Forum de la guilde rp-érudit Le Salon, sur Kirin Tor
 

Partagez | 
 

 [CULT] Des fables pandarènes traditionnelles, par Lipong Fourrure-de-jade

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Kolben Fracassor

avatar

Messages : 546
Date d'inscription : 07/09/2012
Age : 21
Localisation : Forgefer

MessageSujet: [CULT] Des fables pandarènes traditionnelles, par Lipong Fourrure-de-jade   Sam 9 Fév - 18:18

Des fables pandarènes traditionnelles .



Note de l'auteur

Mon nom est Lipong Fourrure-de-jade. Je suis arrivé dans l'Alliance il y a quatre mois d'ici.. J'ai entendu parler d'une organisation savante, appelée le Salon, lors de mes visites en Forgefer. Le but de ce groupe m'a grandement plu. Aussi ai-je décidé de le rejoindre, en lui proposant cette recherche; elle aura pour thème 5 « fables » pandarènes  très connues, de là où je viens. Elles concernent divers sujets, que vous pourrez cerner lors de votre lecture. Pour information, les illustrations sont des gnomographies que des combattants de Pandarie ont pu faire parvenir au reste de l'Alliance.  Etant moi-même pandaren, j'ai eu le plaisir de pouvoir traduire et retranscrire  ces 5 récits pour le compte du Salon.

Récit I : Le général et le grumelot




IL y a bien des générations, un général pandashan se tenait sur la muraille de l'échine du Serpent, attendant l'assaut des mantides. Un jeune grumelot qui apportait des fournitures au général lui demanda son avis sur l'issue de la bataille.
« Si la chance nous sourit, nous serons victorieux», répondit-il en scrutant l'horizon.
Mais le grumelot était expert en la matière :
« La chance est si capricieuse ! Comment savez-vous si elle vous sourira ? », demanda-t-il.
En acquiesçant, le général sortit une pièce de sa poche.
« Voyons ce que le vent décide ! » , dit-il en lançant sa pièce en l'air.
« Face, nos défenses tiennent. Pile, le mur est renversé.»
Ses hommes se pressèrent pour voir le verdict, bientôt rejoints par la foule de soldats. La pièce rebondit, tourbillonna et s'immobilisa enfin. Face !  La foule exulta.

La bataille eut lieu le lendemain. Les mantides attaquèrent en nombre, mais même trente fois moins nombreux, les défenseurs tinrent bon et furent victorieux. Le grumelot fût impressionné par l'assurance du général et par sa bonne fortune.
« Vous avez risqué le moral de vos hommes ! Dit-il, Comment pouviez-vous être aussi sûr du résultat ?»
Le général sortit la pièce de sa poche en souriant et en montra les deux côtés au grumelot. C'était une pièce à deux faces.
« L'expérience m'a appris que nous sommes tous les artisans de notre propre chance », répondit-il.

Récit II : Le seigneur de guerre et le moine




Un jour, un seigneur de guerre mogu gagna assez en puissance pour menacer la Forêt de Jade.
« Je vais reconstruire l'empire mogu ! Proclama-t-il devant les portes du Temple du Serpent de Jade. Et votre race sera remise en esclavage !».
Depuis les remparts, la voix d'un moine seul lui répondit :
« Combien de mogu amènes-tu pour nous défier ?
-Je dirige une armée de cent mogu ! Annonça le seigneur fièrement.
-Mais derrière ces murs nous sommes cinq cents », répondit le moine d'un ton confiant.
Les soldats mogu se mirent à hésiter et à remettre en question la décision de leur chef. Le doute s'empara de leur coeur, et ils s'enfuirent. Le seigneur de guerre était furieux ! Il quitta les protes du temple et alla trouver ses alliés. Après maintes négociations, menaces, promesses et cajoleries, il leva à nouveau son armée. Devant les portes du Temple de Jade, il proclama :
« J'amène six cents mogu pour défier vos pitoyables cinq cents défenseurs !»
Depuis les remparts, la voix d'un moine seul lui répondit :
« Avions-nous parlé du serpent géant mangeur de mogu qui accompagne chacun de nos moines ?
Oh, comme ils ont faim.»
A ces mots, l'armée mogu se dispersa à nouveau et, privée de courage, s'éparpilla dans les terres.
A nouveau, le seigneur de guerre était furieux ! Il tenta de rallier ses troupes. Il lui fallut des années, mais il revint cette fois à la tête d'une puissante légion de mogu et de quilens, équipés d'armes pillées dans les tombeaux de leurs empereurs ancestraux.
« A genoux, escalves ! J'amène mille mogu et cinq cents quilen à vos portes, j'ai des armes magiques et je commanda à la puissance des ténèbres ! »
Depuis les remparts, la voix d'un moine seul lui répondit :
« Mais avez-vous démasqué notre espion ? Oh, comme il est habile ! ».
A ces mots, les mogu se tournèrent sauvagement les uns contre les autres. Chacun soupçonnait tous les autres de trahison et d'espionnage. Il n'y a pas de confiance chez les mogu. Seulement la puissance et la force.
La guerre fit rage aux portes du temple, et les mogu s'anéantirent mutuellement, déchaînant tous leurs doutes, rages, peurs et haines, leur violence et leur désespoir. Quand la fumée retomba enfin, le seigneur de guerre restait seul devant les portes. Il avait tué la plupart de ses anciens alliés, et n'avait plus personne pour l'aider conquérir  son trône.
Un moine pandaren seul sortit du temple, contempla la scène et se mit à balayer.
« Où est votre armée ?! Cria le seigneur de guerre.
-Tu l'as amené avec toi, répondit le moine en souriant. Mon ami, sache que si tu dois porter le premier coup, tu as déjà perdu ».

