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 [CULT] À la découverte de Hurlevent, guide pratique à l'usage des Draeneï, par Ambre

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Ambre

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MessageSujet: [CULT] À la découverte de Hurlevent, guide pratique à l'usage des Draeneï, par Ambre   Mar 11 Mar - 11:15

Citation :

A la découverte de Hurlevent
Guide pratique à l'usage des Draeneï

par Ambre
corrigé et traduit du draeneï par Ione Densilla




1. Généralités

Malgré la profusion de hauts murs, Hurlevent, capitale de la civilisation humaine, possède un charme certain et jouit d'un climat doux et ensoleillé toute l'année.
Détruite lors de la Première Guerre en l'an 6, la ville a été reconstruite suivant un plan agréablement peu symétrique. Les différents quartiers sont séparés par des canaux qui apportent espace et vie, bien qu'il soit fortement déconseillé de s'y baigner. Les rues, passages et venelles, souvent ornées du lion de l'Alliance, étant intégralement pavés, des sabots ferrés sont à éviter, pour cause de bruit et de risques de glissade.



L'arrivée sur la ville, depuis la forêt d'Elwynn.


2. Accès

Le portail de Shattrath est toujours en activité et stable, il débouche au deuxième étage de la Tour des mages. Attention à la descente par la rampe en colimaçon sans barrière, surtout si vous êtes sensible au mal de téléportation. Le retour depuis Hurlevent n'est pas direct, il faut emprunter le portail du premier étage de la Tour qui conduit aux Terres foudroyées, pour ensuite traverser la Porte des ténèbres, dont les abords sont toujours infestés par des engeances démoniaques, heureusement de faible grandeur.

Par la mer, pour ceux qui ont le sabot marin, le navire Bravoure assure la liaison entre le port de Hurlevent et le village de Rut'theran, à Teldrassil, tandis que le Kraken dessert le Donjon de la bravoure, dans la Toundra boréenne, en Norfendre.

A noter qu'il est possible de rejoindre Hurlevent par Forgefer, la capitale de peuple nain, en empruntant le Tram des profondeurs, bien que la gare côté humain soit plutôt malfamée.


3. Lieux notables

Il n'y a pas d'ambassade draeneï permanente à Hurlevent, pas davantage que pour les autres peuples de l'Alliance. Des rendez-vous semblent pouvoir être pris à l'avance avec les ambassades kaldoreï et naines.
En cas de problème, il est préférable de s'adresser directement à la Caserne située au 1, place d'Armes, même si l'accueil peut y être parfois râpeux. Bien que le travail régulateur et sécuritaire de la Garde soit remarquable et que nul ne songe sérieusement à le remettre en cause, la confrontation permanente avec ce que la ville compte de détraqués ou d'esprits faibles endurcit, voire dessèche, les meilleures volontés.

Comme toute cité importante, Hurlevent possède plusieurs auberges - voir la carte en fin d'ouvrage. Toutes sont petites, bruyantes, inconfortables, onéreuses et aucune n'a été conçue pour des clients de notre taille. Il sera bien souvent préférable de trouver à louer des chambres chez l'habitant, à condition de vérifier la taille de la literie. Il existe également des gites situés à l'écart de la ville, ce qui peut se révéler un meilleur choix si l'on privilégie le calme et la qualité de l'accueil.

Le lieu central de la ville est la place de Cathédrale, parfois nommée place Faol par les natifs.
C'est là que le caractère cosmopolite d'Hurlevent se fait pleinement sentir. On peut en effet rencontrer absolument tout et n'importe quoi sur cette place bigarrée. Marchands ambulants, quémandeurs, prêcheurs, lettrés, courtisans, vétérans, voleurs, escrocs, espions, mercenaires, aventuriers de tout crin et honnêtes citoyens s'y croisent et commercent jour et nuit. Les empoignades et les échauffourées y sont fréquentes, aussi bien entre érudits qu'entre petites gens.
Les Humains, férus d'une logique mouvante, sont aussi friands d'apostrophes véhémentes que de valeureux discours, passant d'une grande générosité à une étroitesse d'esprit à la vitesse d'un sabot-fourchu en pleine charge. Tout peut survenir place de la Cathédrale et la prudence y est de rigueur. On pourra en effet y rencontrer indifféremment des personnes charitables que des vide-goussets, voire des criminels, et ce malgré le caractère sacré de la place.



