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 [DIV] Recueil de chansons

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Raedric Stornfeld
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MessageSujet: [DIV] Recueil de chansons   Jeu 1 Aoû - 15:48

Recueil de chansons
Par Septimus Kromann

Chers lecteurs,

Les mélodies de la musique en chanson accompagnent de nombreux passages de la vie de tout individu. Qui ne chante pas la naissance d’un enfant, et l’endort par de douces berceuses ? Quel enfant n’apprend pas l’amour et la foi sur une chanson populaire ou un hymne à la Lumière ? Qui n’a pas le malheur –par ces temps- d’apprendre par cœur les chants militaires ? Les exemples sont multiples et aussi variés qu’il existe d’individus en Azeroth.

Je souhaite dans ce recueil partager avec ceux qui le liront des paroles qui m’ont touchées, m’ont marquées ou m’ont révoltées. J’espère par là susciter à mes lecteurs le même respect que j’éprouve envers ce puissant vecteur de sens et de convictions qu’est la chanson.

J’invite mes confrères de Loge à ajouter à ce recueil les chansons qu’ils estiment devoir être présentées dans cet ouvrage.

Bonne lecture

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Raedric Stornfeld
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MessageSujet: Plus rien ne va   Jeu 1 Aoû - 16:01

Plus rien ne va
Par Rimi Vlad

Cette chanson écrite par Rimi Vlad à la fin de la première et seconde guerre qui ont bousculées les royaumes humains, nains et haut-elfe en entrainant les difficultés politiques que nous connaissons bien. Il traite ici des difficultés vécues loin des palais et cours, celles vécues par les petites gens.


Sommeillant, je vois la nuit
Des crimes lourds où l'on saigne
Pauvre moi, pauvre de moi,
L'outre est plaigne à craquer
Au matin comme il est âcre
Le goût du vin maudit va,
dépensé tout mon crédit
Car j'aurai soif aujourd'hui

Rien ne va, plus rien ne va
Pour vivre comme un homme, un homme droit
Plus rien ne va
Pour vivre comme un homme droit

Dans tous le cabarets sans fond
Où je m'enterre chaque nuit
Je suis l'empereur des bouffons
Le frère de n'importe qui
Je vais vomir mon repentir
Au pied des tabernacles
Mais comment prier dans la fumée
De l'encens des diacres

Et comme un vieux loup dans les bois
En fuyant le pire
Je suis resté tout seul avec moi
Près des montagnes où l'on respire
C'est là, que je voulais trouver
Un air nouveau sur un sommet plus haut... Mais,
Qui reconnaît de loin
Un faux sapin, d'un vrai sapin ?

Rien ne va, plus rien ne va
Pour vivre comme un homme, un homme droit
Plus rien ne va
Pour vivre comme un homme droit

Loin de tout manège je suis ma vie
En laissant ma trace dans la neige
Pour qu'll me retrouve l'ami qui me suit
Loin de tout cortège
Ah, venez, levez-vous, venez par ici
devant et derrière
Nous n'avons que faux amis,
Faux amours, faux frères

Vois-tu les sorcières ici ou là
Dans la forêt qui bouge
Vois-tu le bourreau tout là-bas
Avec son habit rouge
Plus rien ne va ici déjà
Sur nos chemins de terre
Mais j'ai bien peur que l'au-delà
Ressemble à un enfer

Rien ne va, plus rien ne va
Pour vivre comme un homme, un homme droit
Plus rien ne va
Pour vivre comme un homme droit




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Kolben Fracassor

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MessageSujet: Bancs Publics   Lun 19 Aoû - 22:31

" Kolben est venu ajouter une chanson de sa connaissance, qui lui plait assez bien d'ailleurs, au recueil de Septimus."                                



Bancs publics
G. Brasseur

Cette chanson, que je me permets de venir ajouter, comme l'avait invité monsieur l'ordonnateur, à son recueil, fût écrite il y a quelques années par un certain G. Brasseur. Cet humain, directement originaire de Hurlevent, a écrit plusieurs chansons, dans un assez franc-parler.

Celle-ci parle des amoureux que l'on peut parfois voir sur les bancs publics de la place Faol, de Hurlevent. Je vous laisse la découvrir !


