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 [PHIL] Des oeuvres philosophiques

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Kolben Fracassor

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MessageSujet: [PHIL] Des oeuvres philosophiques   Sam 12 Jan - 1:03

Chers lecteurs,

J'ai effectué quelques fouilles il y a quelques temps  dans la Bibliothèque de Forgefer.
J'ai pu trouver un tout petit livret, dans lequel se trouvaient diverses notes illisibles....et une petite histoire qui m'a littéralement sauté aux yeux. Je l'ai trouvé portante d'un réel message philosophique et important dans un concept de la recherche de la connaissance, ce qui nous concerne tous en tant que membres du Salon.

Cette courte histoire se nomme La Dent d'Or, et a été écrite par un certain Fontedrelle, un vieux savant, écrivain et philosophe de Stromgarde décédé il y a 2-3 siècles déjà dont voici le fameux récit=>( attention, la langue de l'auteur est de l'ancien Arathi (commun), mais il y a tout de même moyen de bien comprendre)

"La Dent d'Or. ( De B. Fontedrelle)

Assurons-nous bien du fait avant de nous inquiéter de la cause. Il est vrai que cette méthode est bien lente pour la plupart des gens qui courent naturellement à la cause, et passent par-dessus la vérité du fait ; mais enfin nous éviterons le ridicule d'avoir trouvé la cause de ce qui n'est point.
- Ce malheur arriva si plaisamment il y a cinq hivers à quelques "savants" d'Alterac que je ne puis m'empêcher d'en parler ici

En l'année 107, le bruit courut que les dents étant tombées à un enfant d'Andorhal, en le Lordaeron, âgé de sept ans, il lui en était venu une d'or à la place d'une de ses grosses dents. Horstius, "maître" en médecine, écrivit en 109 l'histoire de cette dent, et prétendit qu'elle était en partie naturelle, en partie miraculeuse, et qu'elle avait été envoyée de la Sainte Lumière à cet enfant, pour consoler les fermiers affligés de très mauvaises récoltes. Figurez-vous quelle consolation, et quel rapport de cette dent aux fermiers ni aux autres. En la même année, afin que cette dent d'or ne manquât pas d'historiens, Rullandus en écrit encore l'histoire. Deux ans après, Ingolsterus, autre savant, écrit contre le sentiment que Rullandus avait de la dent d'or, et Rullandus fait aussitôt une belle et docte réplique. Un autre grand homme, nommé Libavius, ramasse tout ce qui avait été dit de la dent, et y ajoute son sentiment particulier. Il ne manquait autre chose à tant de beaux ouvrages, sinon qu'il fut vrai que la dent était d'or. Quand un Orfèvre l'eût examinée, il se trouva que c'était une feuille d'or appliquée à la dent, avec beaucoup d'adresse ; mais on commença par faire des livres, puis on consulta l'orfèvre.
Rien n'est plus naturel que d'en faire autant sur toutes sortes de matières. Je ne suis pas si convaincu que notre ignorance par les choses qui sont, et dont la raison nous est inconnue, que par celles qui ne sont point, et dont nous trouvons la raison. Cela veut dire que, non seulement nous n'avons pas les principes qui mènent au vrai, mais que nous en avons d'autres qui s'accommodent très bien avec le faux.

B. Fontedrelle "

en résumé, chers lecteurs, monsieur Fontedrelle nous conseille de toujours d'abord vérifier que quelque chose existe avant de vouloir en débattre. On ne peut pas, c'est vrai, expliquer ce qui n'existe finalement pas. Et en tant qu'hommes de sciences, nous nous devons, selon moi, de fonctionner nous aussi par cette pensée. En tant moi-même que savant, j'ai trouvé cela fort intéressant, voir même nécessaire, de publier l’œuvre de Fontedrelle.

Retenons-bien cette leçon, pourtant si simple et évidente, mais très importante dans nos fonctions.