La célèbre place Faol avec, au fond, la cathédrale.

La Cathédrale en elle même est parfaitement représentative de l'architecture monumentale humaine, parfois lourde et grandiloquente, mais toujours empreinte de majesté, faite pour inspirer le respect, et dont les formes symétriques basées sur des motifs ronds et carrés symbolisent l'ordre.
Ce temple est le haut-lieu de la religion de la Lumière, telle que la pratique les Humains et les Nains. Prêtres et paladins - redresseurs de torts - viennent s'y recueillir, enseigner leur art ou chercher des grandes vérités. Une extrême discrétion sera requise, comme dans tous lieux saints étrangers.
A noter que la bibliothèque offre à la consultation quelques ouvrages de référence sur le culte humain de la Lumière, ses principaux courants et ses hérésies.
A noter également que la Cathédrale abrite quelques personnes désintéressées cheminant réellement dans la Lumière et qui offrent aide et soins aux nécessiteux.

Le Donjon, construit au flanc de la colline qui surplombe la ville, déploie ses tours, ses escaliers et ses couloirs aux sols de marbre jusqu'au trône.
Bien que les jardins y soient très agréables en été et la bibliothèque bien fournie sur l'histoire locale et les conquêtes militaires de l'Alliance, la demeure du Roi n'est pas un endroit que l'on visitera, à moins d'avoir une raison précise. Le Palais est en effet occupé en permanence par des nobles souhaitant une audience et des vétérans venus réclamer quelques faveurs ou dispenser quelques conseils. La plupart semblent avoir oublié que notre peuple a rejoint l'Alliance depuis plusieurs années.



L'entrée du donjon.

Avant le passage destructeur d'Aile de mort, le Parc, situé près de la Vielle Caserne, offrait une enclave bucolique au peuple kaldoreï et l'on pouvait y méditer au milieu des lapins, des biches et des druides en toute quiétude.
Cette espace a depuis été laissé en ruine et n'est plus qu'un endroit sinistre qui abrite des clochards, des revendeurs de feuillerêve, des coupe-jarrets en mal de contrats et des bourgeois venus s'encanailler avec des femmes de petite vertu pour des étreintes furtives.

Le Quartier commerçant, comme son nom l'indique, regorge d'échoppes dont certaines offrent un artisanat typiquement humain. A noter que les prix très raisonnables sont fixes et définitifs, il serait donc vain d'espérer un rabais, même avec la meilleure maîtrise de la langue commune. En face de la banque, l'Hôtel des ventes propose au contraire des marchandises venant de tous les mondes connus, et d'au-delà parfois. On pourra aussi bien y trouver des denrées de première nécessité que les objets les plus pittoresques et improbables à des prix allant de modique à délirant. Nul doute que ceux qui aiment chiner verront leur patience et leur ténacité récompensées ici.
Les plus exigeants préféreront profiter des mouillages réguliers du navire de commerce Talandra, dont les artisans pourront honorer les commandes les plus rares à des prix attractifs et avec la plus grande courtoisie et célérité, bien que le navire ne batte pas pavillon de l'Alliance.

Dans le Quartier des mages, les plus chanceux pourront se délecter de glaces aux parfums enchanteurs qui à elles seules mériteraient presque la visite de la ville. Malheureusement, on ne peut trouver ces merveilles culinaires qu'auprès d'un unique marchand ambulant durant une courte période de l'année, au printemps. Il est possible que cette courte apparition soit liée à la disponibilité saisonnière d'un ingrédient, ou encore qu'elle soit liée à quelques coutumes.

Enfin, il serait dommage de quitter la ville sans avoir pris le temps de flâner en haut du port. La promenade bordée d'arbres avec vue sur l'océan est inoubliable, particulièrement lorsque les rayons du soleil couchant viennent embraser les remparts.
S'il est des expériences qui doivent être vécues de manière cyclique ou rituelle, déguster un délicieux Cône de froid sur la promenade du port en fait assurément partie.

Se reporter à la carte à la fin de l'ouvrage pour la localisation de ces endroits notables.



Le phare vu du port - peinture à l'huile.