Les gens qui voient de travers
Pensent que les bancs de pierre
Qu'on voit sur les trottoirs
S'ont faits pour les impotents
Ou les ventripotents.
Mais c'est une absurdité
Car à la vérité
Ils sont là c'est notoire,
Pour accueillir quelques temps
Les amours débutants.

Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics
bancs publics
Bancs publics
En s'foutant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes.
Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics
Bancs publics
Bancs publics
En s'disant des " je t'aime" pathétiques,
Ont des p'tites gueules bien sympathiques.

Ils se tiennent par la main
Parlent du lendemain
De la peinture bleue d'azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher
Ils se voient déjà doucement
Elle cousant, lui fumant,
Dans un bien-être sûr
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé

Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'foutant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tites gueules bien sympathiques

Quand la saint' famille machin
Croise sur son chemin
Deux de ces malappris
Elle leur décoche hardiment des propos venimeux
N'empêch' que toute la famille
Le père, la mère, la fille
Le fils, la Sainte Lumière
Voudrait bien de temps en temps pouvoir s'conduire comme eux

Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'foutant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tites gueules bien sympathiques

Quand les mois auront passé
Quand seront apaisés
Leurs beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s'apercevront émus
Qu' c'est au hasard des rues
Sur un d'ces fameux bancs
Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour

Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'foutant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tites gueules bien sympathiques.


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Raedric Stornfeld
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MessageSujet: L'Histoire éternelle   Jeu 3 Oct - 21:51

L'Histoire éternelle

La Belle et la Bête



Quoi de plus essentiel et absolu que cette histoire éternelle que nous conte à merveille cette chanson ?

Réalisée pour être chantée durant la prestation de la Belle et la Bête, un grand classique de l'opéra, cette musique n'a de cesse de m'émerveiller par sa simplicité.

Je vous partage tout ça.
Septimus Kromann


Histoire éternelle, qu'on ne croit jamais,
De deux inconnus, qu'un geste imprévu, rapproche en secret...
Et soudain se pose, sur leurs cœurs en fête,
Un papillon rose, un rien pas grand chose, une fleur offerte....

Rien ne se ressemble, rien n'est plus pareil,
Mais... comment savoir la peur envolée que l'on s'est trompé...

Chanson éternelle, au refrain fané,
C'est vrai c'est étrange, de voir comme on change, sans même y penser...

Tout comme les étoiles, s'éteignent en cachette,
L'Histoire Éternelle, touche de son aile,
La Belle et la Bête.

L' Histoire Éternelle, touche de son aile,
La Belle et la Bête...


La Belle et la Bête

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Raedric Stornfeld
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MessageSujet: Dans le port d'Hurlevent   Sam 5 Oct - 12:29

Dans le Port d'Hurlevent
Par Jacques Brelles

Chantée davantage avec les tripes qu'avec la voix, cette chanson reste à mes yeux la meilleure représentation de la vie des marins occupant le port de la Capitale Hurleventoise.

Crues, les paroles sont à l'image de la cible qu'elle décrit : Simple et pragmatique. Des hommes de courage et de force qui œuvrent dans un environnement dantesque pour permettre à Hurlevent de rester une force navale majeure en Azeroth.

L'auteur de ces paroles est connu sous le pseudonyme de Grand Jacques bien que son nom complet soit Jacques Brelles. Il est connu pour ses paroles tournée vers la vie des petites gens et reste à mon sens une sommité en la matière.

Septimus Kromann


Dans le port d`Hurlevent
Y a des marins qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d`Hurlevent
Dans le port d`Hurlevent
Y a des marins qui dorment
Comme des oriflammes
Le long des berges mornes
Dans le port d`Hurlevent
Y a des marins qui meurent
Pleins de bière et de drames
Aux premières lueurs
Mais dans le port d`Hurlevent
Y a des marins qui naissent
Dans la chaleur épaisse
Des langueurs océanes

