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 [DIV] Les contes de la Plume Nocturne, par Helena Genovese

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Helena Genovese

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MessageSujet: [DIV] Les contes de la Plume Nocturne, par Helena Genovese   Jeu 25 Juin - 0:15

Citation :
Les contes de la plume nocturne,  première partie

Première nuit, la magie, ma chère amie.

Au bord du lac se tenait un magicien, du bout de ses doigts longs et fins, régnait une baguette. Une baguette si grande et si imposante que n’importe quel humain aurait envié son bien. Un bien si précieux et si important qu’il ne jurait que par elle ne voyant même pas à quel point il en oubliait son chien.
C’était un petit chien blanc, un pelage clair et froid comme la neige et pourtant un regard aussi doux qu’un ciel bleu d’été. Le petit chien accompagnait toujours son maître partout, pour le meilleur et pour le pire, mais surtout pour les morceaux de viande que lui offrait le magicien. De sa baguette magique, il invoquait des tas de plats pour le petit carnivore qui lui était toujours loyal.

Un jour, le magicien en rencontra un autre, plus grand, plus puissant et comme si cela ne suffisait pas, le grand et imposant magicien brandit sa baguette, elle aussi extraordinaire et lui dit « Que vois-je ? Un confrère ! Votre baguette est minable, regardez, regardez la mienne, une merveille, taillée dans un bois magique et traitée par des mains magiques ! »
Le premier magicien, déçu alors qu’il déposa le regard sur son outil, tira une moue, son chien, paisible, remuait la queue, attendant de partir en balade, comme il en avait l’habitude. Triste, le magicien n’osa pas brandir sa baguette magique, caressa son chien avec peine et tourna les talons, sans rien dire.

Mais quelques jours plus tard, alors qu’une tempête s’abattait sur le comté où vivait le magicien, un orage des plus effrayants surgit, le tonnerre grondait, sacrée mère nature ! C’est alors que dans un torrent de panique, un éclair s’abattit sur un grand chêne qui reposait là depuis des siècles. L’arbre majestueux se brisa par la force du déluge et commença à tomber en direction du magicien qui voulait s’enfuir à toute vitesse.
C’est alors que son chien, pris d’un instinct inexplicable, sauta, poussa son maître hors du champ de mort. Le magicien, étonné et encore sous le choc, survécu et ce, sans l’aide de la moindre baguette…

Mais au loin, le grand et puissant magicien avait remarqué la scène, il s’avança vers l’homme, d’un sourire qui s’affichait presque hypocrite et lui tint ce langage : « Oh, mon cher magicien, vous êtes encore en vie, et ce, grâce à ce chien. Permettez que je vous propose un échange : votre chien, contre ce que je tiens en main. » L’autre magicien se releva, éberlué et ravi, sans réfléchir il acquiesça alors qu’un large sourire se formait sur son visage. Le grand magicien lui tendit son bien et s’empara de son chien, avant de disparaître, laissant dans son sillage, la mine épuisée et trempée, de son nouveau compagnon de voyage.

Le premier magicien, fier de son échange « équitable » brisa sa vieille baguette et brandit la nouvelle en ricanant. « Je suis le maître de ce comté ! » s’écria t-il en secouant l’objet magique dans l’espoir de faire quelque chose d’extraordinaire. Mais rien ne se passa, rien, et ce, durant des mois.
Le premier magicien, triste, réalisant son erreur, passa par le lac où il avait l’habitude de balader son fidèle ami, mais rien, que le vide, le désespoir de sa fatale erreur. Et c’est ainsi, que dans un torrent de malheur, il dépérit, sans jamais revoir, son unique ami.



Seconde nuit, Antoine et les étoiles.

Il existe là-bas, au pied des collines, une petite maison. Dans cette maison, Antoine est né, Antoine a grandi, Antoine a vieilli. Dans cette maison, Antoine vit encore aujourd’hui. Dans cette maison et puis, un peu autours, mais pas très loin, il n’en a pas besoin. Car de sa maison, Antoine voit..