4. Société

Quiconque séjourne à Hurlevent se retrouve confronté à la société humaine. Son organisation peut nous sembler complexe et déroutante, et de fait elle l'est. Si l'on souhaite la comprendre, même partiellement, il peut être nécessaire de rappeler que d'une part la monarchie est une oligarchie institutionnelle stricte, et que d'autre part cette société est organisée en castes.

Les principales castes sont les suivantes :

  • la noblesse, caste dirigeante, dédiée dans les premiers temps à seconder la Couronne dans l'exercice du pouvoir.
  • l'armée, dont la branche urbaine est chargée de faire respecter et appliquer les lois édictées par la Couronne et la Chancellerie.
  • le clergé, dont le culte officiel est celui de la Lumière.
  • les guildes marchandes, ou corporations de riches marchands et de banquiers.
  • le petit peuple, ou bas peuple, qui regroupe les Humains ne faisant pas partie des autres castes - tels que fermiers, artisans, boutiquiers, etc - et pouvant donc être considérée comme une non-caste.

Il est parfois possible pour un Humain de changer de caste en remplissant certaines conditions, pas toujours clairement définies, certains passages étant bien plus aisés que d'autres. Ainsi, il semble plus facile d'atteindre la noblesse en passant par l'armée mais le clergé parait disposer de davantage de considérations de la part de la caste populaire. Pour cette raison, le rêve de toute bonne famille hurleventoise, à défaut d'être noble, est d'avoir un petit dans l'armée et un autre dans les ordres.
A noter qu'une fois la caste noble atteinte, l'Humain ne peut plus en changer mais il peut appartenir à plusieurs castes.
L'appartenance à la caste noble s'acquiert principalement de manière héréditaire. La conséquence directe de ce système pour le moins surprenant est que cette caste, fermée sur elle même et donc particulièrement sensible à la consanguinité, compte un assez fort pourcentage d'individus déficients, ou ne pouvant vivre de manière honnête avec l'apparat requis.



Le quartier des mages.

On pourra s'étonner de la pauvreté culturelle de la société humaine, bien moins étendue que celle de nos amis Kaldoreï, ou même que celle des Nains, et se désoler devant le petit kiosque, derrière le Cathédrale, toujours vide et silencieux, hormis lors de rares mariages, et dont les bancs de pierre ne sont occupés que pour des entrevues galantes ou par des vieillards fatigués. Il semble en effet que la culture populaire humaine s'exprime davantage dans les nombreuses tavernes de la ville, lorsque les chopes débordent de bière et l'hydromel.

Il existe cepandant diverses fêtes annuelles, dont celle des morts en automne - la plupart des Humains décédés le sont de vieillesse ou de maladie -, celle de l'amour au printemps et celle des moissons lors du solstice d'été. Ce sont des occasions pour la ville de voir ses rues nettoyées et de se parer de moult décorations.

5. Religion

La religion officielle des Humains et des Nains est le culte de la Lumière, parfois appelée Sainte Lumière, dans une variante qui pourrait paraître assez pittoresque, voire infantile, si l'on omet un fait primordial et fondateur, à savoir que les Humains ne portent pas la Lumière en eux de manière innée, comme les Naaru nous en ont fait don. La prière, et parfois même une stricte discipline de vie, leur est nécessaire pour atteindre l'Illumination.

Si l'on parvient à imaginer un peuple sans le soutien de notre mystique, pour qui la communion avec la Lumière requiert concentration et abnégation, on s'étonnera moins qu'Elle apparaisse à beaucoup d'Humains comme une figure maternelle, à la fois sévère mais bienveillante, qui jugerait, saurait pardonner et punir parfois. Ainsi, bien que cela ne soit écrit dans nul codex connu, nombre de prêtres ou paladins, serviteurs de la Sainte Lumière, feront vœu de chasteté et choisiront une vie d'abstinence amoureuse, totale ou partielle, avec les risques évidents que cette privation de cette force vitale engendre.

Percevoir la Lumière comme une force tutélaire et difficile à satisfaire semble avoir conduit les Humains aux idées de péchés, de pénitence et de salut. Bien que ce guide ne se prétende en aucune manière une étude comparée des religions connues d'Azeroth et de Draenor, il est important de souligner cet aspect extrêmement surprenant, parfois même dérangeant, de la religion humaine et la manière dont celle-ci façonne la pensée et la morale de cette société.
Une bonne compréhension de l'idée que les Humains se font de la Lumière évitera aux étrangers que nous sommes ici de commettre des gaffes pouvant être interprétées comme des blasphèmes par les plus dévots.