Dans le port d`Hurlevent
Y a des marins qui mangent
Sur des nappes trop blanches
Des poissons ruisselants
Ils vous montrent des dents
A croquer la fortune
A décroisser la lune
A bouffer des haubans
Et ça sent la morue
Jusque dans le coeur des frites
Que leurs grosses mains invitent
A revenir en plus
Puis se lèvent en riant
Dans un bruit de tempête
Referment leur braguette
Et sortent en rotant

Dans le port d`Hurlevent
Y a des marins qui dansent
En se frottant la panse
Sur la panse des femmes
Et ils tournent et ils dansent
Comme des soleils crachés
Dans le son déchiré
D`un accordéon rance
Ils se tordent le cou
Pour mieux s`entendre rire
Jusqu`à ce que tout à coup
L`accordéon expire
Alors le geste grave
Alors le regard fier
Ils ramènent leur batave
Jusqu`en pleine lumière

Dans le port d`Hurlevent
Y a des marins qui boivent
Et qui boivent et reboivent
Et qui reboivent encore
Ils boivent à la santé
Des putains d`Hurlevent
Du Hammot ou d`ailleurs
Enfin ils boivent aux dames
Qui leur donnent leur joli corps
Qui leur donnent leur vertu
Pour une pièce en or
Et quand ils ont bien bu
Se plantent le nez au ciel
Se mouchent dans les étoiles
Et ils pissent comme je pleure
Sur les femmes infidèles
Dans le port d`Hurlevent
Dans le port d`Hurlevent.


Jacques Brelles

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Kolben Fracassor

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MessageSujet: Re: [DIV] Recueil de chansons   Lun 7 Oct - 20:05


Les amants d'Hurlevent

Pour rester dans le même coin, à savoir Hurlevent, voici cette chanson chantée par une hurleventoise relativement célèbre, Edith Oiseau.

Elle a écrit/chanté d'autres chansons tout aussi célèbres, voir même plus que celle-ci, comme " La vie en rose", parfois dans un langage assez familier.

Je vous laisse la découvrir et vous faire votre opinion sur le/les message(s) qu'elle peut transporter.

K.Fracassor

Les amants d'Hurlevent couchent sur ma chanson.
A Hurlevent, les amants s'aiment à leur façon.
Les refrains que je leurs dit, c'est plus beau que les beaux jours
ça fait des tas d'printemps, et l'printemps fait l'amour.

Mon couplet s'est perdu sur les bords d'un jardin.
On m'l'a jamais rendu et pourtant je sais bien....

Que les amants d'Hurlevent m'ont volés mes chansons.
A Hurlevent, les amants ont de drôles de façons.

Les amants d'Hurlevent se font à Robinson,
Quand on marque des points à coup d'accordéon.
Les amants d'Hurlevent vont changer de saison
En traînant par la main mon p'tit brin de chanson.

Y'a plein d'or, plein de lilas, et des yeux pour les voir.
D'habitude, c'est comme ça que commencent les histoires.

Les amants d'Hurlevent se font à Robinson,
à Hurlevent, les amants ont de drôles de façon.
J'ai la chaîne d'amour au bout de mes deux mains.
Y'a des millions d'amants et je n'ai qu'un refrain.
On y voit tout autour les gars du monde entier
Qui donneraient bien l'printemps pour venir s'aligner.
Pour eux, c'est pas beaucoup car des beaux mois de Mai,
J'en ai collé partout dans leur calendrier.

Les amants d'Hurlevent ont usé mes chansons.
A Hurlevent, les amants s'aiment à leur façon.
Donnez moi des chansons...
Pour qu'on saime à Hurlevent !


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Raedric Stornfeld
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MessageSujet: L'Aigle noir   Sam 19 Oct - 11:39

L'Aigle Noir
Par Monique de Serf

J'ai choisi de vous présenter l'Aigle Noir de Monique de Serf en première contribution à ce recueil.

On dit que cette chanson lui serait venue d'un rêve, ou plutôt d'un cauchemar, lui rappelant ses plus sombres et anciens souvenirs. L'interprétation exacte de cette chanson ne sera à jamais connue que de son auteur.

En espérant que vous y trouverez du sens,

Pr. Raedric Stornfeld



Un beau jour,
ou peut-être une nuit,
Près d'un lac, je m'étais endormie
Quand soudain, semblant crever le ciel
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir.