récit III : le mogu et le trogg




Il y a longtemps, sous la terre, vivait une créature appelée un trogg. Il se promenait dans les cavernes et tunnels sous la montagne, il explorait et reniflait, il était heureux. Puis un jour, il rencontra un mogu.
« Comme tes bras sont forts, lui dit le mogu. Ma magie les rendra encore plus forts, qu'ils puissent broyer mes ennemis ».
« Et comme ton nez est puissant, lui dit le mogu. Ma magie le rendra encore plus puissant, qu'il puisse sentir où se cachent mes ennemis.»
« Et comme ton sens de l'orientation est juste, lui dit le mogu. Ma magie t'apprendra à ne jamais oublier une piste, que tu puisses connaître les chemins de mes ennemis ».
Le mogu fit appel aux eaux du Val de l'Eternel Printemps pour faire de cette créature une arme.
Quand la fumée se dissipa, quand la poussière retomba, qu'avait-il devant lui ? Un grumelot, l'air heureux.
«  Avec tes bras forts, ton nez puissant et ton esprit qui n'oublie jamais une piste, lui dit le mogu, emporte ces provisions des fermes de l'est au grand mur de l'ouest.  Trouves toutes les pistes en chemin, et dis moi quels  ennemis que tu vois ».
Ainsi partit le grumelot, fort de bras, puisant de nez et n'oubliant jamais, à la recheche des «ennemis», ce mot employé par le mogu. Il apporta les provisions, trouva les pistes mais ne vit aucun ennemi.
« Où sont mes ennemis ?, demanda le mogu. Se cachent-ils dans les défilés des montagnes ? Se cachent-ils dans les cavernes sous les rivières ? Se cachent-ils dans les champs de la ferme ?».
Le grumelot cligna des yeux et réfléchit. Il réfléchit encore et encore, puis répondit :
« J'ai senti avec mon nez, et j'ai vu avec mes yeux, mais je n'ai pas rencontré d'ennemi. Dans les montagnes, j'ai vu les hozens qui creusaient leurs petits tunnels. Dans les grottes sous la rivière, j'ai vu des jinyus  qui parlaient à leur eau. Dans les champs, j'ai vu des pandarens qui faisaient une petite dance amusante.
Le mogu réfléchit à son tour, et se détendit.
Bien des fois, le grumelot partit, et à son retour le mogu lui posait la même question. Et la réponse du grumelot était toujours la même. Mais le mogu n'avait pas compris que les hozens creusaient des tunnels qui les mèneraient derrière les défenses mogu. Les jinyu parlaient aux eaux pour prédire où les mogus frapperaient une fois la rébellion levée. Et les pandarnes ne dansaient pas, mais s'entraînaient au combat sans arme.
Quand la révolution commença, le mogu fût scandalisé d'être pris par surprise.
« Tu m'as dit que tu n'avais vu aucun ennemi !, dit-il au grumelot. ».
Le grumelot lui fit un grand sourire, et lui répondit :
« J'ai vu ce que je voulais voir, et tu as entendu ce que tu voulais entendre »