Humain en dévotion dans la cathédrale de la Lumière.


6. Philosophie au quotidien

Comme l'a si souvent répété l'anachorète Onaasheï dans ses écrits, c'est la faiblesse d'un peuple qui fait aussi sa force - et inversement comme a ensuite commenté l'anachorète Alendar.
C'est bien évidemment de leur très courte espérance de vie que les Humains tirent leur force et leur énergie. Alors que leur vie d'adulte dépasse à peine celle d'un Troll, ils mènent l'Alliance sur tous les continents, anciens ou nouveaux. Bien que leurs liens familiaux soient plus faibles que les nôtres - sans doute à cause de la fertilité des femelles - les Humains, condamnés à une existence éphémère, sont prêts à tous les sacrifices pour bâtir et laisser une trace de leur passage éclair, comme un signe aux générations futures. C'est peut être ce trait de caractère unique qui les rend si attachants.

A Hurlevent, tout va très vite. Un engagement durable et sincère peut ne durer que quelques années, voire quelques mois, l'ami d'hier peut devenir l'ennemi aujourd'hui et rares sont les amours qui survivent à une saison. Ce rythme effréné qui surprend et bouleverse notre conception du temps peut donner le sentiment d'assister à une représentation illusoire où rien n'aurait d'importance. Certains voyageurs ayant séjourné quelques temps dans la capitale humaine parlent de rencontres troublantes avec un chat noir mais cela n'a jamais été confirmé et ressemble fort à l'une de ces nombreuses fables destinées à titiller l'imagination des touristes en mal d'exotisme.

A Hurlevent, tout s'achète et tout se vend. Les nobles et les marchands pratiquent le commerce sans vergogne et de manière rarement équitable. Il semble que, pour les membres des castes non militaires ni religieuses, amasser une grande quantité de monnaie au détriment d'autres individus soit une marque d'intelligence, attirant le respect et la rancune des membres de la communauté. De ce fait, s'enrichir au détriment d'autres membres de la même communauté est perçu comme un indéniable signe de maîtrise et de finesse, surtout si ceux-ci ne s'en aperçoivent pas.

Ce serait une erreur de considérer cette recherche perpétuelle de biens matériels comme une fin en soi. Il faut peut être la rattacher à ce besoin permanent qu'ont les Humains de construire un avenir à leur progéniture.



Le lac avec, au fond, le kiosque.


7. Législation

Les lois en vigueur à Hurlevent sont à peu de chose près les mêmes que celles qui ont cours dans les territoires conquis par l'Alliance, sachant que plus on s'éloigne de la capitale, plus les édits royaux sont sujets à interprétation de la part des gouverneurs.
En cas de doute, les codex sont consultables gratuitement dans la bibliothèque de la Cathédrale.

A noter que les duels sont interdits dans l'enceinte de la ville et doivent par conséquent se dérouler à l'extérieur. Ceci dit, il serait fort mal avisé d'occire un humain en duel, même si celui-ci se déroule dans un cadre légal et à l'extérieur des murs.

En ville, les règles sociales concernant les Worgens et Chevaliers de la mort sont un peu plus contraignantes qu'ailleurs.



La Chope Sucrée, une des nombreuses tavernes de la ville.


8. Langage

La langue officielle d'Hurlevent est le commun de base, identique à celui parlé par les forces de l'Alliance sur Draenor, et dont la particularité est d'user - d'abuser ont pu dire certains érudits qui s'inquiètent de l'utilisation d'expressions communes en draeneï - de métaphores.
Comme dans toute agglomération cosmopolite, le langage de base est enrichi de nombreuses expressions idiomatiques, voire poétiques, dont la plupart sont difficilement traduisibles.

Voici quelques exemples :

  • Avoir les dents qui rayent le plancher caractérise quelqu'un de très ambitieux, qui fera passer sa réussite personnelle avant toute chose.
  • Cul béni désigne une personne qui ne s'attache qu'aux détails de la religion, en oubliant les grands principes.
  • Les orteils en éventail signifie être tranquille, sans souci ou au repos. Sans doute la version humaine de l'expression kaldoreï les oreilles en éventail.
  • Etre mis à pied est un faux ami. Cette expression ne signifie pas descendre de sa monture mais se trouver sous l'interdiction d'effectuer son travail, le plus souvent suite à une faute, pour une durée indéterminée.
  • Avoir un poil dans la main ne fait pas référence à la malédiction lupine qui touche certains Humains mais désigne quelqu'un de paresseux ou indolent.
  • Le faire, accompagné d'un sourire "entendu", signifie avoir une relation sexuelle, quelle qu'elle soit.
  • Le temps c'est de l'argent signifie qu'on va vous demander quelque chose en guise de "paiement", et ce sans raison valable.

Ne prenez pas ombrage si un Humain vous interpelle place de la Cathédrale en vous traitant de chèvre, de biquette ou de poulpe, c'est généralement bon-enfant, ou signe d'ébriété.

Les titres utilisés comme civilité sont d'une complexité effroyable, sans même aborder les titres de noblesse, tant et si bien qu'il est courant d'entendre des humains les employer entre eux à tort et à travers, apostrophant un palefrenier comme s'ils s'adressaient à un prince, et réciproquement.

Afin d'éviter quelques malencontreux impairs, on pourra sans trop de risque s'adresser aux Humains en uilisant ces règles simplifiées de bienséance :

  • femelle non pubère : demoiselle ou damoiselle. si elle semble noble ou riche.
  • mâle non pubère : jeune homme.
  • femelle pubère, quel que soit son âge apparent et sa fertilité : dame.
  • mâle pubère, quel que soit son âge apparent et la couleur de sa pilosité : sieur.
  • mâle ou jeune mâle proche de la Couronne, quel que soit son âge : sire.

Attention, contrairement à nous, la plupart des Humains ont plusieurs noms qui s'enchaînent comme les perles d'un collier. Si l'on connait les noms de la personne à qui l'on s'adresse, l'utilisation d'un titre de civilité doit être suivi de son dernier nom, qui s'appelle nom de famille. A noter qu'une femelle change de nom de famille lorsque qu'elle prend un mari.
A noter également que si l'on souhaite flatter de manière éhontée un roturier, le titre sire. pourra être employé.
A noter enfin qu'il est pratiquement impossible de s'adresser à un militaire par son titre correct - on parle alors de grade - à moins de le connaître, et encore faut-il en avoir eu connaissance très récemment car les titres militaires évoluent très rapidement. Lorsque l'Humain militaire est une Humaine, son grade ne se décline pas dans la forme féminine.



La ville, vue depuis le donjon.


9. Bon à savoir

Lors des contacts avec les Humains, il ne faut jamais oublier que notre physique est inhabituel pour eux et peut susciter des réactions réflexes aussi violentes que contradictoires. Il semble en effet qu'un archétype démoniaque soit inscrit dans leur culture sous les traits d'une créature de haute taille possédant queue, cornes et sabots. En parallèle, notre forme femelle n'est pas sans rappeler les sayaad que certains de leurs mages noirs invoquent pour leur pouvoir de séduction.
Les quelques astuces suivantes permettent de diminuer ces sentiments de terreur et d'attirance que nous provoquons par notre simple présence :

  • s'assoir avec un interlocuteur humain efface la différence de taille et masque nos sabots à sa vue. De plus, être assis sera toujours perçu comme une attitude amicale.
  • éviter de montrer nos canines en ouvrant grand la bouche, que ce soit en mangeant ou en riant.
  • enrouler notre appendice caudal en position assise afin que celui-ci soit le plus discret possible. L'agiter ostensiblement peut être interprété comme un signe de moquerie ou de séduction.
  • pour celles d'entre nous qui possèdent une paire de cornes dites sinueuses - courtes et tournées vers l'arrière -, certaines coiffures peuvent les masquer partiellement.

Dans le même ordre d'idées, il est conseillé d'utiliser les gnomophones plutôt que nos cristaux. Pour un Humain, la technologie, même gnome, sera toujours plus rassurante que la magie, bien que celle-ci soit reconnue comme étant beaucoup plus fiable. Il va de soi que l'emploi de la langue commune est recommandé pour toutes conversations.

Parler de sexe et tout ce qui s'y rapporte en public semble tabou, ou tout du moins très inconvenant, bien qu'il soit considéré comme normal et même sain de consacrer aux relations sexuelles beaucoup de temps. A noter que l'homosexualité est tolérée, mais souvent raillée.