Lentement, les ailes déployées,
Lentement, je le vis tournoyer.
Près de moi, dans un bruissement d'ailes,
Comme tombé du ciel,
L'oiseau vint se poser.

Il avait les yeux couleur rubis
Et des plumes couleur de la nuit.
À son front, brillant de mille feux,
L'oiseau roi couronné
Portait un diamant bleu.

De son bec, il a touché ma joue.
Dans ma main, il a glissé son cou.
C'est alors que je l'ai reconnu :
Surgissant du passé,
Il m'était revenu.

Dis l'oiseau, O dis, emmène-moi.
Retournons au pays d'autrefois,
Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Pour cueillir en tremblant
Des étoiles, des étoiles.

Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Comme avant, sur un nuage blanc,
Comme avant, allumer le soleil,
Être faiseur de pluie
Et faire des merveilles.

L'aigle noir, dans un bruissement d'ailes
Prit son vol pour regagner le ciel.
Quatre plumes, couleur de la nuit,
Une larme, ou peut-être un rubis.
J'avais froid, il ne me restait rien.
L'oiseau m'avait laissée
Seule avec mon chagrin.




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Raedric Stornfeld
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MessageSujet: Ciel et Terre   Sam 26 Oct - 21:00

[HRP] : Ce texte n'est pas une production du Salon, mais un texte appartenant à Apex, qui a été présenté durant une veillée aux contes. J'ai pu retrouver l'extrait sur le forum du clan d'Airain. Le texte est consultable ICI.

Ciel et Terre
Par Aphex

Au cours de mes pérégrinations à Hautecombe et principalement dans ses bibliothèques, je suis tombé sur des résumés des veillées au contes réalisées par le clan d'Airain.

C'est là que je suis tombé sur cette chanson, présentée par un certain Aphex. Je ne saurais dire s'il en est l'auteur, il n'en demeure pas moins que les paroles auront le mérite de l'originalité et de la poésie.

Bonne lecture,

Septimus Kromann


Ciel et terre

Témoin de toutes les ères, berceau de chaque vie: Je suis Terre.
Veilleuse dans l'éternel, gardant un paradis: Tu es Ciel.
Terre et Ciel sont deux enfants, qui ont bien joués, qui ont bien rit.
Et avec elle autour de lui, sont nés la passion et l'envie.
Ils ne sont plus si innocent, ils ont changé, ils ont grandit.
Ciel est si belle, Terre est séduit, ils ont goûté au même fruit. ...Ciel et Terre.


Tu me couvres d'un bleu manteau qui s’assombrit chaque semaine.
Je te couve de longs ruisseaux nés de tes larmes diluviennes.
Jusqu'au jour où les nuages nous séparent dans la fleur de l'age,
S'épaississant d'avantage, nous nous perdons dans leurs sillages.
Le rêve agrafe mon corps aux rayons de tes fibres,
Qui ne sont plus un astre mais tout un firmament!
Et lorsqu'à chaque aurore, tu m'abreuves d'air libre,
J'ai le coeur qui orchestre la symphonie du temps !


Coeur en fusion, l'âme en limon, Terre se meurt sans sa voûte céleste.
Astres en filon, l'amant lui manque, Ciel s'en va chercher plus à l'Est.
Ils fendent l'assourdissant tonnerre, et fondent comme neige au soleil,
Comme deux oiseaux tombés des nues, l'un sur l'autre se ruent et remuent ...ciel et terre!
Terre devient corne d'abondance, ses jardins se mettent à fleurir!
Il lui offre des montagnes, ses volcans trahissent ses désirs.
Ciel rougit de ses avances dans un crépuscule estival.
Elle sent l'envie qui la gagne et lui verse ses pluies tropicales. Ciel et Terre!

Ils façonnent à deux leur propre univers. Ciel et Terre...
De leur ébats orageux est né un soleil. Terre et Ciel...

Par Aphex
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MessageSujet: Re: [DIV] Recueil de chansons   Lun 27 Jan - 22:56

La mauvaise réputation

Par G. Brassens

J'ai décidé de vous proposer les paroles d'une chanson composée par G. Brassens que notre Chancelier Fracassor avait déjà mis à l'honneur dans ce recueil. Le traditionnel franc parlé qui caractérise cet auteur apporte une touche d'humour intéressante à la composition.

Bonne lecture,

Septimus Kromann

La mauvaise réputation

Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j'croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
J'lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux s'retrouv' par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.


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MessageSujet: Re: [DIV] Recueil de chansons   Lun 10 Fév - 22:41

Chers lecteurs et lectrices,

Aujourd'hui je vous présente une chanson relativement récente d'un citoyen de Gnomeregan, Boris Velan, chanteur de son état, et ce relativement célèbre dans son royaume.

La chanson s'intitule " La java des bombes arcaniques", et se veut une réponse au développement desdites bombes et leur utilisation pouvant être dévastatrice ( mais aussi des bombes d'autres types, tout aussi terrifiantes).

Bonne lecture.

La java des bombes arcaniques


De B. Velan


Mon oncle,
Un fameux bricoleur
Faisait en amateur
Des bombes arcaniques.

Sans avoir jamais rien appris
C'était un vrai génie
Question travaux pratiques.

Il s'enfermait toute la journée
Au fond d'son atelier
Pour faire ses expériences
Et le soir il rentrait chez nous
Et nous mettait en transe
En nous racontant tout ;

Pour fabriquer une bombe A
Mes enfants, croyez-moi,
C'est vraiment de la tarte.
La question du détonateur
S'résout en un quart d'heure,
C'est de celles qu'on écarte.
En ce qui concerne la bombe H
C'est pas beaucoup plus vache
Mais une chose me tourmente
C'est que celles de ma fabrication
N'ont qu'un rayon d'action
De 3 mètres 50.
Y'a quequ'chose qui cloche là-d'dans...
J'y retourne immédiatement !

Il a bossé pendant des jours
Tâchant avec amour
D'améliorer le modèle
Quand il déjeunait avec nous
Il dévorait d'un coup
Sa soupe aux vermicelles.

On voyait à son air féroce
Qu'il tombait sur un os
Mais on osait rien dire

Et puis un soir pendant le r'pas
V'là l'tonton qui soupire
Et qui s'écrire comme ça :

A mesure que je deviens vieux
Je m'en aperçois mieux
J'ai le cerveau qui flanche
Soyons sérieux, disons le mot
C'est même plus un cerveau,
C'est comme de la sauce blanche.

Voilà des mois et des années
Que j'essaie d'augmenter
la portée de ma bombe
Et je me suis pas rendu compte,
Que la seule chose qui compte
C'est l'endroit où c'qu'elle tombe.
Y'a quequ'chose qui cloche là-d'dans...
J'y retourne immédiatement !

Sachant proche le résultat
Tous les grands chefs d'Etat
Lui ont rendu visite
Il les reçu et s'excusa
De ce que sa cagna
Était aussi petite.
Mais sitôt qu'ils sont tous entrés
Il les a enfermé
En  disant " Soyez sage !".
Et quand la bombe a explosé
De tous ces personnages
Il n'est plus rien resté.

Tonton, devant ce résultat,
Ne se dégonfla pas
Et joua les andouilles
Au tribunal, on l'a traîné
Et devant les jurés
Le voilà qui bafouille :
" Messieurs,
C'est un hasard affreux,
mais je jure devant la Lumière
Qu'en mon âme et conscience,
En détruisant tous ces tordus
Je suis bien convaincu
D'avoir servi l'Alliance !"

On était dans l'embarras
Alors on l'condamna
et puis on l'amnistia
Et le pays reconnaissant
L'élu immédiatement
Chef du gouvernement.


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MessageSujet: Re: [DIV] Recueil de chansons   Ven 21 Fév - 16:35


Aujourd'hui, je souhaite vous présenter une autre chanson de G. Brassens.
Celle-ci se nomme " Les patriotes". Le franc parler de l'auteur, bien que moins fort ici que dans d'autres chansons, continue d'apporter sa touche agréable au texte.

Attention, le contenu même, parait-il tourné non pas vers les combats contre " les forces du Mal" mais contre la Horde ou d'autres nations, peut être sujet à la polémique, Chacun est libre d'y comprendre ce qu'il veut.