Récit IV : l'Hameçonneur et les moines




Deux moines d'une grande sagesse se retrouvèrent sous le temple du serpent de jade pour discuter de la nature de la vérité. La mer étant d'un calme d'huile, ils décidèrent d'engager un pêcheur pour les emmener en barque sous les flèches afin de pouvoir admirer la vue pendant leur conversation.
« Une mer si lisse, ça annonce un orage », avertit le pêcheur.
Mais ces moines si sages ne croyaient que ce qu'ils voyaient, et ils insistèrent.
« La vérité est absolue, dit le premier tandis que le barque sortait en mer. Il n'y a qu'une vérité dans l'univers, et nous devons étudier sans fin pour la trouver.
-la vérité est relative ! , riposta le deuxième alors que des nuages s'amoncelaient dans le ciel. L'univers abrite de multiples vérités, et seul l'idiot prétend que la sienne est valable pour tous ».
Le pêcheur ne prononça mot, jusqu'à ce qu'un des moines se tourne vers lui et lui demanda son opinion sur la nature de la vérité.
« Je n'y ai jamais trop réfléchi », avoua-t-il.
Les deux moines secouèrent la tête et firent claquer leur langue. Ils furent atterrés de découvrir que le pêcheur ne savait même pas lire ou écrire.
« Il semble que vous ayez bien mal occupé votre vie », lui dirent-ils.
A ce moment, foudre et tonnerre déchirèrent le ciel et une violente pluie éclata. La petite barque fût bientôt inondée et se renversa. Le pêcheur enleva sa veste et se mit à nager vers la rive.
« Aidez-nous !, appelèrent les moines que les vagues commençaient à emporter. Nous ne savons pas nager ! ».
Le pêcheur leur répondit :
« Il semble que vous ayez bien mal occupé votre vie ».

Récit V : Le Laboureur et le moine




Un jeune garçon de eut un jour le malheur de partager sa chambre sa chambre à l'auberge avec un vieux moine, qui passa la nuit à parler de philosophie et de sciences. Las de cette conversation à sens unique, le moine finit par lui proposer un défi intellectuel. Mais aussi haut qu'il fit monter l'enjeu, le garçon ne trouvait aucun interêt à sa proposition. Le moine en arriva à proposer un handicap important :
« Je te donne cinquante pièces d'or pour chaque question à laquelle je ne sais répondre,et tu m'en donnes cinq pour chacun des miennes à laquelle tu ne sais répondre à ton tour » .
Le garçon de ferme accepta cette dernière proposition.
« Parfait !» , s'exclama le moine. Il essaya de trouver une question assez difficile pour poser un défi au garçon de ferme, mais assez simple pour que le jeu reste intéressant.
« Comment mesure-t-on le volume d'un  objet de forme irrégulière ?», demande-t-il, le regard enjoué.
Sans même y réfléchir, le garçon de ferme lui tendit cinq pièces d'or. Le moine en fût déçu, mais se prépara à la question de son interlocuteur.  A son tour, le fermier se plongea dans ses pensées, puis finit par demander :
« Qu'est ce qui a le coeur d'un tigre, la sagesse d'un aigle et la force d'un buffle ? »
Enchanté par l'énigme, le moine se leva d'un bond et commença à arpenter la pièce. Pendant six heures, il observa un silence soulageant, absorbé par la devinette de son compagnon de chambre. Puis il s'agaça. Enfin, son visage se noua de colère et de dédain :
« Eh bien tant pis, j'abandonne !», cria-t-il, agitant agitant ses bras. Avec amertume, il sortit une bourse et compta cinquante précieuses pièces d'or pour le garçon de ferme, qui accepta ses gains avec plaisir. Le moine le fixa du regard :
« Et donc, finit-il par dire, quelle est la réponse à ton énigme ? »
Sans un mot, le jeune fermier lui rendit cinq pièces d'or.


Traduit du pandaren par L.Fourrure-de-jade

Voilà donc les cinq fables pandarènes les plus célèbres que nous apprenons, sur l'Île Vagabonde comme en Pandarie, à mon humble avis, dés l'enfance. En espérant qu'elles vous auront apporté un message, une vérité, ou tout simplement du plaisir à les lire.
Bien sûr, cette recherche sera complétée plus tard dans le cas ou je trouverais d'autres fables ou petites histoires.



De Lipong Fourrure-de-jade
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Raedric Stornfeld
Admin
avatar

Messages : 878
Date d'inscription : 15/08/2012

MessageSujet: Re: [CULT] Des fables pandarènes traditionnelles, par Lipong Fourrure-de-jade   Sam 9 Fév - 18:35

(L'évaluation de la recherche a débuté ICI )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://le-salon.forumactif.fr
 
[CULT] Des fables pandarènes traditionnelles, par Lipong Fourrure-de-jade
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» les règles Chinoises traditionnelles
» [Tuto] La fourrure maison.
» Livre 1 Les fables de Phèdre
» Livre 2 Les fables de Phèdre
» Livre 5 Les fables de Phèdre

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Salon :: Partie privée :: Bibliothèque-
Sauter vers: