il est nécessaire d'observer un apprenti faire face aux sortilèges qu'on lui apprend, pour juger ensuite s'il est prêt à aller plus loin et aborder d'autres possibilités.
Il faut connaître les gens avant de leur inculquer quoi ce soit, en conclut Celyan.

L'Hôte Fracassor prit ensuite la parole. Il s'était d'abord demandé pourquoi vouloir instaurer et garder un secret ? Dans un premier temps, les quelques propos des précédents orateurs confirmèrent ce qu'il avait déjà pensé, à savoir la cause de la peur, de manière variée (peur d'un malheur, d'une mauvaise utilisation, de la perte d'un monopole ou d'une autre situation,…). Il posa toutefois trois autres questions, auxquelles il ne souhaita pas répondre immédiatement: Quels savoirs doivent-être secrets ? Par qui doivent-ils être gardés ? Et aux yeux de qui ?

Sous son invitation, l'Hôte Hawthorn prit ensuite la parole. Ce-dernier revint d'abord sur la raison de l'existence d'un secret. Elle est peut-être justifiée, ou ne peut qu'être le fruit de la jalousie des sachants sur les ignorants.
On peut en effet garder un secret par peur. Mais il y a notamment la peur de celui qui sait une chose et n'ose en parler.
Il utilisa l'exemple simple des guides spirituels ayant des coutumes jugées mauvaises par d'autres entités/groupes, et qui les cacheront par crainte d'une punition et/ou de perdre ces coutumes.
Si une instance juge un savoir impropre, le secret permet de conserver un savoir malvenu.
Mais on peut également garder un secret par fierté. Il y a des sociétés, avec des rites, des voies et des connaissances réservées pour des raisons d'élection. Pour créer une curiosité. "Pourquoi ne puis-je pas savoir cela ?", "Que dois-je faire pour le savoir ?".
Le désir de connaissance, la curiosité, sont aiguillonnés par l'existence des secrets. S'il n'y avait pas d'occultisme ou d'occulté, notre Loge n'existerait probablement pas.
Il y a enfin différents grades de secrets. Ceux étant dangereux, d'autres étant honteux… Il en découle un accès à des savoirs plus ou moins intéressants.

Sa vassale, la Baronne de Gresbeauval prit la parole et souligna que les précédents orateurs avaient résumés ce qu'on pouvait dire. Elle pensa toutefois qu'un autre point méritait d'être ajouté. Il y a des traditions familiales consistant en la transmission du savoir. Des enfants peuvent cacher des travaux inachevés de leurs ascendants, par fierté ou pour les poursuivre.

L'apprentie du professeur Mirelame, Margot Manners, alla ensuite de son commentaire. Si tout le monde, dès la naissance, savait tout. Les secrets du monde et du cosmos, ainsi que toute autre affaire. Comme nous vivons pour savoir quelque chose, cela aurait-il encore un sens ? Y'aurait-il par exemple des distinctions sociales ? Voudrait-on voir un enfant de huit ans parler de science ou de philosophie ?
Monsieur Hawthorn répondit que les enfants ont une certaine sagesse qu'ils perdent en vieillissant, ce à quoi la Baronne affirma qu'ils n'avaient toutefois pas cette capacité à cet âge.
Mademoiselle Manners reprit la parole. Il est effectivement injuste que le partage du savoir soit inégal et que cela est parfois difficile à vivre. Vouloir que tout le monde soit au même niveau est une chose, mais quel serait le but de la vie ? Un monde uniquement habité par des savants n'aurait rien d'intéressant. Oui, il faut garder certains secrets, au nom du goût de la vie et des choses.

L'organisateur du symposium revint ensuite pour rebondir sur les propos de la demoiselle. Si tout le monde connaissait toute chose, nous serions égaux intellectuellement. Mais les choses ne sont pas ainsi faites. Il y a des distinctions, qui amènent des niveaux différents de connaissance. Il est d'ailleurs tout à l'intérêt de la noblesse de garder les secrets pour elle seule. Par possessivité, orgueil, insécurité, jalousie ou peur. Mais dans quelles circonstances une menace est-elle réelle ? De quelle manière faut-il y répondre ? Il y a des risques d'anarchies et de délinquance, si certaines choses étaient révélées.
Les nobles traditions doivent se perpétuer, mais de nouveaux esprits doivent pouvoir s'introduire afin que les pensées se renouvellent.

L'hôte Fracassor prit la parole pour la seconde fois, pour dire ce qu'il pensait des questions qu'il avait posées plus tôt. Qui détient un savoir ? Chaque personne de ce monde, physique ou morale. Des Etats, des commerces, des institutions comme l'Eglise, le Kirin Tor, la Ligue des explorateurs.
Il prononça cette mention venant de collègues plus âgés de la Ligue :" L'Initié doit prendre garde au profane dangereusement instruit".
Aussi, qui mérite la Science ? Chacun se spécialise dans un domaine, et ne saura pas tout des autres. Probablement car il s'en moque bien, qu'il n'a pas le temps…ou car certaines combinaisons intellectuelles seraient dangereuses.
Enfin, il posa cette question aux participants, visant principalement ses confrères et les futurs membres : "en tant que membres du Salon, même si nous prônons la recherche, la compilation et le partage du savoir, jusqu'où êtes-vous prêts à aller ?".

L'Hôte Belqueria fut la dernière à émettre une réflexion. C'est la raison qui justifie le secret. Le garder par vanité ou par sécurité n'a pas la même valeur. Cela peut également découler des fondements de la morale. Quand peut-on dire que c'est au nom du plus grand bien ?



Citation :
Quatrième symposium du Salon
Informations générales

Date: 28/10/35 (21h00)
Lieu: Dalaran: Échoppe des héros.
Organisateur: Pair Arcturus Aurélian
Participants: Ordonnateur Lienasem Mirelame, Hôtes Celyan Belqueria, Khalal et Kolben Fracassor, Pairs Arcturus Aurélian, Ambrecroc et Kelyss, Invités Naomi Wolf, Démiora, Veldrin, Aïsta, Erwing Eronius, Sand' Burling et Arthus Aurélian.
Restauration: Échoppe des héros.
Thème: "Pouvons-nous coexister pacifiquement avec la Horde ?"
Greffier: Paire Kelyss

Le débat

Le débat fut ouvert par Acturus Aurélian, organisateur du symposium qui commença par une remise en situation, rappelant l'histoire tantôt conflictuelle, tantôt pacifique entre la Horde et l'Alliance, suite à quoi il posa une question simple : la coexistence pacifique est-elle possible ?


La première intervention du débat fut celle de Démiora, représentante du Pax Legatus, une organisation pro-paix. Elle rappela que l'Alliance et la Horde s'étaient toujours unis pour faire face à des ennemis communs suite à quoi elle digressa sur l'ancien chef de guerre de la Horde, Garrosh Hurlenfer, rappelant au passage que même à l'époque il était très décrié au sein même de cette faction. Elle nota ensuite que le nouveau chef de guerre, Vol'jin, était plus sage et moins tempéramentale et qu'une cohabitation était possible avec sa horde. Elle termina en n'excluant pas la possibilité de l'arrivée au pouvoir d'un nouveau Garrosh mais qu'à l'heure actuelle la cohabitation était parfaitement envisageable.


L'intervention suivante fut celle d'Acturus Aurélian pour qui l'opinion sur le sujet varie grandement au fil du temps, selon les massacres ou actes d’apaisement d'un camp ou de l'autre. Il fini par une envolée rappelant les horreurs commises par la Horde et tout ce qu'elle a pris à l'Alliance avant de poser une question simple : faut-il mener la guerre jusqu'au bout ou abandonner les anciennes possessions de l'Alliance et pardonner ?