K. Fracassor.

Les patriotes


de G. Brassens

Les invalides chez nous, le revers de leurs médailles
C'est pas d'être hors d'état de suivre les filles, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir retourner au champ de bataille
Le rameau d'olivier n'est pas notre symbole non !

Ce que, par dessus tout, nos aveugles déplorent,
C'est pas d'être hors d'état de s'rincer l'œil, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir lorgner le drapeau bleu et or,
la ligne de la Grande Mer sera toujours notre horizon.

Et les sourds de chez nous, s'ils sont mélancoliques,
C'est pas d'être hors d'état d'ouïr les sirènes, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir entendre au défilé d'la clique,
Les échos du tambour, de la trompette et du clairon.

Et les muets de chez nous, c'qui les met mal à l'aise,
C'est pas d'être hors d'état d'conter fleurette, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir reprendre en cœur l' Hurleventoise,
Les chansons martiales sont les seuls que nous entonnons.

Ce qui de nos manchots, aigrit le caractère,
C'est pas d'être hors d'état d'pincer les fesses, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir faire le salut militaire,
Jamais un bras d'honneur ne sera notre geste, non !

Les estropiés d'chez nous, ce qui les rend patraques,
C'est pas d'être hors d'état d'courir la gueuze, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir participer à une attaque.
On rêve de baïonnette, la paix et tout c'est pour les cons.

C'qui manque aux amputés de leurs bijoux d'familles,
C'est pas d'être hors d'état d'aimer leurs femmes, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir sabrer les Belles ennemies,
La colombe de la paix, on l'apprête aux petites oignons.

Quant à nos trépassés, s'ils ont tous l'âme en peine,
C'est pas d'être hors d'état d'mourir d'amour, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir se faire occire à la prochaine,
Au monument aux morts, chacun rêve d'avoir son nom.


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MessageSujet: Re: [DIV] Recueil de chansons   Ven 14 Mar - 21:14

J'ai décidé aujourd'hui de publier cette chanson de Jacques Brelles, celui-là même qui a écrit " Dans le port d'Hurlevent", plus en avant dans ce recueil.

Cette chanson se nomme " Ces gens là", est écrite dans le registre cru habituel et caractéristique de l'auteur et vient mettre en avant toute la tristesse t d'une certaine manière la stupidité de certaines personnes.

Bonne lecture.

Kolben Fracassor.

Ces gens là


de Jacques Brelles

D'abord...D'abord, y'a l'aîné.
Lui qu'est comme un melon,
Lui qui a un gros nez,
Lui qui sait plus son nom, Monsieur,
Tellement qui boit
Ou tellement qu'il a bu,
Qui fait rien de ses dix doigts,
Mais lui qui n'en peut plus
Lui qui est complètement cuit
Et qui se prend pour le roi.
Qui se saoule toutes les nuits
Avec du mauvais vin
Mais qu'on retrouve au matin
Dans l'église, qui roupille
Raide comme une saillie
Blanc comme un cierge de Pâques.
Et puis qui balbutie,
Qui a l'œil qui divague.
Faut vous dire, Monsieur,
Que chez ces gens-là...
On pense pas, Monsieur..
On pense pas. On prie.

Et puis y' a l'autre.
Des carottes dans les cheveux,
Qu'a jamais vu un peigne,
Qu'est méchant comme une teigne,
Même qui donnerait sa chemise
A des pauvres gens heureux.
Qui a marié la Denise,
Une fille de la ville..
Enfin, d'une autre ville.
Et que c'est pas fini.
Qui fait ses petites affaires
Avec son p'tit chapeau,
Avec son p'tit manteau,
Qui aimerait bien avoir l'air...
Mais qu'a pas l'air du tout.
Faut pas jouer les riches,
Quand on a pas le sous.
Faut vous dire, Monsieur,
Que chez ces gens-là...
On ne vit pas, Monsieur.
On ne vit pas...On triche.

Et puis, y'a les autres.
La mère, qui ne dit rien
Ou bien n'importe quoi.
Et du soir au matin,
Sous sa belle gueule d'apôtre,
Et dans son cadre en bois
Y'a la moustache du père,
Qui est mort d'une glissade
Et qui regarde son troupeau
Bouffer de la soupe froide.
Et ça fait des grands "slurp"
Et ça fait des grands " slurp".
Et puis y'a la toute vieille,
Qui en finit pas de vibrer
Et qu'on attend qu'elle crève
Vu que c'est elle qui a l'oseille
Et qu'on écoute même pas
C'que ses pauvres mains racontent.
Faut vous dire, Monsieur,
Que chez ces gens-là...
On ne cause pas, Monsieur,
On ne cause pas....on compte.

Et puis...Et puis
Et puis y'a Frida
Qu'est belle comme un soleil
Et qui m'aime pareil
Que moi j'aime Frida.
Même qu'on se dit souvent
Qu'on aura une maison
Avec des tas de fenêtres
Avec presque pas de murs
Et qu'on vivra dedans
Et qu'il fera bon y être.
Et que si c'est pas sûr,
C'est quand même peut-être
Parce que les autres veulent pas...
Parce que les autres veulent pas..
Les autres, ils disent comme ça
Qu'elle est trop belle pour moi !
Que je suis tout juste beau
A égorger les chats.
J'ai jamais tué de chats !
Ou alors y'a longtemps !
Ou alors j'ai oublié...
Ou ils sentaient pas bons...
Enfin ils ne veulent pas
Enfin ils ne veulent pas.
Parfois, quand on se voit,
Semblant que c'est pas exprès,
Avec se yeux mouillants
Et elle dit qu'elle partira,
Et elle dit qu'elle me suivra,
Alors pour un instant,
Pour un instant seulement,
Alors moi je la crois, Monsieur,
Pour un instant,
Pour un instant seulement.
Parce que chez ces gens-là, Monsieur,
On s'en va pas. On ne s'en va pas, Monsieur.
On ne s'en va pas.
Mais il est tard, Monsieur
Il faut que je rentre chez moi.


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Kolben Fracassor

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MessageSujet: Re: [DIV] Recueil de chansons   Jeu 29 Mai - 20:27

Voici à présent une petite œuvre de Monsieur Jean Gadin, Hurleventois assez modeste décédé il y a déjà 38 ans.
, que j'ai trouvé je dois dire par pur hasard à travers les rayons de la bibliothèque municipale.

Elle se nomme " Maintenant, je sais", et peut-être certains y trouveront de quoi réfléchir.

Bonne lecture.

K.Fracassor.

Maintenant, je sais
.


De Jean Gadin.

Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes
Je parlais bien fort pour être un homme.
Je disais " Je sais. Je sais, je sais, je sais !"

C'était le début, c'était le printemps.
Mais quand j'ai eu mes dix-huit ans
J'ai dis : " Je sais. ça y est ! Cette fois, je sais !".

Et aujourd'hui, les jours où je me retourne,
Je regarde le Monde où j'ai quand même fait les cent pas,
Et je ne sais toujours pas comment il tourne.

Vers vingt-cinq ans, je savais tout.
L'amour...Les roses, la vie, les sous...
Tiens oui, l'amour !
J'en avais fait tout le tour.

Mais heureusement, comme les copains,
J'avais pas mangé tout mon pain.
Au milieu de ma vie,
j'ai encore appris.

Ce que j'ai appris, ça tient en trois-quatre mots.
Le jour où quelqu'un vous aime...Il fait très beau.
J'peux pas mieux dire ! Il fait très beau.

C'est encore c'qui m'étonne dans la vie...
Moi qui suis à l'automne de ma vie...
On oublie tant de soirs de tristesse,
Mais jamais un matin de tendresse.

Toute ma jeunesse j'ai voulu dire " je sais".
Mais plus je cherchais...Et moins je savais.

Y'a soixante coups qui ont sonné à l'horloge.
J'suis encore à ma fenêtre..
J'regarde et j'm'interroge.

Maintenant, je sais.
Je sais qu'on ne sait jamais.
La vie, l'amour...l'argent, les amis et les roses.
On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses.
C'est tout c'que j'sais...Mais ça je le sais.


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