K. Fracassor.

HRP : ce récit en vérité celui de monsieur Bernard de Fontenelle, un philosophe du 17ème siècle en France. Pour le récit d'origines, vous pouvez le trouver selon ces références:  Fontenelle, La dent d'or (Histoire des Oracles, 1686). Ce qui n'empêche pas de tous bien retenir ce fort précieux conseil !
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Kolben Fracassor

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MessageSujet: Une très courte "histoire" pour illustrer la notion de liberté   Sam 15 Juin - 21:18

Chers lecteurs/lectrices,

Je vous invite  à lire cette petite discussion, tirée de l'imagination d'un philosophe d'Elwynn, Volus Taire, décédé aujourd'hui. D'après ce que l'on en dit à la bibliothèque de Hurlevent, cet homme aurait rédigé un ouvrage dont le but était d'apprendre une notion "abstraite" au plus grand monde, en l'illustrant par une petite discussion entre des protagonistes symbolisant des hommes d'un certain rang social, d'un corps professionnel particulier ou d'une nation étrangère,...
A mon plus grand bonheur, j'ai pu trouver celle-ci, un article donc parmi tant d'autres de cet ouvrage philosophique, et ai reçu le droit par la bibliothèque de le publier ici.

Ici, les deux personnages mentionnés sont deux nains, l'un est un barbe-de-bronze de Forgefer, l'autre un sombrefer résidant à Ombreforge( Rochenoire.

Bonne lecture !

De la liberté, de V. Taire

Deux nains partageants la même passion pour la bière se retrouvent tous deux assis, par le plus grand des hasards, autour d'une petite table d'une taverne perdue du Loch Modan.
Au bout de quelques minutes, et de quelques bières, ils commencent à discuter d'abord de tout et de rien, puis de leur manière de vivre dans leurs royaumes respectifs. Amenés par cette conversation, ils commencent à discuter du sens et de l'image, chez eux, de la "liberté". Le premier nain, Medrus, commence :

" Celui qui ne sait pas écrire peut l'apprendre ; tout nain peut s'instruire : il est honteux de mettre son âme entre les mains de ceux à qui vous ne confieriez pas vos pièces d'or ; osez penser par vous-même. 
- chez moi, on dit que si tout le monde pensait par soi-même, ce serait une bien étrange confusion", répondit le second nain, Œil-ardent.
- C'est tout le contraire ! Quand on boit une bière, chacun en dit librement son avis, et la paix n'est point troublée ; mais si quelque protecteur insolent d'un mauvais brasseur voulait forcer tous les gens de goût à trouver bon ce qui leur parait mauvais, alors les sifflets se feraient entendre, et les deux partis pourraient se jeter des pommes à la tête, comme il arriva une fois à Forgefer. Ce sont ces tyrans des esprits qui ont causé une partie des malheurs du Khaz Modan. Nous ne sommes d'ailleurs heureux à Dun Morogh que depuis que chacun jouit librement de dire son avis".
Alors Œil-ardent répliqua : " Nous sommes aussi fort tranquilles à Ombreforge, où personne ne peut dire le sien.
- Vous êtes tranquilles, mais vous n'êtes pas heureux ; c'est la tranquillité des mineurs qui creusent péniblement et en silence".

Finallement, les deux nains finirent par quitter la taverne, et aller chacun de son côté.

De Volus Taire, d'Elwynn.

voilà donc de quoi réfléchir, et de bien faire la différence entre la liberté, notamment de pensée....et la tranquillité résultante de cette liberté non-accordée...

Hrp : cet artile est tiré du Dictionnaire philosophique portatif, de Voltaire, que vous aurez peut-être reconnu Wink .
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Kolben Fracassor

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MessageSujet: De la guerre contre la Horde.   Dim 18 Aoû - 13:58

[HRP : Ce texte a été dissimulé en RP, dans une cache secrète, puisqu'il contient des opinions répréhensibles aux yeux de la loi de Hurlevent. Il est peu probable que qui que ce soit puisse être au courant que le Salon possède pareil écrits]

chers lecteurs/lectrices.

Lors de quelques pérégrinations à la bibliothèque de Hurlevent, j'ai pu découvrir, un peu comme " de la liberté", il y a un petit temps, une petite œuvre d'un auteur inconnu, à part qu'il a signé son texte d'un " F. " vague... Le court récit n'est pas vieux, vu qu'il a été rédigé en juin dernier, et était " coincé" ( ou caché, qui sait....) entre deux épais livres.  N'étant pas, curieusement, enregistré n'y ne faisant partie d'un autre ouvrage, la bibliothèque m'a autorisé à la reprendre et à le publier ici, au Salon.

Je le trouve intéressant dans la mesure où on pourait peut-être s'en inspirer/ se baser dessus pour lancer prochainement une séance de débat sur le sujet à l'esprit de beaucoup de gens aujourd'hui dont le récit traite.

Bonne lecture !

De la guerre contre la Horde



Si j'avais à donner mon avis  sur la guerre que livre l' Alliance contre la Horde depuis déjà de nombreuses années, voici ce que je dirais :

Je considère que ce conflit prend source dans la nature du peuple fondateur de notre ennemi : les orcs.

Ces êtres méprisables, dénués de tout bon principes, sauf  actuellement peut-être celui de l'honneur, ces êtres primitifs, ont il y a longtemps vécus sur le monde aujourd'hui dévasté de Draenor, nommé Outreterre, cohabitants avec une autre civilisation, elle, aussi belle, noble, pure, grande et honorable que notre merveilleuse  Alliance, je cite les draeneïs.

En ce temps, les orcs étaient peut-être quand même plus respectables qu'aujourd'hui : ils avaient tout de même des lois, certes rudimentaires, des sociétés hiérarchisées, une religion basée sur le respect des esprits des Anciens et des éléments. Bien sûr, même à ce moment...ils restaient des gens brutaux et déjà méprisables. Mais peut-être un peu moins qu'aujourd'hui.

Et je le prouve ! Quand un jour la funeste Légion Ardente arriva en Draenor, surtout pour éliminer les draeneïs, les orcs, pauvres vermines puantes qu'ils étaient, se rallièrent bien vite aux démons.
Certes certaines langues vous diront qu'ils ont été corrompus, manipulés et/ou dupés par la Légion, comme ce fût le cas d'autres civilisations, comme les Bien-nés d'Azshara il y a dix millénaires d'ici, et qu'ils auraient été contrôlés par les suppôts de Sargeras pour ensuite exterminer la noble civilisation de Shattrath.
A ces langues je vous conseille de ne point prêter attention. Les gens qui disent ceci ne sont pas forcément des traîtres, loin de là, mais ce ne sont là que des ignorants et des couards, des gens qui n'ont certainement pas connu l'horreur des champs de bataille. Ils défendent, indirectement ou pas, les orcs. Et pour cela constituent-ils une menace pour la Liberté et la Sûreté des enfants de l'Alliance.

Prêtez plutôt attention aux autres , qui elles vous diront déjà ce que je viens de dire, mais défendront aussi la noble thèse que les orcs, encore aujourd'hui, ont toujours été des races primitives et méprisables, constituants un danger pour l'ensemble des nations libres d'Azeroth, et qu'ils doivent être combattus/ et pourchassés / et emprisonnés / et renvoyés dans leur infâme cloaque qu'est devenue l'Outreterre / et exterminés jusqu'au dernier, pour les monstres qu'ils sont.

Voilà que de propos bien plus raisonnables que je vous conseille de suivre  à la lettre !
Ne vous posez plus des questions telles que celle-ci : Y-a-t-il des orcs d'exceptions ? Et que penser d'individus tels que Thrall, Eitrigg ( qui eut sois-disant aidé le Généralissime Fordring il y a des années ) ? Tous ceux qui se battent cruellement, qui ne cherchent que la soif du combat et du sang, le désir de conquête, comme Hurlenfer et ses partisans, tous ceux là, ne représentent-ils qu'une partie du peuple orc ? Si il y a des orcs « bons », selon nos principes, devrions-nous leur laisser la place ( les terres) pour laquelle ils se sont battus ? Au cours des nombreux derniers conflits d'importance, la Horde a aussi participé à la chute de la Légion, du Vol Noir, d'Aile-de-mort, de Dieux Très Anciens,etc,  devrions-nous au moins accorder le bénéfice du doute à la partie « bonne » de ce peuple ?

Toutes ces questions ne font que pourrir l'esprit de la grande et noble Alliance de Hurlevent. Les orcs SONT et RESTERONT d'abjectes démons qu'il faut exterminer. Il y a peut-être des meilleurs que d'autres...ceux-là pourraient éventuellement devenir nos esclaves... et encore.


Voilà donc ce que je dirai sur cette question.

Vive la Grande Alliance ! Vive la Liberté d'Azeroth ! Vive les principes saints et bien-fondés de notre merveilleuse faction !

Mort aux orcs ! Aux armes, citoyens/citoyennes, fils et filles des peuples de l'Alliance ! Que le sang puisse encore couler pour de nombreuses années !

« Rédigé en le jeudi 6 juin 33, en le Palais du Saint-massacre, de Hurlevent.

F.


HRP : Je vous laisse comprendre que l'opinion de l'auteur n'est pas vraiment celle défendue dans le texte...enfin, certains l'auront peut-être remarqués Smile
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Kolben Fracassor

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MessageSujet: Re: [PHIL] Des oeuvres philosophiques   Sam 9 Nov - 2:23

Chers lecteurs/lectrices.

Lors d'une nouvelle soirée passée à consulter les vieilles étagères des bibliothèques des Forgefer et de Hurlevent, j'ai pu mettre la main sur 3 textes d'auteurs différends, mais ma foi, assez intéressants.

Le premier texte fut écrit par un certain baron d'Helbrach, un noble parait-il originaire de la région de Valnord, en Lordaeron, dans les environs de l'an 13-14.

Le second fut rédigé  en l'an 29, par un dénommé C.Dorcet, de Dalaran.

Le troisième, lui, fut écrit par le philosophe Volus Taire, ce même philosophe qui avait écrit " De la liberté", que j'ai publié également dans ce recueil.

Je vous laisse seuls juges des messages transmis dans ces textes .

Bonne lecture !

" La morale universelles" ou " les devoirs de l'homme fondés sur sa nature", d'Helbrach ( 13-14 )

Dépendre de quelqu'un, c'est avoir besoin de lui pour se conserver et se rendre heureux. Le besoin est le principe et le motif de la vie sociale : nous dépendrons de ceux qui nous procurent des biens que nous serions incapables d'obtenir par nous-mêmes. L'autorité des parents et la dépendance des enfants, ont pour principe le besoin continuel qu'ont ces derniers de l'expérience, des conseils, des secours, des bienfaits, de la protection de leurs parents pour obtenir des avantages qu'ils sont incapables de se procurer. C'est sur ces mêmes motifs que se fonde l'autorité de la société et de ses lois, qui, pour le bien de tous, doivent commander à tous.

La diversité et l'inégalité que la nature a mises entre les mortels, donne une supériorité naturelle à ceux qui surpassent les autres par les forces du corps, par les talents de l'esprit, par une grande expérience, par une raison plus éclairée, par des vertus et des qualités utiles à la société.
Il est juste que celui qui se trouve capable de faire jouir les autres de grands biens, soit préféré à celui qui ne leur est bon à rien. La nature ne soumet les mortels à d'autres mortels que par les besoins qu'elle leur donne et qu'ils ne peuvent satisfaire sans leurs secours.  
Toute supériorité, pour être juste, doit être fondée  sur les avantages réels dont on fait jouir les autres personnes. Voilà les titres légitimes de la souveraineté, de la grandeur, des richesses, de la noblesse, de toute espèce de puissance : voilà la source raisonnable des distinctions et des rangs divers qui s'établissent dans une société.
L'obéissance et la subordination consistent à soumettre ses actions à la volonté de ceux que l'on juge capables de procurer les biens que l'on désire, ou d'en priver. L'espérance de quelque bien ou la crainte de quelque mal sont les motifs de l'obéissance du sujet envers son prince, du respect du citoyen pour ses magistrats, de la déférence du peuple pour les grands, de la dépendance où les pauvres sont des riches et des puissants, etc.
Mais si la justice approuve la préférence ou la supériorité que les mortels accordent à ceux qui sont les plus utiles à leur bien-être, la justice cesse d'approuver cette préférence aussitôt que ces " supérieurs" abusent de leur autorité pour nuire. La juste se nomme équité, parce que, nonobstant l'inégalité naturelle des hommes, elle veut qu'on respecte également les droits de tous, e défend aux plus fort de se prévaloir de leurs forces contre les plus faibles.
On voit, d'après ces principes, que la société, ou ceux qu'elle a choisis pour annoncer ses lois, exercent une autorité qui doit être reconnue par tous ceux qui jouissent des avantages de la société. Si les lois sont justes, c'est-à-dire conformes à l'utilité générale et au bien des êtres associés, elles les obligent tous également, et punissent très justement ceux qui les violent. Punir quelqu'un, c'est lui causer du mal, c'est le priver des avantages dont il jouissait, et dont il aurait continué de jouir, s'il eût suivi les règles de la justice indiquées par la prudence de la société. Destinée à conserver les droits des hommes et à les garantir de leurs passions mutuelles, la loi doit punir ceux qui se montrent rebelles aux volontés générales. Elle peut priver du bien-être et réprimer ceux qui troublent la félicité publique, afin de contenir par la crainte ceux que leurs passions empêchent d'entendre la voix publique et qui refusent de remplir les engagements du pacte social.


" La nature n'a mis aucun terme à nos espérances", C. Dorcet ( 29 ).

Nos espérances sur l'état à venir des espèces azerothiennes ( humains, gnomes,... ) peuvent se réduire à ces trois points importants : la destruction de l'inégalité entre les nations ; les progrès de l'égalité dans un même peuple ; enfin, le perfectionnement réel de l'individu. Toutes les nations doivent-elles se rapprocher un jour de l'état de civilisation où sont parvenus les peuples les plus éclairés, les plus libres, les plus affranchis de préjugés, tels que les dalaraniens et les gnomes, par exemple ? Cette distance qui sépare ces peuples de la servitude des nations soumises à des tyrans, de la barbarie des peuplades ogres, gnolls, ou autre encore, de l'ignorance des sauvages, doit-elle peu à peu s'évanouir ?
Y-a-t-il sur le globe des contrées dont la nature ait condamné les habitants à ne jamais jouir de la liberté, à ne jamais exercer leur raison ?
Cette différence de lumières, de moyens ou de richesses, observée jusqu'à présent chez tous les peuples civilisés, entre les différentes classes qui composent chacun d'eux ; cette inégalité, que les premiers progrès de la société ont augmentée, et pour ainsi dire produite, tient-elle à la civilisation même, ou aux imperfections actuelles de l'art social ? Doit-elle continuellement s'affaiblir pour faire place à cette égalité de fait, dernier but de l'art social, qui, diminuant même les effets de la différence naturelle des facultés, ne laisse plus subsister qu'une inégalité utile à l'intérêt de tous, parce qu'elle favorisera les progrès de la civilisation, de l'instruction et de l'industrie, sans entraîner, ni dépendance, ni humiliation, ni appauvrissement ; en un mot, les mortels approcheront-ils de cet état où tous auront les lumières nécessaires pour se conduire d'après leur propre raison dans les affaires communes de la vie, et la maintenir exempte de préjugés, pour bien connaître leurs droits et les exercer d'après leur opinion et leur conscience ; où tous pourront, par le développement de leurs facultés, obtenir des moyens sûrs de pourvoir à leurs besoins ; où enfin, la stupidité et la misère ne seront plus que des accidents, et non l'état habituel d'une portion de la société ?
Enfin, les mortels doivent-ils s'améliorer, soit par de nouvelles découvertes dans les sciences et les arts, et, par une conséquence nécessaire, dans les moyens de bien-être particulier et de prospérité commune ; soit par des progrès dans les principes de conduite et dans la morale pratique ; soit enfin par le perfectionnement réel des facultés intellectuelles, morales et physiques, qui peut être également la suite, ou de celui des instruments qui augment l'intensité et dirigent l'emploi de ces facultés, ou même de celui de l'organisation naturelle des peuples ?
En répondant à ces trois questions, nous trouverons, dans l'expérience du passé, dans l'observation des progrès que les sciences, que la civilisation ont faits jusqu'ici, dans l'analyse de la marche de l'esprit et du développement de ses facultés, les motifs les plus forts de croire que la nature n'a mis aucun terme à nos espérances.


" Prière à la Lumière", Volus Taire ( ?)

Prière à la Lumière.

Ce n'est donc plus aux mortels croyants que je m'adresse ; c'est à toi, Lumière de tous les êtres, de tous les mondes et de tous les temps : s'il est permis à de faibles créatures perdues dans l'immensité, et imperceptibles au reste de l'univers, d'oser te demander quelque chose, à toi qui a tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature ; que ces erreurs ne fassent point nos calamités. Tu ne nous as point donné un cœur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger ; fais que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre  tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées  à nos yeux, et si égales devant toi ; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés " mortels" ne soient pas des signaux de haine et de persécution ; que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supporte ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil ; qu'il soit égal de de t'adorer dans un jargon formé d'une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau ; que ceux dont l'habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d'un petit tas de boue de ce monde, et qui possèdent quelques fragments arrondis d'un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu'ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie : car tu sais qu'il n' y a dans ces vanités ni envier, ni de quoi s'enorgueillir.

Puissent tous les mortels se souvenir qu'ils sont frères ! Qu'ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, comme ils ont en exécration le brigandage qui ravit par la force le fruit du travail et de l'industrie paisible ! Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la paix, et employons l'instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Hurlevent jusqu'à Havrenuit, ta bonté qui nous a donné cet instant
.
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MessageSujet: Re: [PHIL] Des oeuvres philosophiques   Lun 23 Déc - 23:58

Chers lecteurs/lectrices.

Je vous présente un texte d'un certain Hugues Heau, lui-même publié en la Bibliothèque royale de Hurlevent, en l'an 32, soit assez récemment.

Vous comprendrez très vite et clairement l'intention de l'auteur, peut être fort idéaliste et simpliste dans le message qu'il transmet.

Je dois également avouer que ce texte peut susciter le débat, aussi je vous laisse seul juge quant à ce document.

Bonne lecture.

" Les Etats-Unis d'Azéroth ", 21 août 32, Hurlevent, H. Heau.

Un jour viendra où les armes vous tomberont des mains, à vous aussi ! Un jour viendra où la guerre paraîtra aussi absurde et sera aussi impossible entre Hurlevent et Orgrimmar qu'elle serait impossible et qu'elle paraîtrait absurde aujourd'hui entre Forgefer et Darnassus, entre les Pitons-du-Tonnerre et Baie-du-butin, entre Gnomeregan et Gilnéas. Un jour viendra où vous Hurlevent, vous Orgrimmar, vous Forgefer, vous toutes, nations d'Azéroth, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité azérothienne, absolument comme les Carmines, la Marche de l'Ouest, le Grand Hamlet et l'Elwynn se sont fondues dans Hurlevent.
Un jour viendra où il n'y aura plus d'autres champs de batailles que les marchés s'ouvrant au commerce et les esprits s'ouvrant aux idées.
Un jour viendra où l'on montrera un canon dans le Hall des Explorateurs comme on y montrera un instrument de torture en s'étonnant que cela puisse être !
Un jour viendra où l'on verra ces deux grandes factions, la Horde et l'Alliance, placés en face l'un de l'autre, se tendant la main par-dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies, défrichant le globe, colonisant les déserts, améliorant la création sous le regard des Créateurs.
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MessageSujet: Re: [PHIL] Des oeuvres philosophiques   Mer 19 Fév - 20:25

Chers lecteurs/lectrices,

Aujourd'hui je vous présente un discours prononcé par monsieur H. Heau l'été dernier, au palais royal hurleventois, au sujet de la misère.

Tout comme dans " Les Etats-unis d'Azéroth", on peut retrouver ici les intentions que l'on pourrait juger de fort idéalistes de l'auteur, ou en tout cas emplies de volonté et d'engagement, dans un " intérêt commun".

Certains termes utilisés par l'auteur m'ont cependant laissé un peu perplexe, ne comprenant pas vraiment à quoi il fait clairement illusion... A vous de voir.

Bonne lecture.

De la misère hurleventoise, de H. Heau

Discours prononcé le 9 juillet 33, en la Salle du Requérant du Donjon de Hurlevent.

Messieurs, j'entends dire à tout instant, et j'ai entendu dire encore tout à l'heure autour de moi, au moment où j'allais monter à cette tribune, qu'il n'y a pas deux manières de rétablir l'ordre. On disait que dans les temps d'anarchie, comme cela peut-être le cas dans les plaines de la Marche, il n'y a de remède souverain que la force, qu'en dehors de la force tout est vain et stérile.

Il faut profiter du silence imposé aux passions anarchiques pour donner la parole aux intérêts populaires. Il faut profiter de l'ordre reconquis pour relever le travail, pour créer sur une vaste échelle la prévoyance sociale ; pour substituer à l'aumône qui dégrade l'assistance qui fortifie ; pour fonder de toutes parts, et sous toutes les formes, des établissements de toute nature qui rassurent le malheureux et qui encouragent le travailleur ; pour donner cordialement, en améliorations de toutes sortes, aux classes souffrantes, plus, cent fois plus que leurs faux amis ne leur ont jamais promis ! Voilà comment il faut profiter de la victoire.

Il faut profiter de la disparition de l'esprit de révolte pour faire reparaître l'esprit de progrès.
Donner à cette assemblée pour objet principal l'étude du sort des classes souffrantes, c'est-à-dire le grand et obscur problème posé par les ans 29 et 30, environner cette étude de solennité, tirer de cette étude approfondie toutes les améliorations pratiques et possibles ; substituer une grande et unique commission de l'assistance et de la prévoyance publique à toutes les commissions secondaires qui ne voient que le détail et auxquelles l'ensemble échappe ; placer cette commission très haut de manière à ce que l'on l'aperçoive du pays entier ; réunir les lumières éparses, les expériences disséminées, les efforts divergents, les dévouements, les documents, les recherches partielles, les enquêtes locales, toutes les bonnes volontés en travail, et leur créer ici un centre, un centre où aboutiront toutes les idées et d'où rayonneront toutes les solutions ; faire sortir pièce à pièce, loi à loi, mais avec ensemble, avec maturité, des travaux de la législature actuelle le code coordonné et complet, le grand code de la Lumière de la prévoyance et de l'assistance publique ; en un mot, étouffer les chimères d'un certain socialisme sous les réalités de la Lumière.

Je viens de dire : les chimères d'un certain socialisme, et je ne veux rien retirer de cette expression, qui n'est pas même sévère, qui n'est que juste. Messieurs, expliquons-nous cependant. Est-ce à dire que, dans cet amas de notions confuses, d'aspirations obscures, d'illusions inouïes, d'instincts irréfléchis, de formules incorrectes, qu'on désigne sous ce nom vague et d'ailleurs fort peu compris de « socialisme », il n'y ait rien de vrai, absolument rien de vrai ?
Eh bien ! Messieurs, disons-le, et disons-le précisément pour trouver le remède, il y a au fond du socialisme une partie des réalités douloureuses de notre temps et de tous les temps ; il y a le malaise éternel propre à l'infirmité humaine ; il y a l'aspiration à un sort meilleur, qui n'est pas moins naturelle à l'homme, mais qui se trompe souvent de route en cherchant dans ce monde ce qui ne peut être trouvé que dans l'autre. Il y a des détresses très vives, très vraies, très poignantes, très guérissables. Il y a enfin, et ceci est tout à fait propre à notre temps, il y a cette attitude nouvelle donnée à l'homme par nos récentes guerres contre le Mal, qui ont constaté si hautement et placé si haut la dignité humaine, de sorte que l'homme du peuple d'aujourd'hui souffre avec le sentiment double et contradictoire de sa misère résultant du droit.
C'est tout cela, messieurs, qui est dans le socialisme, c'est tout cela qui s'y mêle aux passions mauvaises, c'est tout cela qui en fait la force, c'est tout cela qu'il faut en ôter.

Voix nombreuses : Comment ?




En éclairant ce qui est faux, en satisfaisant ce qui est juste. Une fois cette opération faite, faite consciencieusement, loyalement, honnêtement, ce que vous redoutez dans le socialisme disparaît.
En lui retirant ce qu'il a de vrai, vous lui retirez ce qu'il a de dangereux. Ce n'est plus qu'un informe nuage d'erreurs que le premier souffre emportera.
Trouvez bon, Messieurs, que je complète ma pensée. Je vois à l'agitation de l'assemblée que je ne suis pas pleinement compris. La question qui s'agite est grave. C'est la plus grave de toutes celles qui peuvent être traitées devant vous.
Je ne suis pas, Messieurs, de ceux qui croient qu'on peut supprimer la souffrance en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu'on peut détruire la misère.
Remarquez-le bien, Messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut-disparaître comme la lèpre a disparu.
Détruire la misère ! Oui, cela est possible ! Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; Car, en pareille matière, tant que le possible n'est pas le fait, le devoir n'est pas rempli.
La misère, Messieurs, j'aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir où elle en est, la misère ?
Voulez-vous savoir jusqu'où elle peut aller, jusqu'où elle va ? Je ne dis pas à Forgefer, je ne dis pas en l'an 31, je dis en Hurlevent, je dis à la Marche de l'ouest, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ? Il y a à Ruisselune....Sainte Lumière, je n'hésite pas à les citer, ces faits. Ils sont tristes, mais nécessaires à révéler ; et tenez, s'il faut dire toute ma pensée, je voudrais qu'il sortît de cette assemblée, et au besoin j'en ferai la proposition formelle, une grande et solennelle enquête sur la situation vraie des classes souffrantes dans tout Hurlevent. Je voudrais que tous les faits éclatassent au grand jour. Comment veut-on guérir le mal si l'on ne sonde pas les plaies ?
Voici donc ces faits.
Il y a à Ruisselune, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n'ayant pour lits, n'ayant pour couvertures, j'ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin ou des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures humaines s'enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l'hiver.
Voilà un fait. En voici d'autres : ces jours derniers, une homme, Sainte Lumière, un malheureux homme de lettres, car la misère n'épargne pas plus des professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l'on a constaté après sa mort qu'il n'avait pas mangé depuis 6 jours. Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de gnolls !
Eh bien, Messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société toute entière ; que je m'en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l'homme, que ce sont des crimes envers la Lumière !
Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m'écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. E n'est qu'un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n'importe, je ne connais pas, moi de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette assemblée n'eût qu'une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, l'abolition de la misère !
Et messieurs, je ne m'adresse pas seulement à votre générosité, je m'adresse à ce qu'il y a de plus sérieux dans le sentiment politique d'une assemblée de législateurs ! Et à ce sujet, un dernier mot : je terminerai là.



Messieurs, comme je vous le disais tout à l'heure, vous venez avec le concours de la arde royale, de l'armée et de toutes les forces vives du pays, vous venez raffermir l'Etat ébranlé encore une fois. Vous n'avez reculé devant aucun péril, vous n'avez hésité devant aucun devoir. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable...Eh bien ! Vous n'avez rien fait !
Vous n'avez rien fait, j'insiste sur ce point, tant que l'ordre matériel raffermi n'a point pour base l'ordre moral consolidé ! Vous n'avez rien fait tant que le peuple souffre ! Vous n'avez rien fait tant qu'il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n'avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l'âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! Tant que ceux qui sont vieux et ont travaillé peuvent être sans asile ! Tant que l'usure dévore nos campagnes, tant qu'on meurt de faim dans nos villes, tant qu'il n'y a pas des lois fraternelles, des lois Lumineuses qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de coeur ! Vous n'avez rien fait tant que l'esprit de révolte a pour auxiliaire la souffrance publique ! Vous n'avez rien fait, rien fait, tant que dans cette oeuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l'homme méchant a pour collaborateur fatal l'homme malheureux !
Vous le voyez, messieurs, je le répète en terminant, ce n'est pas seulement à votre générosité que je m'adresse, c'est à votre sagesse, et je vous conjure d'y réfléchir. Messieurs, songez-y, c'est l'anarchie qui ouvre des abîmes, mais c'est la misère qui les creuse. Vous avez fait des lois contre l'anarchie, faites maintenant des lois contre la misère !
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