Erwing Eronius fut le suivant à prendre la parole. Soldat d'origine Arathii né quelques années avant la première guerre, il a expliqué faire partie d'une génération qui n'a connu que la guerre. Que la Horde et l'Alliance n'ont jamais réellement coopéré, pas même durant le Cataclysme et que si Garrosh était peut-être décrié dans la Horde, ça ne l'avait pas empêché d'avoir une armée de fanatiques lors du siège d'Orgrimmar. Selon lui, la question n'est pas "pouvons-nous cohabiter pacifiquement avec la Horde ?"  car la guerre a déjà fait trop de mal. Pour faire la paix, il faudrait une génération qui ne connaisse pas cette guerre. Une génération qui sache ce qu'est la paix pour pouvoir la construire.


Puis ce fut le tour de l'anachorète Kelyss de prendre la parole. Elle commença par rappeler les ravages causés par plus de trente années de conflit, énumérant les désastres, massacres et lieux détruits. Elle annonça son opinion comme quoi tous les peuples étaient décimés et ne survivraient pas à trente ans de guerre de plus. Elle changea ensuite d'approche pour parler de la paix, qui se construit sur la confiance, qui elle-même se construit sur des précédents positifs. Elle conclu en proposant de se mettre à l’œuvre par des coopérations mineurs qui ouvriraient la voie pour des coopérations plus importantes.


Ce fut ensuite le tour d'Arthus Aurélian, neveu de l'organisateur, de prendre la parole. Celui-ci reprit en partie l'argumentation de son oncle, arguant que la vie serait plus facile si la Horde n'existait pas et que pour survivre à la guerre, il fallait devenir la guerre. Il conclu en disant que pour que les uns soient libres, les autres doivent être stables. Comprendre "sous contrôle".


Kolben Fracassor, hôte du Salon, intervint ensuite. Il commença son allocution en rappelant que les humains n'avaient pas toujours été unis mais qu'ils s'étaient rassemblés au fil du temps à cause de leurs ennemis. Selon lui, l'union peut se faire de trois façons. Par la méthode frustrante d'érudits qui essayent de garantir la collaboration, par la force brute et l'asservissement ou par la méthode de l'alliance qui peut sembler hasardeuse. Il annonça ensuite que selon lui le conflit était inévitable sans être une maladie. Que le conflit pouvait être bénéfique mais que le conflit matériel était un crime. Selon lui, ce monde (Azeroth) est trop précieux pour être perdu et l'Alliance comme la Horde n'ont qu'une chose à gagner : leur propre destruction et celle d'Azeroth. Que la guerre peut sembler glorieuse mais c'est une course, peu glorieuse, pas à la technologie mais à l'armement et que la Horde comme l'Alliance se battent en réalité pour savoir qui va disparaitre en première.
Il expliqua ensuite que selon lui, la guerre d'idées pour protéger Azeroth des serviteurs du Mal était LA guerre à mener avant de noter que ce monde était condamné si chaque faction s'entêtaient à percevoir l'autre comme leur ennemi éternel et que chercher à comprendre ce qui cause le conflit et comment le résoudre est trop long, fatiguant, et moins excitant.



Ce fut ensuite à l'ordonnateur du Salon, monsieur Lienasem Mirelame, de prendre la parole. Il commença par énoncer que rien n'est impossible tant qu'une preuve formelle et démontrée du contraire n'est pas apportée et déplora que le débat se centrait trop sur les individus et non pas sur les entités géantes que sont l'Alliance et la Horde. Selon lui, un groupe est basé sur l'exclusion de ceux hors du groupe et l'Alliance n'a jamais été aussi solide que lors des conflits qui l'ont opposé à la Horde ou
la Légion. Il rappela que la Horde s'est formée pour combattre l'Humanité et envahir Azeroth alors que l'Alliance a été formée pour repousser cette invasion et combattre la Horde. Selon lui, ces deux factions ayant été fondées sur base d'opposition, une cohabitation à l'échelle globale est impossible. En revanche, il laissa ouvert la porte à la cohabitation entre des individus ou des peuples au sein d'entités neutres tel la Croisade d'Argent.


Kelyss prit à nouveau la parole après cette intervention. Elle commença par rappeler les occasions où des factions à-priori hostiles avaient coopéré dans l'adversité comme par exemple l'Offensive du Soleil Brisé ou le Verdict des Cendres. Elle parti ensuite dans un long rappel de la situation en Draenor, de pourquoi des gens se battaient dans cette autre réalité et que si le débat de ce soir pouvait aujourd'hui se faire dans de bonnes conditions, c'était grâce au travail des militaires de la Horde comme de l'Alliance qui se battaient encore là-bas. Elle annonça que la paix était fragile et que les civils ne s'en rendaient pas compte et que les militaires avaient beaucoup d'avance dans le domaine de la coopération. Suite à une interrogation de Kolben Fracassor sur le sujet, elle conclu en espérant qu'une fois rentrés chez eux, les militaires pourraient transmettre leur expérience positive de la coopération au reste de leur société.



Ce fut Demiora qui eu la dernière intervention du débat. Elle parla de Dalaran qui était selon elle un symbole pour le monde, ses habitants cherchant à apporter des réponses aux grandes interrogations de ce monde par l'étude. Elle s'interrogea ensuite, se demandant si une ouverture de la cité aux autres peuples ne permettrait pas d'enrichir ce symbole. Elle cita ensuite Reflet de Lune comme autre symbole et demanda si la connaissance ne pouvait pas être un sujet de rassemblement des peuples, quitte à commencer petit pour ensuite agrandir le cadre.


Citation :
Cinquième Symposium du Salon
Informations générales

Date: 30/11/35
Lieu: Forêt de Jade : Monastère de Tian.
Organisateur: Pair Arcturus Aurélian
Participants: Ordonnateur Lienasem Mirelame, Hôtes Celyan Belqueria et Khalal, Pairs Arcturus Aurélian, Ambrecroc et Kelyss, Invités Naomi Wolf, Scarlett Kendal et Arthus Aurélian.
Restauration: Monastère de Tian.
Thème: Sociétés en changement : Tradition face à modernité ?
Greffier: Hôte Khalal

Le débat


L'introduction du thème a été faite par Arcturus, celui-ci a rappelé que toute société est en évolution permanente mais que dernièrement le phénomène semble s’être accéléré. Que ce soit aux travers des guerres, des nouvelles technologies et des alliances, tout cela forme les bases de nouvelles sociétés possibles au travers du progrès. La problématique est donc : est ce que les traditions, bases des sociétés et d’une identité, sont une inertie au changement ?


Premier intervenant : Khalal
Khalal ouvre la discussion en prenant pour exemple les Kaldorei. Une société fortement traditionnelle qui resta, pendant des milliers d’années, dans les forêts, cachée, ne s’occupant que de la nature. Lors de l’invasion des orcs dans leur territoire et plus tard la rencontre avec l'Alliance, le changement, l’évolution a commencé malgré le protectionnisme et l’isolationnisme des Kaldorei. En exemple il cite l’intégration de druidesses et de prêtres au sein des castes, mais aussi des échanges commerciaux avec les races de l’Alliance. Des Kaldorei se sont aventurés hors de leur terres ancestrales, ont accepté parmi eux des membres d’autres races plus jeunes.
L’ouverture à d’autres cultures permet d’évoluer consciemment ou non.

Second intervenant : Ambre

Selon elle, les traditions sont une version sociale simplifiée de rituels anciens. Elle prend pour image une maison avec les fondations qui seraient la tradition et chaque brique ajoutée dans le présent reposant dessus, reliant le passé au présent vers le futur. Ce que l’on pourrait résumer par : les traditions du passé, piliers pour bâtir le futur.
Ambre ajoute que sans passé il n’y a pas de culture ni de civilisation, arguant que chaque chef qui a voulu opprimer un peuple pour maintenir son joug, a tenté d’effacer livres et traditions.