Il voit la petite chèvre de la montagne. Il voit le gros ours de la forêt et le lourd taureau de la plaine. Il voit dans le ciel l’aigle noir et la blanche colombe. Il voit dans le ruisseau le poisson aux écailles d’argent. Ce sont là ses amis. Il les connaît tous. Il les connaît bien.

Et depuis toujours, chaque matin, Antoine sort devant sa maison et les regarde jusqu’au soir. Et depuis toujours, chaque soir, Antoine rentre dans sa maison pour rêver qu’il les voit encore. Et dans son sommeil, Antoine sourit. Car tous ses amis resteront, tout près de lui, le jour et la nuit.

Mais sur le chemin, ce matin, trottine Ma Brave Dame. Sur le chemin souffle Mon Bon Monsieur. Sur le chemin marche à grands pas Mon General. Ils viennent de la grande ville, découvrent les collines et, ravis, tout aussitôt, s’installent.
Devant chez Antoine, maintenant, trois maisons lourdes dressent leurs murs gris. Et ces murs gris lui cachent ses amis. Et ces murs gris, de chaque jour, font un jour gris, un jour si gris et si triste que très vite, tous les amis d’Antoine, s’enfuient.
Mais le soir, lorsque tout est  noir, Antoine se glisse hors de sa maison. Puis, tout en haut des collines, il monte sans bruit.
Et tout en haut des collines, Antoine cherche ses amis. D’étoile en étoile, il les cherche. Et d’étoile en étoile, il les retrouve. Ils sont tous là qui brillent dans le ciel. Ils sont là et bien d’autres, comme le lion et la licorne.
Chaque nuit, maintenant, Antoine les retrouve. Puis il redescend des collines, et sous sa moustache, il sourit. Car ces amis là sont si hauts que personne ne peut les cacher.

Mais Ma Brave Dame pousse des cris, dans la nuit, elle a peur de ce qui marche et de ce qui sourit. Mais dans la nuit, Mon Bon Monsieur est en colère. Il déteste les cris. Mais dans la nuit, Mon General cherche quoi faire pour arrêter ces cris et cette colère. A présent, dorénavant et pour toujours, à Antoine, il est interdit de sortir dehors la nuit.
Alors, dans sa maison, Antoine s’enferme. Mais chaque jour, en silence, il tisse une grande toile. Du matin jusqu’au soir, large et bleue comme la nuit.

Et sur la grande toile, chaque nuit, Antoine coud. Du soir au matin il coud de petites étoiles tout comme il les a vues au fond du ciel de nuit. Alors d’étoile en étoile, l’un après l’autre, Antoine retrouve ses amis. Et, sous sa moustache, il sourit. Car ces amis là sont si près de lui, sur la toile bleue, que jamais ils ne le quitteront.
Mais à la porte, ce matin, Ma Brave Dame, Mon Bon Monsieur et Mon General frappent. Ce que fait Antoine le jour et la nuit les inquiète et les agace. Pour retrouver le calme et la tranquillité, ils veulent le chasser. Mais sans attendre, Antoine était déjà parti.

Sur les collines tombe un pesant silence. Sur les collines, plus rien ne bouge ni ne s’anime. Et dans les maisons grises, s’installent l’ennui et la tristesse.
Sur les collines, alors, s’abat un soleil froid, un mauvais vent tournoie. Et, dans les maisons grises, règnent la peur et l’effroi. Fatigués et lassés, Ma Brave Dame, Mon Bon Monsieur et Mon général se décident à partir.
Abattus et déçus, ils quittent les collines. Et les maisons, abandonnées au vent et à la tourmente, lentement s’effondrent.
Dans les ruines, au pied des collines, il ne reste plus qu’une grande malle, solide, belle, tout comme neuve. Avant de partir, Antoine y a rangé sa toile du ciel de nuit.