L'eau des nombreuses fontaines qui apportent calme et fraîcheur à la cité est potable pour nous, même si elle ne l'est pas toujours pour les Humains. Il est par contre très mal vu de récupérer les pièces de monnaie que l'on peut parfois trouver au fond des bassins, et qui ont été volontairement jetées en raison d'une très ancienne coutume humaine, datant sans doute d'un temps où l'on honorait une déesse aquatique. Pour cette même raison, il serait très mal vu d'y nettoyer ses sabots.


10. Vivre à Hurlevent

Alors que les Draeneï sont plutôt bien accueillis en tant que touristes ou pour de courts séjours par une population hurleventoise à l'esprit raisonnablement ouvert, il faut savoir qu'il est extrêmement difficile pour nous d'être embauché de manière stable par la Couronne. Beaucoup d'administrations calquent en effet leurs règles sur celle de la Garde urbaine qui n'accepte plus que les Humains et peut être les Nains, leurs plus anciens alliés.

Ainsi, si vous envisagez de vivre à Hurlevent, attendez vous à ne pouvoir effectuer que des métiers indépendants, sans lien direct et permanent avec l'organisation et la défense de la cité. Beaucoup pensent que nos aptitudes guerrières innées ainsi que le savoir de nos érudits sont mieux utilisés sur les fronts militaires de l'Alliance que dans la capitale.



Les canaux - peinture à l'huile.


11. Le mot de la fin

Une visite à Hurlevent fait partie des choses qu'il faut avoir fait au moins une fois dans son existence, au printemps si possible. Bien que les Humains soient globalement accueillants, il est déconseillé de s'y rendre en famille. En dehors d'un voyage d'agrément, il peut se révéler délicat d'y trouver un métier durable, même en travaillant d'arrache-sabot.

Dans tous les cas, que ce soit en tant que touriste ou envoyé de Draenor, que votre séjour à Hurlevent soit de quelques jours ou de quelques siècles, gardez à l'esprit que nous ne sommes que des invités chez les Humains. Un comportement adéquat, humble et discret, vous assurera une plus grande tranquillité et vous fera davantage profiter de cette belle cité, capitale d'un peuple fort et attachant alors que les individus qui le compose sont faibles et éphémères.
Certains sages, notamment ceux qui enseignent la Voie de l'Observance, pensent que cet apparent paradoxe doit nous inspirer dans notre errance et notre quête d'un nouveau monde-refuge.



Carte annotée de la cité.


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Références

  • Traité d'architecture comparée, par Arechron.
  • La Voie du désert, par l'anachorète Onaasheï.
  • Second commentaire sur le désert, par l'anachorète Alendar.
  • Table des horaires du Tram des profondeurs pour l'année 34, Compagnie Gnominaine des Chemins Enfouis.
  • Horaires et correspondances, 5ème édition, Compagnie Maritime de l'Alliance.
  • Tlon Uqbar Orbis Tertius, anonyme, 13ème millénaire.
  • La Lumière et l'Ombre dans les sociétés éphémères, par Isel.
  • Les Tentations de l'hirondelle, conte populaire kurenaï.

Toutes les dates utilisées dans cet ouvrage suivent le système en vigueur sur Azéroth, qui place l'an 1 lors de l'ouverture de la Porte des ténèbres.
Les illustrations peintes ont été achetées à des peintres locaux, sur le port ou place Faol.
Les gnomographies sont d'Ambre, les droits en sont réservés suivant le code de la propriété intellectuelle définie par l'Alliance.



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Les auteures

Ambre
Draeneï vivant depuis plus d'un an à Hurlevent. A effectué de nombreux métiers, pour diverses castes et organisations privées ou publiques, dans la cité ou ses environs immédiats, lui permettant de découvrir plusieurs aspects de la ville et de parfaire ses connaissances humaines.
Ione Densilla
Kaldoreï retirée à Darnassus, gardienne de la Maison Palantír, lettrée et traductrice.
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Ecrit à Hurlevent, à Darnassus et au Berceau de l'hiver durant la première partie de l'an 34.


Dernière édition par Ambre le Jeu 13 Nov - 10:25, édité 3 fois
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Raedric Stornfeld
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MessageSujet: Re: [CULT] À la découverte de Hurlevent, guide pratique à l'usage des Draeneï, par Ambre   Mar 11 Mar - 22:37

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