Troisième intervenant : Kelyss

Kelyss prend pour exemple la société Draeneï, elle a subi deux changements majeurs, provoqués par des cataclysmes, proche de l’extinction. Lors du premier grand événement, la fuite les a forcé à abandonner la majorité des traditions, malgré tout ils ont continué à s'ouvrir aux autres. Kelyss précisent qu’ils ont effectué des échanges sans pour autant prendre des fragments des cultures et autres races rencontrées.
Deuxième changement sur Draenor lors de la quasi extinction, il y a eu un abandon des rites mortuaires. Elle conclut en disant qu’une civilisation peut toujours être ouverte et échanger sans pour autant évoluer, si le système fonctionne, la tradition est suffisante. Il y a un équilibre d'atteint. Les systèmes les moins flexibles sont les plus à même d’évoluer.
C’est le danger et le risque d’extermination qui peut être un moteur pour s’adapter et évoluer.

Quatrième intervenant : Arthus L. Aurélian

Pour Arthus, la tradition renvoie à une base culturelle. Mais pas l’intégralité, une sélection a été effectuée où tradition et évolution se côtoient en permanence. L’évolution est inévitable, rester figé, stagné dans le passé n’est pas une bonne chose, évolution et modernisation sont plus importantes.

Cinquième intervenant Arcturus C. Aurélien
Arcturus prend ensuite la parole, à son tour il rappel que les traditions ne quitteront jamais les personnes. Mais pour lui, il faut voir du point de vue de la société, de son fonctionnement profond. Il cite Hurlevent qui, d’un donjon est devenu un pôle majeur, où un homme peut devenir tout à partir de rien et vice versa. Il y a une dizaine d’années ce n’était pas le cas. Il conclut son intervention en disant qu’une société moderne fait éclater les attaches communautaires.

Sixième intervenant : Lienasem Mirelame
Lienasem rappelle que toute tradition a été un jour modernité et nouveauté avec l’exemple des druides qui se sont endormis (nouveauté) puis norme jusqu’au réveil. Tout changement est une adaptation à un contexte, si le contexte ne change pas pendant suffisamment de temps, ça devient une habitude puis une tradition selon le même principe.
Pour lui, il n’y ni bien ni mal dans les changements, juste un rapport de cause à effet. Parfois les changements viennent vite et se passent bien alors qu’à d’autres moments ils tardent et provoquent des changements trop majeurs et soudains. La vie s’adapte pour survivre à son environnement, il faut faire de même, savoir quoi changer et comment pour être le plus efficace. Faire un tri et choisir, préserver ce qui peut l’être et s’adapter au changement.

Septième intervenant : Celyan Belqueria

Celyan intervient à son tour et explique qu’il faut forcement aller de l’avant, évoluer, si il n’y a pas d’adaptation, d’évolution, c’est la mort. A cela elle ajoute qu’il faut respecter le passé pour bâtir un avenir. En Azeroth, les races qui y vivent ont subi ces dernières décennies de nombreux changements qui ont radicalement changé connaissances et cultures (exemple des druidesses et prêtres) mais souvent au détriment du patrimoine culturel et individuel : Kaldorei vivant à l’humaine. Il y a donc parfois danger de perte de l'identité individuelle, quand les traditions changent dans des délais brefs, qui déstabilisent les personnes. Elle cite aussi l’exemple des Taurens et Yaungols : des origines communes ancestrales mais qui sont aujourd'hui séparé avec coutume, culture, religion, langue et mœurs différentes.
Elle conclut en disant que l’évolution, ne représente ni un Mal, ni un Bien, c’est simplement disparaître pour devenir autre chose, adopter une nouvelle identité.

Huitième intervenant : Kelyss

Seconde intervention de Kelyss et qui marqua la fin de la soirée. Elle enchaîne sur ce qui a été dit par Celyan en parlant des changements qui se font au fil des générations, de ce fait les races qui vivent longtemps sont plus séculaires et il y a donc peu d’évolution. Kelyss pose la question, existe-t-il un point stable ou tradition suffit à tout ou la modernité n’a plus d’intérêt ?
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[CULT] Compte-Rendu des Symposiums : I à V, par Le Salon
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