Et sur la grande toile brillent tous ses amis, la petite chèvre, le gros ours, l’aigle noir, la blanche colombe, le poisson et même le lion et la licorne. Ils sont tous la et scintillent parmi les étoiles.
Et tout au loin, sous sa moustache, sans doute, Antoine sourit car ces amis là sont si beaux que toujours, devant nous, ils vivront et brilleront.

Troisième nuit, L’inconnu, premier contact

Commençons par le commencement je vous prie, je ne voudrais guère vous faire attendre, chers lecteurs, aussi vaniteux et pêcheurs soyez-vous, aussi lamentables que des larves qui naissent sur des excréments, aussi faibles et lâches que vous faites pitié à tout Azeroth.
Vous ne savez pas qui je suis, et c’est très bien comme cela. En revanche, pour ma part, je vous connais, je sais qui vous êtes réellement au fond de vous-même ! Je crache sur vos secrets les mieux gardés, et je jouis de mon omniscience.
Il s’avère que j’en ai fait, des choses, dans la vie, j’en ai vu un paquet, croyez-moi mes chers. Mais qui je suis, et ce que je suis n’a pas d’importance pour le moment. Ce qui compte, ce sont les faits. Et j’en ai plein à vous conter, bande de misérables Gnolls mal lavés.
Vous êtes encore là ? Moi qui pensais m'être évadé dans la solitude et le monologue. Cette histoire, qui est la mienne, mais aussi la vôtre, commence par un ricanement….

Je me trouvais sur une affaire quelque part dans un lieu malsain, j'aidais une organisation secrète à...mais enfin c'est secret ça...ne me forcez pas à le dire ou ce n'est pas avez moi que vous aurez des problèmes...Quoi qu'il en soit je suivais un type nommé Aleister Vonbriensenvrackel Li, n'essayez pas de le prononcer. Le genre de mec que tu ne voudrais guère rencontrer, le genre à te faire avoir de l'incontinence rien que d'un regard, vous voyez ? Mais attendez les mecs, ce type c'est un petit grain de sable à côté de moi ! Arrêtez de fabuler ! Moi en un regard je vous tue...c'est bien plus dynamique. M'enfin bref de toute façon le seul moyen de le croire c'est de le voir...et là c'est mal barré parce qu'en fait...non je m'égare...revenons à ma petite affaire je vous prie. Je l'avais suivi dans ses actions, je savais qu'il finirait chez moi, en bas, vous savez, à la cave...

Parce qu'il le méritait. Je suis venu à lui et il est venu à moi sans même s'en rendre compte, cet idiot. Je viens quand j'en ai envie, c'est tout, je ne suis pas un Escort boy ni un majordome. Li (pour faire plus court) avait entrepris une fusillade pour une histoire de drogue, je m'en souviens très bien, je les ai stalké me frottant diaboliquement les mains en attendant que l'heure arrive...vous savez de quoi je parle. Et devinez la suite ? L'heure est venue, elle est enfin venue ! Je commençais sérieusement à en avoir marre des formules de politesse. Je me souviens, à ce moment là, j'ai passé ma main dans ma chevelure à l'époque si belle, j'ai tapé mes sabots au sol et j'ai tiré sur ma corne droite (un tic...) avant de me téléporter derrière l'homme allongé au sol, gisant dans son sang. Il ma regardé, je lui ai adressé un rictus vicieux et de ma voix rauque et virile je lui ai dit :
-C'est le moment de prendre les escaliers, Li.



Informations importantes de l'auteur :

Il est impératif de noter que les répétitions dans les deux premiers contes sont faites exprès, en effet, cela fait partie de la narration des récits. Aussi, les trois histoires sont destinées à un public adulte mais les deux premières peuvent être contées pour des enfants. Pour finir, le dernier conte, plus vulgaire, certes, prouve la variété de la plume en ses différentes façons d'aborder le conte en lui-même. Ce dernier possédera des suites chronologiques dans chaque volet.

Cordialement,

Helena Genovese
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